CHEZ POL 25 MARS

 Bonjour, nous sommes le 25 mars 

Avec une telle carte Ulysse aurait peut-être mis encore plus de temps à retrouver Pénélope. 

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la dernière édition des Cahiers de l’Europe, une revue éditée avec les sous du groupe Patriotes pour l’Europe, à Bruxelles, et dirigée par l’éminent Philippe Olivier, le beau-frère de Marine Le Pen, sa plume et son conseiller spécial. Dans ce numéro consacré aux «voies maritimes : un enjeu crucial pour l’Europe», on trouve une histoire de la mer manifestement pompée sur Wikipédia, des illustrations didactiques de marins romains ou phéniciens dignes d’Okapi, pas mal d’images de bateaux générées par IA et tout un tas de cartes, la plupart illisibles en raison d’un travail d’édition franchement dégueu. Deux planisphères se laissent en revanche déchiffrer. Comme celui consacré aux «Nouvelles routes de la soie» qui aligne un nombre d’erreurs digne de la copie d’un mauvais élève de 4e : Le Caire est situé à la place de Tripoli ; Moscou est logé au niveau d’Istanbul ; la ville de Colombo se retrouve sur la corne de l’Afrique. À quelques encablures de là, le détroit d’Ormuz, dont on parle pas mal en ce moment, est situé à la place du détroit de Malacca qui, le pauvre, se retrouve au nord de l’Australie. L’autre atlas, qui représente l’état de l’Europe et l’Asie à l’époque de l’empire romain, est un peu moins catastrophique. On y trouve tout de même l’Égypte au nord de la péninsule arabique, laquelle abriterait l’Empire parthe (qui était situé à peu près à la place de l’Iran actuel). Et c’est presque un détail : mais la mer Adriatique a remplacé la Méditerranée.



L'AMÈRE DE PARIS 



C'EST TROP INJUSTE • C'est pas ma faute à moi, chantait Alizée. C'est pas ma faute à moi, entonne Rachida Dati ce matin dans le Figaro pour sa première interview depuis sa déroute municipale




CONFESSIONS INTIMES • Les bons résultats du RN dans les petites villes promettent de sombres conséquences pour le tissu associatif et culturel de ces communes mais augurent aussi de belles perles à venir. Comme dans ce reportage entendu sur France Inter à Vierzon, bastion communiste tombé à l’extrême droite dimanche


les socialistes sont comme les gaulois d'Astérix : ils dépérissent s'ils ne se mettent pas régulièrement sur la tronche...


Les socialistes ont donc repris leur activité préférée : s’entredéchirer. Depuis dimanche soir et le 2d tour du scrutin

♪ Y'a de la joie ♫. Photo Pascal LAchenaud. AFP (2026)

Faure-midaaaaaableuuh







Avant l'heure, c'est pas l'heure

Hier, à 15h, l'Assemblée a repris ses travaux dans l'hémicycle après la pause des municipales. La séance des questions au gouvernement a débuté par un hommage à Lionel Jospin. La présidente de l'Assemblée, Yaël Braun-Pivet, puis Vallaud, le président du groupe PS, ont pris la parole avant une minute de silence


Lecornu a pris la parole pour la première fois de la séance. Et provoqué un couac avec Braun-Pivet. Le Premier ministre a proposé de manière inopinée de rendre hommage à Arnaud Frion, «notre major, militaire mort pour la France en Irak», soulignant que cela n'avait pas été fait à l'ouverture. Visiblement agacée par cette initiative, la présidente de l'Assemblée l'a stoppé net. «Permettez-moi de vous interrompre, monsieur le Premier ministre, afin qu’il n’y ait aucune confusion : en conférence des présidents, nous avions décidé d’organiser cet hommage demain, ainsi qu’une minute de silence, en ouverture de la séance de questions au gouvernement. Que personne, dans ce pays, ne puisse penser que la représentation nationale n’honore pas ses morts», a insisté Braun-Pivet. Un tantinet embarrassé, Lecornu a alors tenté de se rattraper : «Vous avez raison de le préciser. Personne ne l’imagine, madame la présidente.» Puis d'enchaîner par ce qui semble être le sport préféré de l'exécutif : s'attaquer à… LFI : «Personne ne le pense. Nous ne faisons pas de procès qui n'existe pas. Sauf bien sûr sur les bancs du groupe la France insoumise, une fois de plus.»


Lequel Lecornu revient ensuite dans la soirée au Château pour être décoré, comme l'a révélé le Parisien, de l'Ordre national du mérite, comme il est de coutume après 6 mois à Matignon. Une autre coutume, celle de planter un arbre après un semestre en poste, a aussi été respectée par le Premier ministre lundi, mais… en son absence.




Eh oui !

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