Iran : la France entrainée dans la guerre ?
Au cinquième jour de guerre au Moyen-Orient, l’armée israélienne poursuit ses tirs sur l’Iran et intensifie ses bombardements au Liban. Les États-Unis revendiquent, eux, des frappes « sur près de 2 000 » cibles depuis samedi. Mais la République islamique d’Iran résiste à la puissance de feu des États-Unis et d’Israël. Des drones frappent les ambassades américaines de la région, mais aussi les pays du Golfe, alliés de Washington, ainsi que des navires dans le détroit d’Ormuz. Les Gardiens de la révolution disent en avoir le contrôle total ce mercredi.
Parallèlement, les autorités iraniennes ont annoncé le report de l’hommage national à Ali Khamenei, initialement prévu ce mercredi soir à Téhéran, alors que plusieurs frappes américaines et israéliennes ont eu lieu contre l’Assemblée des experts, chargée notamment d’élire un nouveau guide suprême.
Alors, jusqu’à quand le régime des mollahs peut-il tenir ?
La Turquie, qui avait exprimé ces derniers jours son inquiétude face aux attaques américano-israéliennes contre l’Iran, « déclenchées par des provocations du Premier ministre israélien Netanyahu », a mis en garde ce mercredi Téhéran après qu’un tir de missile balistique visant son espace aérien a été détruit par « les éléments de défense aérienne et antimissile de l’OTAN » déployés en Méditerranée orientale. La Turquie « n’était pas la cible du missile », a précisé en début d’après-midi un responsable turc à l’AFP. « Nous pensons qu’il visait une base militaire » à Chypre, « mais qu’il a dévié de sa course », a-t-il ajouté.
La France, de son côté, a décidé de renforcer son dispositif militaire dans la région, alors que le rapatriement des ressortissants français a commencé. Le porte-avions Charles-de-Gaulle fait route vers la Méditerranée, a ainsi annoncé le chef de l’État mardi soir lors d’une allocation télévisée. Une frégate, le « Languedoc », est arrivée, elle, au large de Chypre dès hier soir, et des moyens de défense antiaérienne supplémentaires vont être envoyés pour sécuriser ce pays membre de l’Union européenne, « avec lequel nous venons de signer un partenariat stratégique », et où des drones iraniens ont visé une base britannique, a indiqué le président de la République. La première frappe avait suivi de peu l’annonce par le Premier ministre britannique, Keir Starmer, qu’il avait autorisé les États-Unis à utiliser les bases britanniques dans sa campagne militaire contre l’Iran.
Emmanuel Macron s’est également entretenu avec le Premier ministre espagnol Pedro Sánchez par téléphone ce mercredi et lui a exprimé « la solidarité européenne de la France en réponse aux récentes menaces de coercition économique » américaines. Un peu plus tôt, Donald Trump a menacé de suspendre tous les accords commerciaux avec l’Espagne, car le pays continue de refuser aux États-Unis l’utilisation des bases militaires situées en Andalousie afin de mener d’autres attaques en Iran. « Non à la guerre ! Non à la faillite du droit international. Non à l’idée que le monde ne puisse résoudre ses problèmes qu’à coups de bombes. Et, enfin, non à la répétition des erreurs du passé », a déclaré le chef du gouvernement espagnol dans une brève allocution ce mercredi.
. Alors, quelle est la situation au Moyen-Orient ?
. Pourquoi Chypre se retrouve-t-elle impliquée dans le conflit ?
. La France est-elle entraînée dans cette guerre ?
. Enfin, quels sont les pays engagés dans une démarche de « dissuasion nucléaire avancée » avec Paris ?
Nos journalistes ont eu accès à la base aérienne stratégique d’Istres, dans les Bouches-du-Rhône, qui abrite l’arme nucléaire française.
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