C DANS L'AIR 20 MARS

Trump : 

l’Amérique de souviendra des « lâches » de l’OTAN



La guerre au Moyen-Orient est-elle en train d’échapper à Donald Trump ? 

Alors qu’elle va entrer dans sa quatrième semaine demain, le président des États-Unis multiplie les déclarations contradictoires et peine à justifier l’intervention américano-israélienne devant l’opinion américaine. D’autant que, ces dernières heures, la guerre s’est déplacée sur le champ de l’énergie. Avec la fermeture du détroit d’Ormuz et les dernières frappes israéliennes sur l’immense gisement gazier offshore partagé par l’Iran et le Qatar, ainsi que la riposte iranienne sur des sites énergétiques dans le Golfe, les cours du pétrole et du gaz flambent, alimentant l’inflation.


À Bruxelles, les 27 demandent un moratoire sur les frappes qui font bondir les prix sur les marchés, et refusent de se laisser entraîner dans ce conflit sur lequel ils n’ont pas été consultés, alors que le président américain Donald Trump a appelé l’OTAN à la rescousse. Agacé par le refus des principaux alliés de Washington, le président des États-Unis fait planer la menace d’un désengagement de Washington. Ce vendredi il a accusé, sur son réseau social Truth social, les pays de l'OTAN d'être des « lâches»  après avoir suscité le malaise, jeudi, dans le Bureau ovale, sous les caméras du monde entier.


Lors de la visite de la Première ministre japonaise à la Maison-Blanche jeudi, alors qu’un journaliste japonais l’interrogeait sur l’absence de concertation avec ses alliés avant le déclenchement des frappes contre l’Iran, Donald Trump a affirmé avoir privilégié l’élément de surprise. S’adressant directement à la dirigeante nippone, il a déclaré : « Qui connaît mieux les surprises que le Japon ? » Le président a ensuite ajouté : « Pourquoi ne m’as-tu pas parlé de Pearl Harbor ? » Cette attaque du Japon contre la base navale américaine de Pearl Harbor, dans le Pacifique, le 7 décembre 1941, avait précipité l’entrée des États-Unis dans la Seconde Guerre mondiale.


En Iran, l’effet de surprise a été réel, le 28 février dernier, mais, après plus de trois semaines de frappes aériennes dévastatrices, il a progressivement été estompé par les incohérences de l’administration américaine et par le cours pris par cette guerre, au point de placer le président des États-Unis sur la défensive et d’être lâché par l’un de ses fidèles. Le départ fracassant de Joe Kent, mardi, de son poste à la tête du Centre national de contre-terrorisme américain, pour marquer son désaccord avec la guerre en Iran, souligne les fissures et tensions qui traversent la mouvance « America First ». Dans sa lettre de démission publiée sur Internet, le dirigeant MAGA de l’administration Trump affirme que « l’Iran n’était pas une menace imminente » et estime que le président a été poussé à la guerre par Israël et son « puissant lobby américain ». D’autres figures médiatiques ou politiques proches du trumpisme, Tucker Carlson, Megyn Kelly ou encore Marjorie Taylor Greene, ont, ces dernières semaines, vivement critiqué l’intervention militaire. Une ligne rouge pour une partie de la base électorale à qui Trump avait promis la fin des conflits interminables au Moyen-Orient.

 . Alors Donald Trump va-t-il être lâché par les électeurs américains ? 

. Quelle est la situation au Moyen-Orient ? 

. Quelle est la stratégie d’Israël et des États-Unis ? 

En Europe aussi, les conséquences de la crise énergétique liée à la guerre se font sentir, et les dirigeants des pays membres de l’UE ont appelé jeudi à prendre des mesures temporaires pour atténuer la flambée des prix. L’Espagne va réduire la TVA sur les carburants à 10 %, contre 21 % actuellement. L’Italie a annoncé une baisse des taxes sur le carburant de 25 centimes d’euro. Le gouvernement français l’exclut, pour le moment.



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