C DANS L'AIR 22 MARS

Ukraine : la France en première ligne 

Comment réarmer l'Europe ? 






Début mars, la présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen a annoncé un plan de 800 milliards d’euros destiné à renforcer la défense européenne. 

Jeudi, pour la troisième fois en moins de deux mois, les 27 se sont réunis à Bruxelles pour débattre de la meilleure méthode pour augmenter leurs capacités militaires. Objectif ? Être prêt en 2030 en cas d'attaque de la Russie. 

"Nombre de nos agences de renseignement nationales nous informent que la Russie pourrait tester la capacité de l’Union européenne à se défendre d’ici trois à cinq ans », a rappelé Kaja Kallas, la cheffe de la diplomatie européenne. 

Reste à savoir comment financer cet effort militaire ? 

L'UE propose une dérogation aux règles de déficit, la suppression de certaines obligations pesant sur les acteurs du secteur de la défense ou encore le prêt de 150 milliards d'euros pour des achats groupés sur de l'armement européen. "Il est inacceptable que trois quarts de l'argent des contribuables européens servent à acheter des armes américaines", a ainsi expliqué le Premier ministre espagnol Pedro Sanchez.


Pendant ce temps, l'Ukraine tente de garder la main sur ses minerais rares. En parallèle des négociations de paix entamées avec la Russie, et dont il se veut l'arbitre, Donald Trump tente de négocier un accord avec Volodymyr Zelenski pour exploiter des mines en échange d'investissements dans le secteur. 

Jeudi, le président américain prévoyait de signer un accord "très rapidement" en ce sens. Les gisements représentent plusieurs centaines de milliards de dollars, mais l'Ukraine n'a pas les moyens de les exploiter de manière optimale, la faute à un équipement obsolète. Et l'appétit américain ne se limite pas aux terres rares. À l'issue de la dernière conversation avec le président ukrainien, la Maison Blanche a déclaré avoir abordé la question des centrales électriques ukrainiennes : "[Le président américain] a dit que les Etats-Unis pourraient se révéler très utiles pour gérer ces centrales." Des mines à l'électricité ukrainienne, Trump est bien déterminé à profiter économiquement de ces négociations de paix.


Le président américain ne pourra pas se contenter d'augmenter les droits de douane à ses concurrents économiques s'il veut redresser l'économie américaine. 

Mercredi, la réserve fédérale américaine a revu sa prévision de croissance à la baisse pour 2025, à 1,7 % contre 2,1 % lors de ses prévisions de décembre 2024. "L’incertitude sur les perspectives économiques a augmenté", s'inquiète la Fed dans son communiqué. D'autant que Joe Biden a laissé un déficit public de 6,3 % du produit intérieur brut (PIB), qui accentue les risques d'inflation. Celle-ci a d'ailleurs été revue à la hausse à 2,7 % pour cette année. 

Les meilleurs prévisionnistes estiment désormais que la récession est envisageable. La banque JP Morgan estime qu'il y a 40 % de chance que cela advienne. Elle l'évaluait à 30 % au mois de janvier.


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