JEAN ET BARBARA AUX ANTILLES A LA VOILE

JEAN  ET BARBARA AUX ANTILLES A LA VOILE
JEAN ET BARBARA AUX ANTILLES A LA VOILE

BON ANNIVERSAIRE BARBARA

Aujourd'hui c'était l'anniversaire de la skippette : c'est pas facile que son jour de naissance devienne le jour où a eu lieu une catastrophe comme celle de 2001….

Voilà une soixantaine qui se poursuit bien…

Du coup j'ai eu l'idée d'aller fêter ça en allant revoir le monument aux bateaux : le " mausolée ".

Hier soir on a tenté de dormir avec Jean sur le filet à l'avant . Dormir à la belle étoile sous un ciel sans aucune pollution lumineuse, c'est quand même pas mal. Ici pas de grande ni de petite Ourse (la grande apparait vers 4H du matin...). Je reconnais le " W " de Cassiopée, la constellation du Cygne, un vague Pégase. Pour le reste, nous admirons et profitons du spectacle mais vers minuit retournons en cabine : un matelas c'est quand même appréciable pour le dos !


amitiés marines de la skippette S/Y AFRODITE



LE MAUSOLEE



Il y a sur Isla Sur ce que nommons entre amis marins, le "monument des noms de bateaux". Une sorte d'édifice circulaire est façonné au gré de l'imagination et des escales des marins de passage. Chacun apporte sa pierre, son galet de corail, son bout de bois ou son bambou gravés aux initiales de l'équipage et au nom du bateau ainsi que la date de passage.
C'est un endroit très émouvant, où l'on retrouve la trace de bateaux amis passés par là avant nous et ainsi lors d'échanges par mails on peut leur dire que leur trace est toujours " active " ! : Taravana, Chamicha, Baloo, Eolis, Seayousoon, Passim, Sonate, Moana... Lorsque, à mon tour, j'apporte ma contribution à l'édifice, je sais que je vais unir ma création pour que, face aux embruns de la Caraïbe, il reste un témoignage de nos moments d'amitié partagés dans les mers du Sud.

C'est un réel aquarium multicolore. Mon poisson préféré reste le diodon. Il tente de se faire tout petit, sous une arche de récif, il ne bouge pas. Seules ses nageoires frétillent et sa bouche. Ha ! Sa grosse bouche pulpeuse qui le rend si craquant semble nous envoyer de gros bisous. Je ne m'en lasse pas !



Les mouillages des AvesMouillages des Aves de Barlovento
Navigation jusqu'au mouillage sous le phare :
Position GPS : 11°56.757 N / 67°26.320W

Pour arriver sur Barlovento, mieux vaut choisir une journée sans grain et arriver aux heures où le soleil est au zénith. Ceux qui viennent des Roques, partent en général de Cayo de Agua. Il faut prendre garde à bien avoir repéré le tracé de sortie du mouillage de Cayo de Agua. Il est délicat. Prendre garde également à ne hisser les voiles qu'une fois sorti de la passe.. La navigation d'une trentaine de milles se fait rapidement, poussée par les vents et les courants. Bien souvent seul le génois ou le spi est nécessaire sur ce parcours.A l'arrivée sur Barlovento, il faut prendre garde à bien arrondir la pointe du phare, celle-ci est débordée de hauts fonds de sable. Lorsque la pointe du phare est débordée, viser l'ilot de sable qui est cerné de récifs. Il est remarquable par une cabane de pêcheurs abandonnée dans la partie Est de l'îlot. Puis cheminer dans les parties bleu sombre. Lorsque qu'on atteint la hauteur de l'îlot, prendre garde à laisser les récifs à bâbord, puis piquer vers le sud, droit vers la mangrove.

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LE REEF CORALLIEN







Pourquoi les barrières de corail valent des milliards

PAR MARIE MERDRIGNAC
ACTUALITÉ
En absorbant la force des vagues, les barrières de corail protègent les côtes de l’érosion et des inondations. Mais elles protègent aussi les porte-monnaie des États ! Une étude récente confirme en effet que la disparition de ces récifs coralliens protecteurs aurait un coût énorme, se chiffrant en milliards de dollars chaque année.
Contre les inondations des côtes, les coraux sont notre meilleure protection. Dans une étude récente publiée dans la revue scientifique Nature communication, des scientifiques ont calculé le coût énorme que représenterait la disparition de ces brise-lames naturels. « Les dégâts annuels dus aux inondations doubleraient, et les coûts des tempêtes fréquentes tripleraient », écrivent-ils dans un compte rendu.
Des protections naturelles efficaces
Car les récifs coralliens forment une formidable barrière protectrice pour le littoral et ses habitants (et 44 % de la population mondiale vit à moins de 100 km des côtes selon l’Onu), comme des digues naturelles. Parmi les exemples récents, les scientifiques citent les ouragans Irma et Maria qui auraient été beaucoup plus destructeurs en l’absence de coraux.
« Les récifs coralliens peuvent offrir des avantages comparables à de nombreuses barrières côtières artificielles », expliquait Curt Storlazzi, océanographe à l’US Geological Survey, coauteur d’une étude publiée sur le sujet en 2014.
Lorsqu’ils sont sains, ils absorbent jusqu’à 97 % de l’énergie des vagues. La crête récifale seule – la zone la moins profonde où les vagues se fracassent en premier – dissipe la plus grande partie de l’énergie, absorbant environ 86 % de la puissance d’une vague avant qu’elle n’atteigne le récif plat ou le lagon. En comparant les résultats de 250 études antérieures sur les coraux, les scientifiques avaient déterminé que les coraux peu profonds et déchiquetés représentaient les obstacles les plus efficaces contre les vagues.
Lorsqu’ils sont sains, les récifs coralliens absorbent jusqu’à 97 % de l’énergie des vagues. (Photo : Corinne Bourbeillon)
Sans une telle « zone tampon », détaillaient les océanographes dans cette étude, les résidents des zones côtières devraient faire face à toute la force de la montée des mers et aux rafales de tempêtes plus fortes provoquées par le changement climatique.
Des économies
Mais les coraux sont menacés et déjà, ne parviennent plus, à certains endroits du monde, à jouer ce rôle protecteur.« Malheureusement, certains récifs coralliens peu profonds ont déjà perdu en hauteur et en complexité, donc nous voyons déjà des dommages plus importants, causés par des inondations le long des côtes tropicales notamment », a indiqué lors d’une présentation à la presse, le Dr Michael W. Beck, co-auteur de la nouvelle étude publiée dans Nature communication, professeur chercheur au département d’océanographie de l’Université de Californie à Santa Cruz.
Avec ses collègues, il a mis au point des modèles d’inondation et de tempêtes, des scénarios avec ou sans barrière de corail, pour estimer la part qu’ont les récifs coralliens dans la prévention de ces événements. Sans les coraux, les dégâts causés par les inondations (qui seraient quatre fois plus nombreuses à cause de l’élévation du niveau de la mer associée à l’absence de récifs coralliens), doubleraient, augmentant de 4 milliards de dollars dans le monde par an.
Quant aux coûts liés aux conséquences des tempêtes, ils tripleraient. Enfin, dans le cas de grandes tempêtes (celles qui arrivent une fois tous les cent ans), les dommages causés par les inondations en découlant, pourraient augmenter de 91 % et atteindre un coût de 272 milliards de dollars.
Avec des récifs coralliens sains, l’Indonésie, les Philippines et Cuba économiseraient 400 millions de dollars chaque année, gagnés sur des dommages moindres lors des inondations. (Photo : Corinne Bourbeillon)
Avec cette méthode, ils ont aussi calculé, pour la première fois, les avantages financiers que généreraient la protection et la restauration des récifs coralliens en cas d’inondations, dans certains pays. Ainsi, l’Indonésie, les Philippines et Cuba économiseraient 400 millions de dollars chaque année.
Incitation financière pour les gouvernements ?
Les chercheurs espèrent que ces résultats pèseront sur la gestion, la protection et la restauration des coraux décidées par les gouvernements du monde. Car ces écosystèmes sont en danger. Développement côtier, extraction de sable, surpêche destructrice, acidification des océans, augmentation de la température des océans composent un cocktail meurtrier pour ces organismes, victimes, notamment, du blanchiment.
Il s’agit d’un processus lors duquel le corail, en absorbant le dioxyde de carbone davantage présent dans l’eau perd ses algues. Cela ralentit sa croissance, le rend plus vulnérable face aux algues nuisibles et aux maladies.
Des coraux victimes du processus de blanchiment, dans le nord de l’Australie. (Photo : AFP)
Ce n’est pas irréversible assurent, optimistes, les auteurs de l’étude. « Tous les récifs ne sont pas en déclin et les récifs peuvent se remettre des impacts de la décoloration, de la surpêche et des tempêtes ; Les récifs coralliens sont des écosystèmes vivants qui peuvent se rétablir s’ils sont bien gérés, et cette étude identifie pourquoi nous devrions trouver le soutien nécessaire pour leur restauration et leur gestion », insiste le professeur Michael W. Beck.
Mais certains récifs sont déjà durement touchés. Ainsi la Grande Barrière de Corail, surtout dans le nord de l’Australie, à la suite des vagues de chaleur extrêmes enregistrées dans cette zone en 2016, a vu sa couverture chuter de 30 % en moyenne. Le même endroit a subi un autre épisode de blanchissement en 2017. Ses chances de se remettre sont faibles.
Le remplacement des coraux morts prendra au moins une décennie, même pour les espèces à croissance rapide. Pour les plus lentes, cela prendra plusieurs décennies.

bonnes nouvelles de navigation

la suite de notre saison estivale aux iles du Venezuela sur

http://levoyagedafrodite.blogspot.com


amitiés marines à tout le monde

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" LA MONNAIE CARAÏBE "




La monnaie caraïbe est un mollusque appartenant à la classe des gastéropodes. Elle possède une coquille mesurant de l’ordre de 20 à 30 mm de couleur blanchâtre.
La monnaie caraïbe dispose de branchies localisées à l’avant du coeur comme l’ensemble des gastéropodes de la sous-classe des prosobranches – du grec proso qui signifie « à l’avant » - dont elle fait partie mais qui aujourd’hui n’est plus utilisée pour la classification.
La coquille se caractérise par un renflement médian très visible auquel elle doit son nom, avec d’une part cyphoma qui vient du grec et d’autre part gibbosum qui vient du latin gibbus, et qui signifient tous deux « bombé ou bossu ».
La monnaie caraïbe à ocelles se distinguent de la monnaie caraïbes sinuée - qu’il ne faut pas confondre – par ces motifs géométriques plus ou moins en forme de rectangles, de couleur orangée et cerclés d’une ligne noire présents sur son manteau de couleur crème qui vient recouvrir la coquille lorsque l’animal est en activité.
La monnaie caraïbes à ocelles possède des motifs en forme de rectangleLa monnaie caraïbe broute exclusivement les gorgones dont elles friandes !
Répartition géographique
La monnaie caraïbe se rencontre dans la mer des Caraïbes : aux Antilles, aux Bahamas, au sud de la Floride, ... Elle est observable de quelques mètres de profondeur jusquà 20 mètres.
Habitat
La monnaie caraïbe se rencontre sur les gorgones dont elle se nourrit comme la gorgone « plume de mer », ...
Alimentation
La monnaie caraïbe se nourrit exclusivement de gorgones qu’elle broute laissant derrière elle des traces facilement observables. Par ailleurs, il n’est pas rare de rencontrer plusieurs individus sur une même gorgone !
Reproduction
Les sexes sont séparés. Après fécondation interne par le mâle, la femelle pond ces oeufs enroulés en spirale autour des branches de la gorgone.
Le saviez-vous ?
Autrefois ce coquillage servait de monnaie d’échange, d’où son nom français de « monnaie caraïbe ».
Une autre espèce est présente aux Antilles, la monnaie caraïbe sinuée (Cyphoma signatum) dont le manteau est recouvert de dessins en forme d’empreinte digitale. Cette espèce est plus rare que la monnaie caraïbe à ocelles.

CHER TRÉSOR







un trésor englouti au large de la Floride est français

ACTUALITÉ
Une société privée avait fait une découverte inestimable en 2016, au large de la Floride : les restes d’un navire du XVIe siècle, avec entre autres, sa cargaison de canons en bronze. Depuis deux ans, la bataille juridique faisait rage entre cette société et la France, qui s’estime légitime propriétaire de l’épave, parmi les plus importantes découvertes de Floride. La justice vient de trancher.
Aux États-Unis, une âpre bataille juridique, en cours depuis deux ans, autour d’un trésor archéologique inestimable, vient de connaître un nouveau rebondissement avec la récente décision d’une cour fédérale américaine : l’épave découverte en 2016, dans les fonds marins au large de la Floride, est bien celle de La Trinité, et appartient donc à la France, estime la juge Karla Spaulding.
L’affaire commence en mai 2016. Une compagnie privée de recherches sous-marines, la Global Marine Exploration (GME), met alors la main sur l’un des Graals des explorateurs de fonds marins. Au large de la Floride, près de Cap Canaveral, à huit mètres de profondeur, ses plongeurs découvrent les restes d’un ou de plusieurs navires anciens : 22 canons, dont trois en bronze ornés d’une fleur de lys, ainsi qu’un monument en marbre.
Au départ, les plongeurs de la GME pensent avoir trouvé ce qu’ils étaient venus chercher : les restes de La Trinité. C’est-à-dire le vaisseau de l’amiral français Jean Ribault. Le Dieppois avait été choisi, en 1562, par l’amiral Gaspard II de Coligny, pour fonder la Floride française au nom du roi Charles IX. Mais, en septembre 1565, la deuxième expédition tourne court. Pris dans une tempête, La Trinitécoule. Jean Ribault est exécuté par les soldats de l’amiral espagnol Pedro Menéndez de Avilés à Fort Caroline, en Floride.
Exploration des côtes de la Floride française par l’expédition de Ribault et Laudonniere. (Illustration : Jacques Le Moyne de Morgues/Domaine Public).
Une épave française ou espagnole ?
Depuis des décennies, de nombreux archéologues avaient tenté de trouver les restes du vaisseau pour sa cargaison inestimable : chacun des trois canons en bronze est estimé à plus d’un million d’euros… De quoi se lancer dans une bataille juridique : car, selon le « Sunken Military Act », voté par les États-Unis en 2004, les pays sont souverains sur leurs anciens navires de guerre, trouvés dans les eaux américaines. Donc, s’il s’agit bien de La Trinité, l’épave et sa cargaison appartiennent à la France.
Dans un communiqué publié en juillet 2016, le directeur de GME, Robert Pritchett, explique que finalement, il ne s’agirait pas des restes de La Trinité. « Selon des preuves matérielles recueillies sur place, et les recherches historiques menées par notre équipe d’archéologues, nous avons écarté la possibilité qu’il puisse s’agir du navire de Jean Ribault. La véritable identité du navire pourrait ne jamais être connue. »
L’équipe estime que la cargaison avait été pillée par des pirates ou des marchands espagnols, au moment de l’exécution de Jean Ribault à Fort Caroline (la première ville érigée par les Européens en Amérique). Selon eux, l’épave au fond de l’eau est celle du bateau espagnol, chargé de la cargaison du bateau français.
Jean Ribault prenant possession de la Floride française. La colonne de marbre trouvée au fond de l’eau pourrait être identique à celle représentée sur cette gravure d’époque. (Illustration : Jacques Le Moyne de Morgues/Domaine Public).
Une découverte majeure
Évidemment, l’ambassade de France n’est pas du même avis : devant le tribunal d’Orlando, elle est allée réclamer la propriété de l’épave. En 2016, Clément Leclerc, consul de France à Miami, estime que la découverte est colossale. « Nous considérons, sur la base d’analyses scientifiques, qu’il s’agit d’épaves françaises de la flotte de Jean Ribault. Vous connaissez toute la portée historique et symbolique de ce sujet : il y a peu d’objets historiques et archéologiques de cette époque, c’est-à-dire plus de deux siècles avant la création des États-Unis. » Les deux versions ont été confrontées devant les tribunaux américains. Les équipes de GME estimant que la France n’avait aucun moyen de prouver sa version.
Dans sa décision rendue le 29 juin, la cour fédérale américaine a finalement donné raison à la France. Une décision saluée par le musée maritime de Saint-Augustine (Floride) : « Cette décision va permettre la récupération de l’épave, par l’État de Floride, en coopération avec la France. Il s’agit de l’histoire fondatrice de notre État, poursuit la directrice Kathy Fleming, citée par le site scientifique Live Science. Cette épave est la plus importante de toutes celles trouvées dans les eaux floridiennes. » Selon James Goold, l’avocat du gouvernement français, cité par l’agence Associated Press, cette décision va protéger le trésor d’un pillage privé.
La Global Marine Exploration qui estime la décision « injuste », par la voix de Robert Pritchett, a jusqu’à début août pour faire appel.

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