« Pompéi, les secrets de la femme aux bijoux » : au-dessous du volcan, des trésors
Sélection Ce passionnant documentaire suit les fouilles archéologiques, les plus ambitieuses depuis soixante-dix ans, d’un îlot urbain de la ville disparue. Ce soir à 20h50 sur Arte
L’anéantissement en deux jours de Pompéi par l’éruption du Vésuve, en l’an 79, et sa préservation partielle sous la cendre fascinent depuis longtemps. Or l’opulente cité romaine n’a pas encore livré tous ses secrets. Ce documentaire suit les fouilles archéologiques d’un îlot urbain de 3 200 mètres carrés menées en 2023 et 2024, les plus ambitieuses depuis soixante-dix ans.
À la recherche de trésors : “Pompéi, les secrets de la femme aux bijoux”
Prés du squelette de femme découvert, en 2023, dans une villa, deqs objets précieux remarquablement conservés : pieces de monaie en or et boucles d’oreilles ornées de perles. Photo Sabrina Cirillo/Arte
Deux mille ans après avoir été ensevelie, la ville de Pompéi révèle encore des secrets. La preuve avec ce documentaire passionnant, dans lequel des archéologues fouillent, creusent et enquêtent pour retrouver des bijoux, mais aussi des débris de commerces et d’appartements antiques.
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Au bord d’une des artères les plus riches de la ville disparue, les vestiges d’une vaste résidence privée ont été mis au jour. Elle porte la marque d’un notable, Aulus Rustius Verus, un grand propriétaire terrien alors en campagne électorale pour une haute fonction. Les archéologues découvrent ses luxueuses installations, aux fresques et aux mosaïques presque intactes : une grande salle de réception, un gymnase privé décoré de représentations d’athlètes...
L’anéantissement en deux jours de Pompéi par l’éruption du Vésuve, en l’an 79, et sa préservation partielle sous la cendre fascinent depuis longtemps. Or l’opulente cité romaine n’a pas encore livré tous ses secrets. Ce documentaire suit les fouilles archéologiques d’un îlot urbain de 3 200 mètres carrés menées en 2023 et 2024, les plus ambitieuses depuis soixante-dix ans.
Au bord d’une des artères les plus riches de la ville disparue, les vestiges d’une vaste résidence privée ont été mis au jour. Elle porte la marque d’un notable, Aulus Rustius Verus, un grand propriétaire terrien alors en campagne électorale pour une haute fonction. Les archéologues découvrent ses luxueuses installations, aux fresques et aux mosaïques presque intactes : une grande salle de réception, un gymnase privé décoré de représentations d’athlètes…
Un monde englouti et la vie contrastée de sa population
Ils tombent aussi, dans une petite pièce, sur deux squelettes. Le premier est celui d’une femme, couchée en position fœtale sur un meuble. Elle semble avoir tenu un coffret. Les objets de valeur autour d’elle – boucles d’oreilles en or ornées de perles, pièces d’or et de bronze – invitent à échafauder plusieurs hypothèses : était-elle la femme d’Aulus, laquelle aurait tenté de prendre ces biens avant de s’enfuir ? Une autre personne venue se réfugier ici ? L’analyse des ossements révèle une femme âgée de 30 à 45 ans, qui n’a jamais fait de travaux pénibles.
L’étude du second squelette indique par ses fractures et des stigmates d’hernie discale qu’il s’agit d’un jeune homme entre 15 et 20 ans, probablement un esclave ayant porté de lourdes charges, mort sous l’effondrement d’un mur. Le film montre l’évolution méticuleuse des travaux qui dévoilent progressivement des couverts, des lampes, des meubles, des peintures, ou encore un bain fonctionnant comme un jacuzzi grâce à une installation hydraulique d’une remarquable sophistication.
Le chantier révèle ainsi un monde englouti et la vie contrastée de sa population, riches patriciens et esclaves. On perçoit l’émotion des archéologues – l’un d’eux confie que ses recherches provoquent chez lui « une transe » – quand ils sortent de l’oubli ces existences brutalement interrompues il y a deux mille ans.





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