Un portrait inédit diffusé sur la chaîne franco-allemande retrace le destin tragique du chanteur assassiné par son père en 1984. |
Soie, swing et sensualité : “Marvin Gaye, visionnaire de la soul”
Marvin Gaye en november 1964. Photo Tony Gale/Alamy Stock Photo
Déprimé, épuisé, rongé par la came, le soulman échoue de manière incongrue à Ostende en 1981. C’est le point de départ de ce documentaire très classique, qui retrace, entre grandeur et chute, la trajectoire du fabuleux chanteur noir américain, auteur de l’album mythique What’s Going On.
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“Marvin Gaye : visionnaire de la soul”, la trajectoire fulgurante du chanteur
Un portrait peu original, mais qui résume correctement l’itinéraire du prince de la soul, auteur de l’album mythique “What’s Going” et mort en 1984 à l’âge de 44 ans.
Bien
Marvin Gaye en 1964. Photo Tony Gale/Alamy Stock Photo
Par Jean-Baptiste Roch
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Publié le 28 janvier 2026 à 06h10
Mis à jour le 30 janvier 2026 à 11h58
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Mais qu’est donc venu chercher Marvin Gaye à Ostende, en février 1981 ? Voilà le point de départ de ce documentaire au titre passe-partout, Marvin Gaye : visionnaire de la soul, qui revient sur les lieux de cette retraite inattendue du prince de la soul. Miné par la dépression, les excès et l’échec de son dernier disque, l’Américain vient, l’espace de dix-huit mois, trouver le réconfort dans la cité balnéaire belge, auprès de son ami Freddy Cousaert, figure locale et fan historique du chanteur. Chez lui, Marvin Gaye savoure le poulet au curry d’un cuistot nommé Arno, pas encore chanteur, et retrouve le bonheur d’une vie simple, entre footings sur la plage et sessions studio. Un havre de paix où naîtra notamment le tube Sexual Healing, qui le remet sur les rails du succès, jusqu’à cette fin tragique, assassiné par son père, en 1984.
Le film opère alors un flash-back vertigineux pour retracer la trajectoire fulgurante de Marvin Gaye : premiers tours de chant à l’église, un père pasteur tyrannique, un ardent désir de reconnaissance et le talent inné, qui poussent le jeune chanteur dans les bras du fameux label de Detroit, la Motown, ses débuts et l’ascension jusqu’à ses deux albums mythiques, What’s Going On (1971) et Let’s Get It On (1973)… Mais aussi la peur bleue de la scène, qu’il soigne par des quantités astronomiques de drogue. Émaillé de témoignages de proches collaborateurs (David Ritz) ou d’admirateurs (l’Anglais Jamie Lidell), ce portrait, très classique dans sa forme, laissera le fan sur sa faim, mais a le mérite de s’en tenir à l’essentiel.


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