JEAN ET BARBARA AUX ANTILLES A LA VOILE

JEAN  ET BARBARA AUX ANTILLES A LA VOILE
JEAN ET BARBARA AUX ANTILLES A LA VOILE

LA 3° SUPERLUNE 2019


(Photo d’illustration : Béatrice Le Grand / Ouest France)

L’info de la nuit

Dans la nuit de mercredi à jeudi, la Lune sera un peu plus grosse et un peu plus brillante que d’habitude… C’est la troisième « Super Lune » depuis le début de l’année ! Ce phénomène correspond au moment où notre satellite naturel passe au périgée, le point le plus près de la Terre, alors qu’il est en phase de pleine Lune. Cette nuit, vers 2 h 43, elle se trouvera ainsi à 359 380 kilomètres de notre planète.

NOUVELLES DE L'OURSIN POURPRE

L’oursin pourpre glouton ravage la côte Pacifique américaine


ACTUALITÉ
Les fonds marins de l’océan Pacifique, le long des côtes américaines de la Californie et de l’Oregon, affichent un bien triste spectacle. Une espèce d’étoile de mer a disparu, ce qui a permis à sa proie préférée de proliférer : un oursin glouton, dévoreur d’algues. Tout l’écosystème s’en trouve menacé.
Déjà inquiets de la hausse du taux de mortalité chez les lions de mer, du changement de comportement des requins ou de l’apparition d’espèces de poissons évoluant habituellement en haute mer, les biologistes de l’Ouest des États-Unis déplorent aujourd’hui la disparition presque totale de l’étoile de mer tournesol ou soleil de mer (Pycnopodia helianthoides).
Six ans après avoir été touchée par une maladie débilitante, cette espèce ne se trouve plus qu’en nombre réduit et cette diminution menace par ricochets de détruire l’écosystème marin.
Réchauffement de l’océan
Selon Drew Harvell, professeur de biologie et d’écologie au sein de l’université de Cornell, les changements climatiques sont en partie responsables : « La cause de la disparition de l’étoile de mer est un mystère, mais cela a coïncidé avec un réchauffement de l’océan Pacifique, explique-t-il. Ces changements sont liés à la sécheresse extrême sur la côte Ouest, qui a duré deux ans et s’est achevée en 2015. Les eaux se sont nettement réchauffées, faisant proliférer les maladies fatales aux invertébrés. »
Auteur d’une étude sur la population des étoiles de mer, le scientifique se montre inquiet. « Je n’ai jamais vu un déclin de cette ampleur au sein d’une espèce. Il est urgent de mettre en place un programme de protection et de repeuplement. »
Auparavant présente par milliers dans les eaux du Pacifique, l’étoile de mer tournesol a quasiment disparu. (Photo : Neil McDaniel)
Plus aucun plongeur n’a aperçu d’étoile de mer tournesol dans les eaux de l’Oregon et de Californie récemment. (Photo : Ed Bowlby / Olympic Coast NMS / OAR / Office of Ocean Exploration, NOAA Photo Library / domaine public / Wikimédia)
Les travaux de recherche de Harvell et de son équipe ont permis de retracer ce déclin de l’étoile de mer, à partir de données obtenues par les plongeurs. Entre 2006 et 2014, ceux-ci observaient en moyenne « environ 100 étoiles au cours de leurs plongées ».
Mais tout a changé très rapidement. « Depuis trois ans, dans 60 % des observations réalisées dans l’État de Washington et au Canada, aucune étoile de mer de tournesol n’a été aperçue. Pire, en Californie et en Oregon, dans 100 % des enquêtes : zéro observation. »
L’oursin pourpre est devenu roi
Paradoxalement, les étoiles de mer tournesol ont commencé à mourir alors que la population de leur proie préférée progressait. « L’épidémie chez les étoiles de mer a entraîné la prolifération de l’oursin pourpre, puisque ce dernier n’a plus de prédateur, explique Mark Carr, professeur d’écologie et de biologie évolutive à l’Université de Californie à Santa Cruz. Les étoiles de mer maintenaient en effet l’équilibre écologique. Mais pratiquement anihilées, elles laissent les oursins pourpres se multiplier sur des milliers de kilomètres. »
L’oursin pourpre (Strongylocentrotus purpuratus) prolifère dans les eaux du Pacifique. (Photo : Laura Francis / NOAA Central Library / domaine public / Wikimédia)
Cette variété d’oursin (Strongylocentrotus purpuratus) se nourrit d’algues et de plantes aquatiques, avec une prédilection pour les algues brunes (le « kelp »). Une végétation essentielle à l’écosystème de cette région du Pacifique, puisque ces « forêts d’algues » abritent de jeunes poissons, des crabes, des escargots et de nombreux autres animaux.
Débarrassé de toute menace, l’oursin pourpre en profite pour ravager les forêts d’algues. À tel point que les biologistes ont surnommé certaines zones « le désert perdu des oursins ».
« Déforestation » sous-marine
Privée de végétation, affaiblie par les épidémies, l’étoile de mer tournesol ne parvient pas à repeupler ces régions. Et si les plongeurs en aperçoivent parfois, il ne s’agit en fait que de cadavres, « semblables à une sorte de gelée ».
Les eaux bleues du Pacifique le long de la côte américaine sont un signe de mauvaise santé des fonds marins : « Lorsque l’eau est claire, cela signifie qu’il n’y a plus de végétaux », soulignent les scientifiques. (Photo : Stéphane Cugnier)
Les grandes algues brunes (kelp) de la côte Pacifique américaine servent à la fois d’abri, de nurserie, de garde-manger à une multitude d’espèces… (Photo : capture d’écran YouTube / ThankYouOcean.org)
L’étoile de mer n’est pas la seule victime. Récolté en masse pour les sushis, l’oursin rouge décline aussi. Les algues constituaient en effet leur seul refuge et le lieu où ils relâchaient leurs gamètes pour se reproduire. Même chose pour les ormeaux.
Face à cette « déforestation sous-marine » les scientifiques tirent la sonnette d’alarme : « Perdre des algues, c’est perdre un régime et des éléments nutritifs, la pierre angulaire de la chaîne alimentaire,explique Mark Carr. Les hérons peuvent plonger dans une forêt d’algues épaisse et saine, et chasser les jeunes poissons. Les loutres s’y enveloppent pour faire la sieste. Toute la faune en profite. »
Et si les touristes s’enthousiasment devant les eaux bleues du Pacifique, Drew Harvell y voit, lui, un mauvais signe. « Lorsque l’eau est claire, cela signifie qu’il n’y a plus de végétation sous-marine. Il ne reste qu’un nombre incalculable d’oursins pourpres, attendant de la dévorer à nouveau lorsqu’elle tentera de se rétablir… »

AU LARGE DE MONOPOLI....

Une rare barrière de corail découverte dans les eaux italiennes

ACTUALITÉ
La découverte est de taille. Dans les eaux méditerranéennes, au large de Monopoli, en Italie, des chercheurs ont observé une barrière de corail à une profondeur inhabituelle pour ce type de récif.
C’est une incroyable barrière de corail qui a été découverte dans les eaux de la Méditerranée, en mer Adriatique, au large de la ville italienne de Monopoli, dans les Pouilles. Pour le moment, les chercheurs l’ont observée sur 2,5 km de long, mais à partir des dernières observations et de la récente cartographie des fonds marins, ils estiment qu’elle pourrait être d’une longueur bien plus considérable : au moins 135 km, le long de la côte orientale italienne, de Bari jusqu’à Otrante (tout au sud, dans le talon de la Botte).
Ces récifs coralliens sont de type « mésophotique », c’est-à-dire qu’ils ont été repérés à une profondeur moyennement éclairée, entre 35 et 50 m de profondeur. Cette forêt dense de coraux est similaire à celle que l’on trouve « aux Maldives ou à Charm el-Cheikh, en mer Rouge », écrit le quotidien italien Il Tempo, qui relaie l’information.
« Au début des années 1990, j’ai travaillé comme biologiste marin aux Maldives. Jamais je n’aurais imaginé trouver un récif corallien, trente ans plus tard, à deux pas de chez moi, s’enthousiasme le professeur Giuseppe Corriero, directeur du département de biologie de l’université de Bari Aldo Moro qui a conduit les recherches. Il était là, sous nos yeux, et nous ne l’avions jamais vu ! Dans la carrière d’un chercheur, ça n’arrive qu’une seule fois ! »
Des couleurs plus subtiles
La découverte a été annoncée dans la revue scientifique Nature, le 5 mars dernier. Et elle est importante. « Les célèbres récifs coralliens australiens ou maldiviens s’élèvent presque à la surface de l’eau. Ils profitent au maximum de la lumière du Soleil qui agit comme un carburant pour ces écosystèmes, explique le professeur Corriero au journal La Gazetta del MezzogiornoLes nôtres sont à environ 50 m de profondeur, dans une faible lumière. Ils sont donc très rares car ils réussissent à survivre et à grandir malgré le manque de lumière. »
Les couleurs des récifs coralliens découverts sont plus subtiles que celles des variétés du Pacifique. (Photo : Université de Bari)
Résultat : leurs couleurs sont plus subtiles que les variétés du Pacifique. Ils sont colorés dans des tons neutres d’orange, de rouge ou de pourpre, détaille Giuseppe Corriero.
Après cette découverte, les autorités régionales et portuaires envisagent de créer une nouvelle zone marine protégée au large de Monopoli, « afin d’éviter la pêche, l’ancrage, le genre d’activités fatales à un récif corallien ».
Par le passé, les récifs coralliens étaient répandus dans la mer Méditerranée. Mais ils ont depuis disparu. Des vestiges peuvent encore être observés, en Croatie notamment, où il reste un petit récif sur l’île de Mljet.

LES GRANDS VENTS









Ç
                                           

                                                                                    

TROP CHOU !....


Elle offre des cadeaux aux 200 passagers d’un avion au cas où son bébé pleure


Une jeune femme a réussi à attendrir tout un avion. Début février, lors d’un vol entre Séoul (Corée du Sud) et San Francisco (États-Unis), cette maman a distribué des sacs remplis de petits cadeaux au cas où son bébé de quatre mois pleurerait pendant le trajet.

La démarche est très généreuse mais aussi surprenante. La mère d’un nourrisson de quatre mois, inquiète à l’idée qu’il pleure pendant un vol de dix heures entre Séoul (Corée du Sud) et San Francisco (États-Unis), a voulu prévenir les passagers de cette possibilité.

Un petit sac avec les attentions de la maman de Junwoo, distribué dans l’avion. (Photo : Facebook / Dave Corona)

Elle a donc distribué près de 200 sacs remplis de petits cadeaux à tous les passagers, avant le décollage. À l’intérieur, des bouchons d’oreilles, des bonbons et gâteaux, ainsi qu’une petite note d’explication.

Des bouchons d’oreilles, des bonbons et une note, voilà le contenu du sac cadeau. (Photo : Facebook / Dave Corona)

Ce petit mot, écrit en anglais, a été rédigé à la manière d’un enfant.
« Bonjour, je m’appelle Junwoo et j’ai quatre mois. Aujourd’hui, je vais aux États-Unis avec ma maman et ma mamie, pour voir ma tante. Je suis un peu nerveux, et effrayé car c’est mon tout premier vol. Ce qui veut dire que je pourrais pleurer, ou faire trop de bruit. Je vais essayer de voyager silencieusement, mais je ne peux pas faire de promesses. Veuillez m’en excuser. Donc ma maman a préparé des sacs cadeaux pour vous ! Il y a des bonbons, et des bouchons d’oreilles. Utilisez ce sachet quand ce sera trop bruyant, à cause de moi. Bon voyage. Merci. »
Réactions sur les réseaux sociaux
L’idée a été très appréciée dans l’avion. Dave Corona, l’un des passagers du vol, a pris des photos de ces sacs, et les a postées sur Facebook. Sur le réseau social, des internautes ont réagi au message posté par le voyageur.
Beaucoup d’entre eux ont souligné que le geste était respectueux et généreux. Mais pour quelques-uns, il n’était pas forcément nécessaire. Une internaute, du nom de Aubrey Anne, a commenté la publication, expliquant « que c’était un beau geste. Mais les gens doivent être plus compréhensifs pendant les vols, et ne pas faire mettre mal à l’aise les parents et les enfants bruyants », car selon la jeune femme, « on a tous été bébés à un moment de notre vie ».
Le nourrisson en question, lui, n’a pas crié de tout le voyage.

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