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Panique à Radio France

  Panique à Radio France



Panique à Radio France

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Vue de la Maison de la Radio et de la Musique, également appelée Maison de Radio France, le siège social de Radio France.
Vue de la Maison de la Radio et de la Musique, également appelée Maison de Radio France, le siège social de Radio France. stock.adobe.com
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Chute des audiences, dérives idéologiques, commission d’enquête : c’est la panique à Radio France

ENQUÊTE - Rien ne va plus au sein de la «Maison ronde», secouée par des affaires mettant en cause la partialité de certains de ses journalistes. France Inter, sa station phare, a perdu près de 500 000 auditeurs. Elle est critiquée à droite comme à gauche, en externe comme en interne.

En mai dernier, l’Arcom a « demandé fermement » à France Inter de veiller à ce que « la question du conflit israélo-palestinien (…) soit traitée sur ses antennes avec la plus grande rigueur ». Le gendarme de l’audiovisuel avait été saisi par Gilles-William Goldnadel, au nom de son association Avocats sans frontières, après la énième diffusion dans un bulletin d’information d’un bilan de décès à Gaza non sourcé et présenté comme incontestable. « L’origine des informations en cause n’a pas été indiquée et ces informations n’ont pas été communiquées au conditionnel, alors même que les conditions de vérification des bilans de décès dans la bande de Gaza l’exigent », précisait l’Arcom. « À la suite de cette douce réprimande – pas de “mise en garde”, encore moins d’amende – France Inter a pris soin pendant quelque temps d’informer ses auditeurs que ces chiffres venaient du ministère de la Santé de Gaza, lié au Hamas, raconte l’avocat. Puis elle a récidivé, et j’ai de nouveau saisi l’Arcom, qui ne m’a pas répondu à ce jour. » Démasquer les biais de ce qu’il appelle l’« odieux visuel de sévices publics », et pas seulement sur le Proche-Orient, est une « obsession » revendiquée de Gilles-William Goldnadel. Il y consacre de nombreuses pages de son dernier livre, Vol au-dessus d’un nid de cocus (Fayard).

Sollicitée par Le Figaro Magazine, la direction de Radio France reconnaît le bien-fondé de cette intervention de l’Arcom, mais estime qu’elle n’entache pas son exemplarité, sur ce sujet comme sur toute l’actualité qu’elle traite. Pour elle, ce ne sont que des « petites polémiques », qui n’alimenteraient en rien l’explosion de l’antisémitisme. En Grande-Bretagne, la partialité de la BBC, notamment dans sa couverture du conflit israélo-arabe, a provoqué une crise qui s’est traduite par des démissions à la tête du groupe. La direction de Radio France, elle, reste impavide face aux critiques. « Il n’y a pas plus encadré ni plus contrôlé que l’audiovisuel public en France, par l’autorité de régulation, par les représentants de la nation, assure-t-elle. S’il y avait réellement un problème avec l’audiovisuel public, les sanctions seraient fréquentes et c’est à l’inverse extrêmement rare. »

Sibyle Veil est PDG de Radio France depuis 2018. Damien Grenon/Photo12 via AFP

« Pour objectiver encore plus les choses, nous avons décidé de publier l’ensemble de nos invités et thématiques traitées tous les mois », nous a-t-elle annoncé en guise de preuve de sa volonté de « transparence totale ». Le dispositif, qui utilise l’intelligence artificielle, devrait être opérationnel le mois prochain. Mais il est purement comptable et ne permettra pas à l’auditeur-contribuable de savoir comment la radio publique traite ses invités et ses thématiques.

L’institut libéral Thomas More, qui avait déjà produit en 2024 une étude sur le pluralisme de l’audiovisuel public dans son ensemble, s’est à nouveau attelé à cette évaluation qualitative pour les émissions les plus écoutées de France Inter, Franceinfo et France Culture. Ses conclusions sont édifiantes.

Récit univoque

La simple écoute des programmes suffit à constater que la « pluralité inégalée » dont se targue Radio France est en fait à géométrie très variable. Notamment sur la couverture de la guerre au Proche-Orient, sujet majeur pour tous les médias occidentaux. La rapporteuse spéciale des Nations unies sur les territoires palestiniens Francesca Albanese a été reçue trois fois sur les antennes publiques entre le 15 et le 21 novembre dans le cadre de la promotion de son dernier livre, Quand le monde dort - Récits, voix et blessures de la Palestine (Mémoire d’encrier). Le 18 novembre, Guillaume Erner, animateur des « Matins de France Culture », a eu le front de lui demander si la population palestinienne n’était pas l’« otage du Hamas ». Réponse de l’intéressée : « Pour réduire la violence, il faut arrêter les moyens que sont l’occupation et l’apartheid israélien. »

Charline Vanhoenacker combat l’ « extrême droite ». GEOFFROY VAN DER HASSELT/AFP

Pas de question gênante, en revanche, sur RFI, le 15 novembre ni le 22 novembre, dans « Bistroscopie », l’« entretien décontracté » hebdomadaire de Charline Vanhoenacker sur Inter. L’humoriste a compati aux malheurs de son invitée, interdite de territoire américain depuis juillet pour son discours qualifié d’« ouvertement antisémite » par Washington et empêchée par Israël de se rendre à Gaza pour la même raison. Pas de quoi troubler Charline Vanhoenacker, qui a laissé Francesca Albanese mettre sur le même plan les « crimes contre les civils israéliens du 7 octobre », qu’elle « condamne », et les « 771 jours de massacres qui ont été commis », sous-entendu par l’armée israélienne. Pour la rapporteuse spéciale, dont même son compatriote Maurizio Massari, ambassadeur permanent de l’Italie à l’ONU, a jugé le rapport sur le « génocide » à Gaza « totalement dépourvu de crédibilité et d’impartialité »« le 7 octobre c’est important, mais c’est aussi important de parler de tout ce qui a précédé et qui a causé la rage qui a provoqué le 7 octobre ». Deux jours plus tard, Sonia Devillers consacrait le « grand portrait » de sa matinale à la réalisatrice tunisienne Kaouther Ben Hania, dont le docu-fiction déchirant sur les dernières heures d’une fillette gazaouie de 5 ans, retranchée dans une voiture après une attaque israélienne, a été primé à la Mostra de Venise. « Un chef-d’œuvre de mise en scène », salue l’animatrice, qui laisse son invitée dérouler un récit univoque sur les « crimes de guerre » israéliens et les « martyrs » palestiniens.

L’« islamophobie  » sous toutes ses formes est un autre sujet de prédilection de France Inter. Un reportage de Vanessa Descouraux sur ce thème a été diffusé en version courte titrée « Islamophobie : est-elle sous-estimée en France ? » dans le « 6/9 » d’Ali Baddou le 21 novembre puis dans une séquence de 25 minutes, intitulée cette fois « Islamophobie ordinaire », le 23 novembre dans l’émission « Interception » de Fabienne Sintes. On y entend un empilement de témoignages visant à démontrer que les « musulmans ordinaires passent une grosse partie de leur temps à esquiver les insultes », comme l’affirme Fabienne Sintes dans son introduction, mais aussi l’intervention à l’Assemblée nationale de la députée écolo Sabrina Sebaihi assurant qu’« on veut faire disparaître les musulmans de l’espace public ». L’élue EELV qualifie de « cas emblématique » la suspension par l’État de ses contrats d’association avec le groupe scolaire privé musulman Al-Kindi, près de Lyon. L’auditeur n’est pas informé des motifs de cette décision – « atteintes aux valeurs de la République », entre autres – ni de la proximité de certains « experts » cités dans le reportage avec les Frères musulmans.

«Paracolonialisme»

Comme « La Terre au carré », rendez-vous quotidien des climato-décroissants, « Interception » est un condensé de wokisme, qu’elle traite d’islam ou de sexisme. Le 16 novembre par exemple, elle a longuement promu la non-mixité, rebaptisée « mixité choisie ». Une musicienne y expliquait notamment que dans les « jams » réservées aux femmes, « aux trans et aux personnes non binaires », elle n’était pas soumise à « des réflexions blessantes du type “tu veux qu’on t’aide à porter ta batterie ?”».

Le mâle blanc hétérosexuel en prend aussi pour son grade dans « Zoom Zoom Zen », animée tous les vendredis, de 16 heures à 17 heures, par Matthieu Noël. Le 17 novembre, l’émission est consacrée à « l’invisibilisation des femmes dans la recherche scientifique ». Le 11 décembre 2024, comme l’a relevé le compte Médias Citoyens, qui traque les manquements au pluralisme dans l’audiovisuel public, « Zoom Zoom Zen » est consacrée au « paracolonialisme ». La seule « experte » interrogée est Françoise Vergès, présentée comme « historienne et politologue », dont Matthieu Noël omet de préciser qu’elle fait partie de l’Institut La Boétie, think tank de La France insoumise. Médias Citoyens a épinglé de multiples éditions de « Zoom Zoom Zen », parmi lesquelles une émission consacrée à l’acronyme Acab (All cops are bastards), avec un expert qui a attribué la floraison des tags Acab en France au « durcissement général des politiques sociales ». Ou, encore, une spéciale « corps enceint » dont la vedette était Camille Froidevaux-Metterie, figure du néoféminisme d’extrême gauche, ce que l’animateur a oublié de mentionner.

Matthieu Noël accueille régulièrement les humoristes Mahaut Drama – qui avait appelé à prendre les armes si Marine Le Pen était élue dans un colloque de Mediapart – et Marie de Brauer. Une femme d’esprit, comme en témoigne ce sketch du 20 novembre où elle se met dans la peau d’un téléspectateur de CNews : « T’imagines t’es vieux, aigri, et toute la journée tu regardes Pascal Praud chier sur les Arabes et les trans… »

Audiences en chute

CNews – où l’auteur de ces lignes est chroniqueuse – est une obsession de l’audiovisuel public. France 2 lui a consacré un « Complément d’enquête » le 27 novembre. La tension a atteint son paroxysme depuis que la chaîne de Vincent Bolloré a relayé, en septembre, la vidéo volée du magazine L’Incorrect montrant Thomas Legrand, chroniqueur à Libération et à France Inter, et Patrick Cohen, éditorialiste politique de la radio, prenant un café en ville avec deux responsables du Parti socialiste. On y entend notamment Thomas Legrand déclarer : « Nous, on fait ce qu’il faut pour Dati, Patrick et moi. »

L’affaire a fait les choux gras de CNews, assignée pour « dénigrement » avec Europe 1 et le JDD par la directrice de Radio France Sibyle Veil et son homologue de France Télévisions Delphine Ernotte. Au même moment, Médiamétrie révélait que France Inter avait perdu 458 000 auditeurs par rapport à l’an dernier à la même période et Franceinfo, 76 000. Europe 1, elle, en avait gagné 304 000. France Inter reste la première radio de France et ses audiences avaient atteint un pic historique l’an dernier avec plus de 7 millions d’auditeurs, mais la chute a été durement ressentie dans la Maison ronde. La matinale, vitrine de la station, rénovée depuis la rentrée avec notamment le départ de Léa Salamé pour France 2 et l’arrivée de Benjamin Duhamel, venu de BFMTV, a perdu 392 000 auditeurs.

Patrick Cohen, sorti indemne de l’affaire de la vidéo volée. AUDE PAGET/Ina via AFP

« L’assignation ne concerne pas la divulgation de la vidéo volée illégalement (par d’autres), mais la campagne de dénigrement qu’ils ont orchestrée sous prétexte de cette affaire, de manière disproportionnée, déterminée, et organisée à travers les différents titres du groupe pour nous déstabiliser et discréditer, précise la direction de Radio France. Nous rappelons qu’ils ont consacré parfois plus de 80 % de leur temps d’antenne à ce sujet. »

La liste des séquences où des humoristes du service public s’en prennent à la chaîne de Vincent Bolloré, comme la parodie de « L’Heure des pros » avec un intervenant ivre mort du billettiste Bertrand Chameroy le 24 septembre, est interminable. Mais France Inter a ouvert les hostilités bien avant l’affaire Legrand-Cohen, avec par exemple un sketch de Charline Vanhonaecker lisant une « lettre de motivation pour CNews » en forme de brevet de racisme en 2021 ou, encore, une émission de Sonia Devillers du 31 mai 2018 titrée « CNews, chaîne d’opinion façon Fox News ? », qui tient de la démolition en règle. Il ne fait pas bon, non plus, intervenir à France Inter quand on officie aussi sur CNews. L’un des participants réguliers à « L’Heure des pros » a dû subir les vitupérations de Patrick Cohen, hors émission, sur le thème « fallait pas l’inviter », alors qu’il venait participer à un débat. Le directeur de l’information de France Inter Philippe Corbé lui a présenté ses excuses, assurant que l’éditorialiste avait parlé en son nom propre.

Un «mal-être profond»

La contre-attaque en justice de Radio France est peut-être aussi une façon de calmer la grogne d’une partie de ses salariés. La veille de la publication des chiffres de Médiamétrie, une lettre signée de journalistes, producteurs et techniciens de France Inter a été envoyée à sa directrice, Adèle Van Reeth. Les signataires se disent « stupéfaits de l’absence de soutien de la direction » à Thomas Legrand. Ils font état d’un « mal-être profond » au sein des équipes, qui voient leur radio « perdre son âme ».

Pour tout arranger, le rédacteur en chef de la matinale Mickaël Thébault a lui-même publiquement critiqué la partie culture et société de la matinale, de 9 h à 11 h. « On ne sait pas qui fait quoi, on empile les invités sur le même ton, les rendez-vous ne sont plus identifiables », a-t-il déclaré à Libération, en parlant d’un constat « largement partagé ». Au côté de Sonia Devillers, Daphné Bürki reçoit chaque jour des « Nouvelles Têtes » comme Adélaïde Charlier, « activiste pour le climat » (le 18 novembre) ou encore Seumboy, « militant hors-sol pour une écologie décoloniale » (le 12 novembre).

«Des humoristes pas drôles»

Mickaël Thébault s’en est pris également aux préposés à l’humour du service public. « On est loin de ce qu’on a pu faire par le passé, a-t-il regretté. On a des humoristes qui ne sont ni corrosifs, ni impertinents, ni drôles. Au bout d’un moment, ça va poser un problème. » Sa nostalgie fait écho à l’amertume d’une partie des salariés de Radio France, qui a très mal vécu le licenciement pour « faute grave » de Guillaume Meurice, en 2024. L’humoriste avait été « mis en garde » par l’Arcom pour avoir traité le premier ministre israélien Benyamin Netanyahou de « nazi sans prépuce », mais surtout il avait réitéré, s’attirant les foudres de la direction de France Inter. Depuis, il officie dans le privé, sur Radio Nova, avec d’autres anciens du « Grand Dimanche soir » de Charline Vanhoenecker, supprimée des antennes publiques au grand dam des syndicats maison. Déjà en hausse l’an dernier, Radio Nova connaît cette saison la plus grosse progression d’audiences, toutes stations confondues.

Ce qui n’a pas échappé à Alexis Le Rossignol, Monsieur petites blagues dans la matinale du 20 novembre, qui a remué le couteau dans la plaie tout en réglant ses comptes avec Mickaël Thébault. La semaine précédente, le ministre de l’Intérieur avait saisi la justice contre un sketch diffusé sur Nova dont l’auteur, Pierre-Emmanuel Barré, avait lancé : « La police et la gendarmerie, c’est Daech avec la sécurité de l’emploi. »« Moi ça me terroriserait, a commenté Alexis Le Rossignol, je ne pourrais pas dormir. Heureusement pour lui il est soutenu par son employeur et ça, c’est beau. Et c’est rare aussi. » Le message est bien arrivé à la direction de l’audiovisuel public.

Les syndicats, eux, ont soutenu les humoristes – sauf Sophia Aram, qui n’est pas dans la « ligne » –, Thomas Legrand, mais ont enfoncé Alix Bouilhaguet. Lors du « Questions politiques » du 9 novembre, codiffusée sur Franceinfo et France Inter, la journaliste avait eu le malheur d’interroger le député LFI Manuel Bompard sur les positions pour le moins ambiguës du nouveau maire de New York Zohran Mamdani vis-à-vis du conflit Israël-Hamas. Mamdani est l’idole des Insoumis mais aussi, visiblement, d’une partie de la rédaction de Radio France. Alors qu’Alix Bouilhaguet était traitée, entre autres, de « larbine de sionistes » sur les réseaux sociaux, la direction a publié un rectificatif qui lui a valu les félicitations de Jean-Luc Mélenchon.

La «goutte d’eau»

« À Franceinfo, la direction est plus forte, moins sous pression qu’à France Inter, où le “basisme” règne, commente sous couvert d’anonymat une figure de la radio publique d’info en continu. C’est peut-être aussi parce que notre auditoire est plus varié. Il compte moins de fonctionnaires et de profs à la retraite. » Le pluralisme y est aussi mieux respecté qu’à Inter, où Nora Hamadi, admiratrice de Rima Hassan, tient depuis la rentrée une revue de presse essentiellement puisée dans des médias de gauche, voire d’extrême gauche.

Le politologue Dominique Reynié, qui y faisait chaque semaine depuis deux ans une chronique dans « En toute subjectivité », a été surpris d’apprendre qu’il ne reviendrait pas à la rentrée « parce que, m’a-t-on dit, il n’y avait “plus de problème de pluralisme à l’antenne” ». Pour lui, France Inter reste « un univers replié sur lui-même, avec un sentiment d’être menacé qui produit des crispations »« Le slogan frontiste “On est chez nous !” leur irait très bien », ironise-t-il. La même mésaventure, après cinq ans d’éditoriaux, est arrivée à Arthur Berdah, rédacteur en chef adjoint au service politique du Figaro« Officiellement, il fallait absolument faire de la place à une chronique sur la décarbonation, raconte-t-il. On est libre d’y croire ou pas. Moi, j’ai du mal… »

L’affaire Legrand-Cohen a été « la goutte d’eau » qui a décidé l’Union des droites pour la République (UDR) d’Éric Ciotti à lancer une commission d’enquête à l’Assemblée nationale sur « la neutralité, le fonctionnement et le financement de l’audiovisuel public »« C’est une première », se félicite son rapporteur Charles Alloncle. Le député UDR de l’Hérault estime qu’« au moment où l’on demande des efforts aux Français, il est légitime que l’audiovisuel public rende des comptes ». Dans son viseur, les 4 milliards que l’audiovisuel public coûte chaque année au contribuable, dont près de 700 millions pour Radio France et ses quelque 5000 salariés, dont 4000 permanents. Parmi eux, 800 journalistes seulement, pour près de 750 personnes à des postes administratifs et plus de 450 au management. La Cour des comptes a publié en janvier un rapport globalement élogieux sur Radio France, sauf en ce qui concerne sa politique sociale.

On peut y lire que les non-journalistes bénéficient en moyenne de 12 semaines de congés et RTT par an et les journalistes, de 14 semaines. Leurs absences pour événements familiaux « suscitent un certain étonnement ». À leur décharge, les dirigeants de Radio France, comme ceux de France Télévisions, qui ont essayé de s’attaquer à ces coûts salariaux exorbitants ont à chaque fois essuyé des mouvements de grève massifs. La privatisation de l’audiovisuel public, partielle ou totale, souhaitée par l’UDR, le RN et Reconquête permettrait peut-être de régler ce problème aussi.

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