C DANS L'AIR 22 AVRIL

Trump et l'arme nucléaire : anatomie d'une rumeur



En début de semaine encore, le président américain jugeait « hautement improbable » toute prolongation du cessez-le-feu avec l’Iran. 

Et puis, revirement. 

Mardi, Donald Trump annonce, seul, la prolongation de la trêve, sans échéance précise.

 Sur son réseau social, il dit attendre une « proposition unifiée » de Téhéran — autrement dit, que les différents centres de pouvoir iraniens parlent d’une seule voix.


Mais sur le terrain diplomatique, rien n’avance. Le vice-président JD Vance, qui devait repartir pour un nouveau cycle de négociations au Pakistan, est finalement resté à Washington. 

En face, l’Iran refuse de se rendre à Islamabad, posant une condition : la levée du blocus américain sur ses ports.


Et pendant que la diplomatie piétine, les tensions montent d’un cran. Dans le détroit d’Ormuz, point névralgique du commerce mondial, plusieurs cargos ont été visés ce mercredi. Les Gardiens de la révolution - qui avaient promis une réponse rapide après l’arraisonnement par l’armée américaine d'un navire iranien en provenance de Chine - affirment avoir saisi deux navires.


Autre front, plus inattendu , sur des réseaux sociaux pourtant étroitement surveillés, les moqueries contre Donald Trump se multiplient. En cause, ses accusations visant Pékin, soupçonné d’avoir aidé l’Iran à reconstituer ses stocks d’armement. Des vidéos générées par intelligence artificielle, des détournements, des messages ironiques : un flot inhabituel… et qui, fait notable, n’a pas été censuré.


Aux États-Unis aussi, le trouble s’installe. La communication du président interroge, ses prises de position fluctuent, et une rumeur, désormais virale, vient ajouter à la confusion. Selon un ancien analyste de la CIA, Larry Johnson, Donald Trump aurait tenté d’activer les codes nucléaires, avant d’en être empêché par le Général Dan Caine. Une affirmation sans preuve, que son auteur lui-même reconnaît sur son blog ne pas pouvoir confirmer.


Mais au-delà de cette rumeur, une question demeure : 

. qui décide réellement ? 

. Qui encadre, qui conseille, qui, éventuellement, freine le président américain ?

Car en coulisses, les signaux d’inquiétude se multiplient. La guerre en Iran s’enlise, elle coûte cher, et devient de plus en plus impopulaire. Une enquête récente du Wall Street Journal décrit un président ayant engagé son pays malgré de fortes réticences internes. Plus troublant encore :  des conseillers auraient empêché sa présence au centre de commandement lors de l’opération de sauvetage des pilotes américains en Iran, l’estimant contre-productive, rapporte WSJ.

La Maison-Blanche dément. Mais le doute, lui, s’installe — y compris dans son propre camp.



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