César 2025 : 15 films qui ont reçu le César du meilleur film à voir sur MyCanal, Netflix…
En attendant de savoir quel long métrage remportera le César du meilleur film 2025 lors de la 50e cérémonie, “Télérama” a sélectionné pour vous 15 films qui l’ont déjà reçu, disponibles en streaming sur les plateformes.
Audrey Tautou dans « Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain », une révélation. Victoires Prod
Publié le 27 février 2025 à 17h40
Vendredi 28 février se tiendra la 50e Cérémonie des César. Si l’on ne sait pas encore qui du Comte de Monte-Cristo, L’Amour ouf ou Emilia Pérez remportera le César du meilleur film 2025, on peut déjà vous proposer une sélection de films auréolés de la fameuse distinction et disponibles sur les plateformes. Enfilez vos robes et smokings, la séance de rattrapage commence !
“Anatomie d’une chute”, de Justine Triet (César 2024)
Les Films Pelleas/Les Films de Pierre
Une romancière réputée (Sandra Hüller), mère d’un petit garçon, est soupçonnée du meurtre de son mari. Bataille d’ego, désir, frustration, jalousie émergent lors de son procès. Justine Triet développe une fiction captivante sur la défaite d’un couple, disséquée avec une intelligence rare. Le deuxième film à avoir réalisé le doublé Palme d’or-César.
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s “Anatomie d’une chute” : Justine Triet filme la dissolution d’un couple de manière magistrale
“Le Dernier Métro”, de François Truffaut (César 1981)
Les Films du Carrosse
Dix Césars en tout pour Truffaut grâce aux amours, sous l’Occupation, de Marion, directrice de théâtre, et Bernard, acteur en devenir. Mécanique romanesque, seconds rôles, reconstitution, tout est parfait. Avec Catherine Deneuve, « une joie et une souffrance » à regarder.
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“Un prophète”, de Jacques Audiard (César 2010)
Chic Films/Why Not Productions
L’éducation d’un petit voyou, en taule pour six ans : Malik apprend, s’adapte, trahit et prend le pouvoir dans cette fable brillantissime et ironique où Jacques Audiard allie réalisme, lyrisme et efficacité à l’américaine. Avec la révélation Tahar Rahim.
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“120 Battements par minute”, de Robin Campillo (César 2018)
Salzgeber & Co. Medien GmbH
Le troisième film de Robin Campillo retrace les années Act Up et restitue la rage de vivre et d’aimer de militants et de malades du sida. Une fresque majeure, qui bouleverse, bouscule et galvanise.
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“Jusqu’à la garde”, de Xavier Legrand (César 2019)
KG Productions
Un couple divorce et se déchire sur la garde du fils, 11 ans. Celui-ci subit de plus en plus la pression et le chantage du père, loup blessé et dangereux. Un drame familial conçu comme un pur thriller, à la mise en scène au cordeau et au crescendo terrorisant. Bouleversant.
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r “Jusqu’à la garde” : un saisissant thriller domestique sur les violences conjugales
“Les Roseaux sauvages”, d’André Téchiné (César 1995)
Films Alain Sarde
André Téchiné plonge une nouvelle fois dans ses souvenirs de jeunesse pour évoquer la France du Sud-Ouest pendant la guerre d’Algérie. Un film vibrant, avec des comédiens quasi débutants (Élodie Bouchez, Gaël Morel), qui, depuis, ont fait du chemin.
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“La Nuit du 12”, de Dominik Moll (César 2023)
Haut et Court
Un film féministe, aussi fort que délicat, sur les ressorts d’un crime bien particulier : le féminicide. Un thriller doublé d’un constat social, qui réussit parfaitement la fusion du réalisme et du romanesque.
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r Cannes VOD : avec “Télérama”, regardez “La Nuit du 12”, un thriller salutaire
“Timbuktu”, d’Abderrahmane Sissako (César 2015)
Le Pacte
Les djihadistes occupent Tombouctou et imposent la loi islamique. Inspiré des événements de 2012, ce film audacieux montre les oppresseurs comme des pantins et célèbre la résistance des occupés. Les armes de la beauté levées contre la barbarie dans une mise en scène somptueuse.
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r “Timbuktu” : les armes de la beauté levées contre la barbarie
“The Artist”, de Michel Hazanavicius (César 2012)
La Petite Reine/Studio 37/La Classe Américaine/JD Prod
Le film multiprimé des deux côtés de l’Atlantique, devenu un phénomène ! Michel Hazanavicius rend hommage au septième art, à ses débuts, en noir et blanc et muet. Jean Dujardin, en star déchue, apporte son charme facétieux à cette comédie nostalgique, qui dépasse le brillant exercice de style.
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r “The Artist” : le brillant hommage au cinéma muet de Michel Hazanavicius
“La Haine”, de Mathieu Kassovitz (César 1996)
Lazennec
L’odyssée de Vinz, Hub et Saïd, trois lascars en goguette à Paris, tourne au cauchemar. Rien n’a changé. Les banlieues sont toujours inflammables. Avec son noir et blanc à l’esthétique un poil trop léchée, Kassovitz s’imposait comme un cinéaste prometteur, en équilibre entre réalisme et style.
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“Adieu les cons”, d’Albert Dupontel (César 2021)
Photo Jerome Prebois
La rencontre explosive puis la cavale d’êtres désespérés qui n’ont plus rien à perdre. Comédie burlesque, auréolée de sept Césars, où éclatent la loufoquerie et le talent d’un réalisateur inclassable.
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r « Adieu les cons », bijou de fantaisie tendre d’Albert Dupontel
“Les Invasions barbares”, de Denys Arcand (César 2004)
Cinemaginaire/Pyramide
Dix-sept ans après Le Déclin de l’empire américain, les intellos jouisseurs du Québec se retrouvent autour de Rémy, mourant : le chant du cygne d’une génération, raconté avec beaucoup d’humour, pas mal d’émotion, mais aussi, hélas, un côté un peu trop « vieux con » par Denys Arcand.
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r « Les Invasions barbares », de Denys Arcand : un drôle de film très gai, tout triste
“Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain”, de Jean-Pierre Jeunet (César 2002)
Victoires Productions
Amélie, c’est la fameuse petite fée de Montmartre. Des grands yeux noirs, une coupe à la Louise Brooks, la voix d’André Dussollier, la musique de Yann Tiersen… Le film de Jean-Pierre Jeunet nous propulse dans des temps suspendus et poétiques. C’était surtout LE film phénomène de l’année 2001. Et LA polémique des cinéphiles.
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r “Le Fabuleux Destin d’Amélie Poulain”, la douce France d’une autre époque
“La Graine et le Mulet”, d’Abdellatif Kechiche (César 2008)
Pathe Renn Productions
À Sète, un vieil Algérien, renvoyé de son chantier naval, tente d’ouvrir un resto de couscous au poisson. L’auteur de L’Esquive réussit un film superbe, fait de purs moments de bonheur et d’humanité. Drôle, tragique et émouvant.
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s “La Graine et le Mulet” : un couscous royal signé Abdellatif Kechiche
“Elle”, de Paul Verhoeven (César 2017)
Photo G. Ferrandis/SBS Productions/Twenty Twenty Vision Filmproduktion/Entre Chien et Loup/France 2 Cinéma
Victime d’un viol, elle a une réaction déconcertante. Qui est-elle ? Que veut-elle ? Isabelle Huppert, sommet d’ambiguïté vénéneuse, est fascinante dans ce suspense néo-hitchcockien, où le goût de Verhoeven pour la provocation et la transgression exacerbe la crudité des situations et la cruauté des rapports entre les personnages.
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s « Elle » de Paul Verhoeven : Isabelle Huppert au sommet de l’ambiguïté vénéneuse
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