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La découverte saisissante du cahier de Susi Feldsberg, une écolière juive cachée dans leur ferme, raflée le 26 août 1942 puis gazée à Auschwitz, m’a poussé à réaliser mon premier film en 2013. En retournant sur des lieux de mémoire, je me suis souvent demandé comment représenter le passé et l’invisible, lorsqu’il n’y a plus de traces. « Il n’y avait aucune réalité à filmer, il fallait la créer, il fallait que je m’hallucine », expliquait Lanzmann à propos de Shoah. D’où l’importance de la parole des témoins, amenés à disparaître.

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