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CHEZ POL 8 JUIN

 

#Oreille #Bizarre #Saumon #Pirouettes #Mythe
Chez Pol n°1736 - Réservé aux abonnés Libé

Bonjour, nous sommes le 8 juin et c'est le bon jour pour une démission impossible.

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Accroché au gouvernement comme une moule à son rocher. Photo Simon Wohlfahrt. AFP (2026)

FAIT MAISON Le think tank du PS discute avec Lallement mais ne collabore pas ; ce député LR ne veut pas qu'on politise la proposition de loi qu'il cosigne avec le RN

AU COMPTOIR Contrairement à beaucoup, Berger n'a pas envie ; malgré un nouveau scandale, Darmanin reste en place Vendôme ; et Attal toujours pas prophète en son parti

PASSION ARCHIVES Mélenchon nous refait le coup du vote utile

L'OEIL DE LIBÉ Bagayoko passe au premier plan

LE CHIFFRE 61,38%

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI Faure reçoit ses ennemis de l'intérieur

L'ADDITION Jouons avec le patrimoine

PAS DE ÇA CHEZ NOÛS • Une nouvelle semaine débute et elle ressemble déjà à la précédente pour la direction du PS. Englué dans une primaire de la primaire dont personne ne veut ou presque, le parti voit s'ouvrir un nouveau front interne, cette fois à l'initiative de certains Jeunes socialistes. Ces derniers apprécient moyennement de voir l'ancien préfet de Paris Didier Lallement invité de la soirée de lancement du think tank socialiste Noûs. Le haut fonctionnaire doit débattre avec la présidente de la Ligue des droits de l'homme Nathalie Tehio et le politiste Fabien Jobard. Mais tous les jeunes roses ne l'entendent pas de cette oreille. Une lettre ouverte circule actuellement pour s'opposer à l'invitation de celui qui symbolise «la dérive autoritaire de la macronie», invitation qualifiée d'«erreur majeure». Mais attention, subtilité : cette lettre ouverte n'est pas de l'initiative de la direction des Jeunes soc. «On n'y est absolument pas associés mais chacun a le droit de s'exprimer», tempère le boss des jeunes PS, Rémi Boussemart. Le même note par ailleurs que cette invitation n'a pas pour but de laisser «carte blanche» à l'ancien préfet. Les socialistes ne collaborent pas avec Lallement, au contraire, dit-il en substance : «C'est aussi le rôle d'un think tank de comprendre comment pensent nos adversaires. Je laisse le bénéfice du doute et je jugerai sur pièce.» Et vérifier qu'ils ne sont pas dans le même camp ? Sy. C.  

Didier Lallement. Photo Sameer Al-Doumy. AFP (2023)

LE MONDE DES BISOUNOÛS • Du côté des organisateurs aussi, on se défend fermement de toute complaisance envers Lallement. La priorité affichée est de débattre et de mener «la bataille culturelle» face à «une internationale réactionnaire qui trouve ses relais en France», nous dit Julie Martinez, élue rose de Clichy et coresponsable du think tank avec Gaston Laval. «Ce soir n'est pas un meeting politique mais le lancement d’un espace de réflexions et de confrontations idéologiques. Cette soirée de lancement est consacrée à la violence, avec une partie sur la violence en démocratie et ce que cette violence fait à la démocratie», poursuit Martinez pour qui «Lallement est un symbole d'une doctrine réprouvée». Et de mettre en lumière le fait que l'ex-préfet de police sera «confronté pour la première fois», face à Tehio et Jobard. L'occasion de «dire nos désaccords fondamentaux», ajoute-t-on en soulignant le fait que l'avocat très engagé contre les violences policières, Arié Alimi, «interviendra dans le dernier temps de la soirée». Car les animateurs de Noûs considèrent que «l'entre-soi n'est pas le schéma de ce think tank» : «Pour pouvoir nous bousculer nous-même et mener la bataille culturelle avec force, il faut se confronter également à tout ce qu’on réprouve.» Un bon sujet de bac de philo. S.T.

HOUSE OF BOUCARD • Faut-il dépolitiser les propositions de loi (PPL) ? C'est un peu ce que propose le député LR Ian Boucard. Comme le soulignait la Tribune dimanche hier, l'élu wauquiéziste a cosigné la PPL du député RN Alexandre Dufosset visant à créer un fichier automatisé des auteurs d'infraction envers les animaux. Un texte qui s'inscrit dans les semaines transpartisanes de l'Assemblée, instaurées par la présidente macroniste Yaël Braun-Pivet. C'est d'ailleurs ce que souligne Boucard auprès de Chez Pol pour expliquer que sa démarche n'a rien d'un soutien politique à l'extrême droite : «L’Assemblée étudie tous les 2 mois des PPL transpartisanes devant être signées par des membres de l’opposition et de la majorité - oui, ça me fait bizarre d’être considéré là-dedans. Dans ce cadre, j'étudie toutes les PPL sans regarder le groupe [du ou des députés auteurs, ndlr] et en écartant les collègues ''problématiques'', ce qui ne me semble pas être le cas de M. Dufosset, même si je ne le connais pas par ailleurs.» Et l'élu du Territoire de Belfort d'ajouter qu'il a eu la même ouverture d'esprit envers LFI en «co-signant des PPL d’Éric Coquerel et d’Antoine Léaument», ou en voyant son propre texte sur la condition animale «co-signé par Laurent Jacobelli [RN] et Aymeric Caron [apparenté LFI]». «Je ne pense pas que quiconque m’imagine me coaliser avec LFI ni avec le RN», se défend Boucard, qui conclut : «Il me semble que certaines causes sont ''apolitiques''.» E.B.

LE BAH NON DE BERGER • Laurent Berger est comme un saumon : il nage à contre-courant. Alors que chaque jour révèle son lot de nouveaux prétendants à l'Élysée, lui, pourtant sollicité par une gauche en plein marasme, dit niet. Invité de France Inter ce matin, l'ancien boss de la CFDT, qui répète à l'infini être favorable à une culture du «compromis», ne veut pas se compromettre dans la compétition électorale suprême. «Il faut qu'on arrête de penser qu'il y aura un homme ou une femme providentiel(le)», assène-t-il, estimant que «le fait du prince, le fait majoritaire, c'est fini». Et lui ne sera donc pas le «recours» attendu par certains dans le camp réformiste. «Je n'ai pas changé d'avis : j'ai toujours dit que je ne ferais pas de politique, insiste-t-il. Il faut qu'on sorte de cette idée que l'utilité se résumerait à se présenter à une élection politique. Non, je ne veux pas être candidat à la présidence car les conditions qui seraient nécessaires ne sont pas là, s'il y avait une envie chez moi.» Et visiblement, s'il veut être «utile» et «prendre la parole», il n'a pas forcément envie d'avoir envie d'en découdre personnellement.

C'était la réponse de Berger. Photo Didier Allard. Ina via AFP (2023)

ET SI CE N'ÉTAIT PAS LUI ? • Bien mais pas top : Gabriel Attal fait partie de ces candidats officiellement investis par leur camp - certains n'ont pas ce luxe, coucou la gauche «non-mélenchoniste» - mais aussi de ces candidats qui ne font pas l'unanimité dans leur propre camp - coucou Bruno Retailleau. Le sujet est particulièrement prégnant dans le parti dont il est le chef, Renaissance : sa frange la plus droitière regarde plutôt vers Édouard Philippe, Gérald Darmanin et compagnie. Exemple avec Mathieu Lefèvre. Le ministre délégué chargé de la Transition écologique et ex-député macroniste est aussi (surtout ?) un proche de Darmanin. Et sur France 3 hier, il n'a pas voulu dire qu'Attal, «le président de [son] parti» comme il le précise lui-même, était le bon candidat de son camp, ou «le mieux placé» pour la présidentielle : «On verra, moi ce que je souhaite, c'est qu'on travaille les idées, et on verra quel candidat émerge. […] Mais il me semble qu'il est encore trop tôt pour être capables de nous définir.» Motivé, motivé... Car Lefèvre, comme de nombreux autres dans le «socle commun», plaide pour que la droite et le centre aient «un seul candidat». Et peut-être pas Attal, donc.

EUX C'EST EUX ET NOUS C'EST NOUS • Si le PS va dire ce soir «on est chez Noûs», les insoumis ont crié hier, lors du grand meeting de Jean-Luc Mélenchon à Saint-Denis, «On est chez nous». Un slogan que l'on retrouve d'ordinaire, et depuis longtemps, plutôt du côté de l'extrême droite. Une manière pour LFI de se positionner en miroir du RN ? Pas du tout, répond Manuel Bompard ce matin. «Ça veut dire qu'il y a eu une tentative de capter certains symboles, certains slogans», évacue d'abord le coordinateur du mouvement mélenchoniste. Il assume par ailleurs cette «nécessité de combattre et de reprendre les symboles que l'extrême droite a essayé de confisquer». Surtout, précise Bompard, la signification de ce cri de ralliement est radicalement opposée à celle, raciste et xénophobe, des troupes lepénistes. «Quand ils disent ça, c'est pour exclure. Quand le peuple hier l'a dit, c'est pour dire : non, on est tous chez nous», poursuit Bompard, expliquant la réappropriation de ces mots par «la nouvelle France» que Mélenchon met en avant dans cette campagne. Et l'insoumis de conclure : «C'est une réponse politique, et pas du tout un miroir.»

La réunion de Saint-Denis. Photo Stéphane de Sakutin. AFP (2026)

JE RESTE • Pris en étau entre la gauche qui l’appelle à partir et la droite qui crie haro sur les magistrats, Gérald Darmanin n'a aucune intention de démissionner malgré le scandale de l'affaire Lyhanna. «Je ne partirai pas en vacances» et «il n'y a pas un haut magistrat qui va partir en vacances» tant qu'il n'aura pas reçu «un par un les procureurs généraux» pour faire le bilan, a prévenu le ministre de la Justice sur LCI hier. Bien décidé, donc, à rester en poste comme à chaque polémique - et il y en a eu... - jalonnant son parcours ministériel. «Il y a eu des défaillances graves» dans l'affaire Lyhanna, a reconnu Darmanin, assurant qu'il rendrait public le rapport de l'inspection qui «dira qui sont les responsables de ces défaillances». On vous rassure tout de suite : ce ne sera pas lui.

MACHO MACHO MAN • Les hommages unanimes se sont multipliés depuis la mort, samedi, de Bernadette Chirac. Saluer la mémoire de l'ancienne Première dame n'a donc pas grand-chose de notable. Surtout à droite. Sauf si cela se fait en égratignant dans le même temps le mythe de son mari Jacques. Surtout à droite. Eh bien c'est ce qu'a fait Florence Portelli sur France 3 hier. La vice-présidente de LR, habituée aux positions iconoclastes au sein de son parti, a d'abord expliqué, de manière générale : «L'histoire de Bernadette Chirac, c'est quand même que dans un monde assez macho, on va pas se mentir, très rétrograde sur la vision de la femme, au bout d'un moment elle en a eu ras le bol. Et en plus elle avait souvent raison quand eux avaient tort. C'est un peu la leçon de tout ça. Elle n’était pas née pour être féministe, elle ne venait pas de ce milieu-là, et au final, elle l'est quand même devenue un peu.» Un peu plus tard, la maire de Taverny s'est faite plus explicite en ciblant directement l'ex-chef de l'État, à la carrière duquel «Bernie» a consacré une bonne partie de sa vie tout en devant tolérer ses nombreuses infidélités : «Elle était quand même mariée à quelqu'un qui, pendant très longtemps, l'a regardée de haut et qui était entouré de gens qui la regardaient de haut. Donc ça fait plaisir de voir que sa révolte intérieure a payé.»

Jaques et Bernadette Chirac. Photo Patrick Kovarick. AFP (2022)

C'EST CONCEPT • Dominique de Villepin est-il de droite ou de gauche ? La question semble tarauder nombre d’observateurs. Toute sa carrière dit clairement «droite». Mais certaines de ses positions récentes (sur Gaza et la nécessité d’un Premier ministre NFP après la dissolution, notamment), disent «gauche». Toujours pas officiellement candidat à la présidentielle mais c'est tout comme, l’intéressé refuse soigneusement de répondre à la question, conscient qu’on ne sort de l’ambiguïté qu’à ses dépens. Encore interrogé à ce sujet hier sur BFMTV, l’ex-Premier ministre s'en sort par des pirouettes : «Je suis défenseur de la justice sociale, classez-le à gauche si vous voulez. Je suis défenseur de l'ordre républicain [plutôt un axe de campagne de droite, ndlr]. Et je suis un défenseur du progrès économique et écologique, éco-gaulliste, comme quoi à 72 ans on peut faire beaucoup de révolutions.» Mais qui imagine le général de Gaulle militant climatique ?

Saint Denis Style. Photo Armand Gesquière. Hans Lucas via AFP (2026)

Rappel utile

Ce fut une démonstration de force. Le symbole qu'à gauche, hormis lui, c'est morne plaine et que ceux qui ne veulent pas voir Jordan «VIP au Grand Prix de Monaco» Bardella s'installer à l'Élysée l'an prochain pourraient devoir se résoudre à voter pour lui. Depuis Saint-Denis hier, Jean-Luc Mélenchon a rameuté ses troupes et tenté de séduire les autres, quitte à le faire par la force. «Vous ne pourrez pas dire, si malheur arrive, "je ne savais pas"», décrétant que la primaire unitaire était «finie». «Chaque voix compte dès le 1er tour, a-t-il ajouté. [...] Le 2e tour, ceux qui n'ont aucune chance d'y accéder devraient se garder de nous empêcher d'essayer de le gagner.»

Revoilà donc la thèse du vote utile à gauche, même si JLM se garde bien d'employer le terme. Lors de la dernière présidentielle, en 2022, il récusait ces mots et parlait plus volontiers de «vote efficace». «On ne dira pas qu'on est le vote utile parce que cela sous-entendrait que le reste, c'est des votes inutiles», arguait-il en mars 2022, ajoutant toutefois que si l'objectif est «d'empêcher l'extrême droite d'être présente au 2d tour, on ne voit pas très bien pour qui on pourrait voter d'autre que [lui]». Tiens, ça nous rappelle un truc…

«Une bonne pilée à l’extrême droite»

En 2017, la donne était un peu différente. Le vote utile à gauche pouvait s'incarner en sa personne mais aussi en celle de Benoît Hamon, du moins en début de campagne. Puis quand les sondages ont fini par placer le candidat socialiste loin derrière Mélenchon, ce dernier pouvait dégainer dans un billet de blog : «La candidature d'Hamon aura fonctionné, à son corps défendant, comme le tremplin qui aura permis d'amorcer l'appel au "vote utile Macron". Car le vote utile est la seule culture politique que répand le PS depuis tant de temps !»

En 2012, à l'occasion de sa première campagne pour l'Élysée, Mélenchon critiquait ce recours au vote utile, favorable alors à François Hollande. «Ceux qui se rassemblent sous la bannière du Front de Gauche sont des gens qui souvent comptaient ne pas aller voter et qui ont décidé de voter parce que c’est le Front de Gauche. Ce sont des gens de Gauche qui s’étaient détournés et qui en quelque sorte s’étaient dissous plutôt que de supporter les avanies qu’on leur faisait supporter, qui étaient de choisir à chaque élection par défaut, à cause du vote utile», cinglait-il en meeting à Lille. Avant de, à la manière d'un judoka, renverser l'attaque à son avantage : «Le vote utile, ce n’est plus le vote de la peur où l’on vote par défaut, le vote utile, c’est celui qui consiste à dire : "Je vais aller voter pour le Front de Gauche, pour mettre une bonne pilée à l’extrême droite pour qu’elle soit derrière."»

Alors on ne fera pas l'affront aux insoumis de les comparer à leurs ~amis~ roses mais tout de même, on notera une certaine évolution côté mélenchoniste quant à l'attrait du vote utile.

Photo et texte par Stéphane Lagoutte. MYOP. Libération

Quand j’arrive au meeting de Mélenchon pour son lancement de campagne, je suis reçu par le service de presse qui me montre une zone gardée avec une estrade d’où nous sommes censés prendre les photos. Le lieu est situé à une centaine de mètres de la scène. Il faut un sacré téléobjectif pour réussir à faire les images attendues par l’équipe du candidat. Voyant ma mine peu avenante, une femme du service de presse me dit de ne pas m’inquiéter : «C’est le bon endroit pour faire de bonnes images.» Je ne peux m’empêcher de lui répondre que c’est à nous de juger ce que l’on considère être une «bonne image». Du coup, je range mon accréditation et me faufile jusqu’aux premiers rangs pour suivre le meeting au plus près. Puis, une fois les discours finis et espérant trouver une bouteille d’eau sous l’estrade presse (trop tard, tout a été bu), je me rends de nouveau dans notre pré carré. Manuel Bompard et le maire LFI de Saint-Denis, Bally Bagayoko, y sont justement pour des micros tendus avec les journalistes. Je finis enfin par monter sur l’estrade (oups, c’est celle des TV mais peu importe) et je repère le seul chemin où Bagayoko devra passer pour s’extirper. Un petit passage avec «Mélenchon 2027» écrit sur la bâche. À la fin de l’interview, son service de sécu le dirige effectivement là. C'est très rapide et je n'ai le temps de faire qu’une image, en priant que tout se place bien. Mon arrière-pensée étant de dire que cette élection de Bagayoko aux municipales allait compter dans la présidentielle de Mélenchon. Les mots et les personnages sont bien là, lisibles, presque idéalement placés. Finalement, l’attachée de presse avait peut-être raison, il y avait au moins une bonne image à faire là.

Si ça ne tourne pas très rond chez les écolos et les socialistes, englués dans leurs dissensions internes, c'est plus carré chez les communistes. Pendant que Mélenchon faisait une démonstration de force, les rouges lançaient la campagne de Fabien Roussel. Le boss du PCF s'est ainsi vu conforté par un vote des militants hier, consolidant ainsi l'hypothèse d'une candidature à la présidentielle. Quelque 24 608 militants cocos ont voté, soit 66% des inscrits, pour un texte devant servir de base pour le congrès du PCF, du 3 au 5 juillet à Lille. 4 textes étaient soumis au vote. Et c'est celui porté par la direction du parti qui l'a emporté avec 61,38% des voix, a indiqué Roussel. C'est bien mais c'est moins qu'en 2021, quand il avait récolté 82,36% des 30 000 suffrages exprimés. Ce texte déclare notamment que «les communistes considèrent avoir toute légitimité pour porter une candidature de rassemblement issue de leurs rangs, pour l'élection présidentielle comme pour l'ensemble des scrutins locaux et nationaux du pays». Très critique des alliances de gauche Nupes et NFP auxquelles il a pourtant participé, Roussel pourrait déclarer officiellement sa candidature à présidentielle après le congrès, où sa réélection ne laisse que peu de place au doute. Et ce, même si plusieurs voix au sein du PCF, notamment Stéphane Peu, chef des députés communistes, préféreraient une alliance avec LFI.

• Assemblée, dès 14h30 Le projet de loi sur la justice criminelle porté par Darmanin arrive en commission à l'Assemblée, percuté par l'affaire Lyhanna. Le garde des Sceaux sera auditionné par la commission des Lois à partir de 16h, avant que les députés ne commencent l'examen du texte, déjà adopté au Sénat. Avant cela, plusieurs députés de gauche et de la coalition gouvernementale tiennent à 14h30 une conférence de presse, introduite par Braun-Pivet, visant à rappeler leur souhait d'une «loi intégrale» de lutte contre les violences faites aux femmes et aux enfants. Parallèlement, débute en nouvelle lecture, en commission des Affaires sociales, le projet de loi sur la fin de vie.

• Et aussi Glucksmann rencontre Faure et les différents courants antagonistes du PS au siège du parti à la rose, avant que le Premier secrétaire ne lance officiellement son think tank Noûs ; Macron se déplace à Amiens et l'ex-maire de Saint-Etienne, Gaël Perdriau, est rejugé en appel, 6 mois après avoir été déclaré «entièrement coupable» et condamné à de la prison ferme pour un chantage à la sextape sur son 1er adjoint.

On termine avec notre jeu du jour. Que veut faire inscrire le député UDR Éric Michoux au patrimoine mondial de l'Unesco ?

• L'endive de Picardie
• La volaille de Bresse
• La fraise de Bretagne
• Le cidre de Normandie
• Le canard de Dordogne
• La saucisse de Toulouse
 

Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus. 

C'est bien ça !

Le député ciottiste Éric Michoux a bien déposé une proposition de résolution pour «soutenir l’inscription de la volaille de Bresse à la liste indicative des biens français en vue de son inscription au patrimoine mondial de l’Unesco».

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Et enfin, les résultats de notre jeu de vendredi. La présence de la ministre des Sports auprès de l'équipe de France de foot a bien poussé Cherki à prendre une pose improbable sur la photo des Bleus. Et non, Deschamps n'a pas dû promettre sur l'honneur de ne pas être candidat à la présidentielle. Alors peut-être...

Sur ce, bonne journée👋. Et à demain sur les routes de l'info.


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