C DANS L'AIR 15 AVRIL

Ormuz : le blocus se resserre... les craintes s'étendent






Si Donald Trump assure que la guerre est « presque finie » et évoque une reprise imminente des négociations avec l’Iran, sur le front économique, les signaux restent au rouge. « Il s’agit de la plus importante crise énergétique de l’histoire », s’est alarmé lundi le directeur exécutif de l’Agence internationale de l’énergie (AIE). Selon lui, le mois d’avril « devrait être encore pire que mars » pour le secteur de l’énergie, même dans l’hypothèse d’une fin rapide du conflit.


De son côté, le Fonds monétaire international (FMI) a abaissé mardi sa prévision de croissance mondiale et a relevé ses prévisions d'inflation : la hausse mondiale des prix pourrait atteindre 6%. Il met également en garde contre le risque d’une récession si la guerre au Moyen-Orient devait se prolonger. 

. Faut-il redouter un tel scénario ?

.  La crise est-elle appelée à durer ?


Portés par le conflit, les prix des carburants se sont envolés, entraînant déjà des répercussions sur l’économie. Les faillites d’entreprises atteignent un niveau record, tandis que les prix à la consommation, tirés par le pétrole, ont progressé de 1 % en mars et de 1,7 % sur un an. Selon l’institut national, la France devrait connaître « un net regain d’inflation », celle-ci pouvant « franchir les 2 % au cours du printemps », à condition que les cours du pétrole se maintiennent autour de 100 dollars jusqu’en juin.


Pour les ménages, l’impact sur le pouvoir d’achat, déjà sensible avec la hausse des prix à la pompe, pourrait encore s’accentuer. Face à ces tensions, le gouvernement peine à trouver des réponses. Outre la réforme des tickets-restaurants, en chantier depuis plusieurs années, l’exécutif privilégie des mesures ciblées à destination des secteurs les plus exposés. Un paquet de 70 millions d'euros d'aides a déjà été débloqué, fin mars, pour les transporteurs routiers, les pêcheurs et les agriculteurs.


« L’aide massive financée par la dette ne peut pas être la solution », a affirmé dimanche le nouveau ministre du Commerce et du Pouvoir d’achat, tout en assurant que « d’autres options sont à l’étude » pour soutenir ménages et entreprises. Alors que les effets du cessez-le-feu entre les États-Unis et l’Iran tardent à se faire sentir à la pompe, le gouvernement envisage désormais d’encadrer les marges des distributeurs afin « d’éviter des effets d’aubaine ».


En seulement 44 jours de conflit, la facture des importations de combustibles fossiles a bondi de plus de 22 milliards d'euros dans l'UE. Alors que l'Europe s'enlise dans la crise, tous les pays n'optent pas pour la même stratégie en matière de carburant. L'Espagne a décidé de baisser les taxes et a été suivie par l'Allemagne, tandis que le Royaume-Uni a opté pour une réduction de la vitesse.


Entre blocus et possible reprise des négociations, Donald Trump évoque une issue prochaine au conflit. Mais au-delà des déclarations politiques, 

. quelle est réellement la situation dans le Golfe et dans le détroit d'Ormuz ? Prix à la pompe, inflation, pouvoir d’achat, emploi… 

. Quelles sont les conséquences de la guerre au Moyen-Orient ? 

. Quels sont les scénarios envisagés par le FMI pour les prochains mois ? 

. Enfin quel rôle la Chine joue-t-elle dans la guerre en Iran ? 

. Tire-t-elle profit de la situation ?



Nous en parlerons ce soir dans #cdanslair à partir de 17h45 sur France 5. Posez-nous dès maintenant toutes vos questions en commentaire ou sur notre site : http://bit.ly/EmissionCdanslair.

Commentaires