| | UNION PAS POPULAIRE • Le hasard fait décidément bien les choses. Paris Match a eu la chance inouïe d’avoir l’un de ses photographes posté en Corse exactement sur la plage où Jordan Bardella se promenait avec sa compagne, la riche héritière italienne Maria Carolina de Bourbon des Deux-Siciles. Parfaitement maquillé et apprêté pour cette balade «spontanée», le couple a donc décroché la Une de l’hebdomadaire, célébrant «l’idylle que personne n’attendait». «Le peopopulisme… ou la nouvelle étape écœurante de la banalisation de l’extrême droite», a fustigé Alexis Corbière. Et le député ex-LFI de parodier la célèbre punchline de l’hebdo détenu par LVMH : «Paris Match : Le poids des maux, le choc des fachos.» Et une bonne pub gratuite pour le président du RN, favori des sondages pour 2027. Ces photos rappellent également celles publiées par Match en 2016 sur le couple Macron, marchant main dans la main sur une plage de Biarritz et croisant un nudiste. | | | COPINAGE • Chassez le naturel, il revient au galop. Être élue à Hénin-Beaumont ne suffit pas à gommer la proximité de Marine Le Pen et de l’extrême droite avec la grande bourgeoisie. Selon le Nouvel Obs, la triple candidate à la présidentielle a été l’invitée, mardi, d’un dîner organisé par le club Entreprise et Cité, une organisation patronale loin d’être une asso de dirigeants de PME du Loir-et-Cher. Autour de la table du restaurant Drouant se trouvaient ainsi les patrons de TotalEnergies, Accor, Engie, Renault, mais aussi le PDG de LVMH, Bernard Arnault. Le tout pour évoquer entre puissants «les grands sujets géopolitiques du moment, les enjeux économiques pour la France, sa place dans le monde», selon l’hebdo. De quoi rappeler à Olivier Faure que c’est aussi chez Drouant, où se décerne le prix Goncourt, qu’avait été primé Éric Vuillart en 2017 pour L’Ordre du jour. L’ouvrage raconte notamment le défilé des industriels et des financiers allemands invités par Goering et Hitler à financer le parti nazi en 1933, lors de réunion informelles. «La parade du grand patronat devant l’extrême droite annonce toujours de grandes catastrophes», écrit Faure sur X. Plutôt l’héritière que le Front populaire… | FATAL PICARD • Éternel candidat à la présidentielle, Xavier Bertrand se verrait bien sur la ligne de départ en 2027, comme à chaque échéance depuis 2012. Pour se faire une place au milieu de la tripotée de prétendants, le président LR des Hauts-de-France balance les scuds pour affaiblir ses potentiels rivaux. Notamment sur Édouard Philippe qui pourrait, selon certaines rumeurs, être rallié in fine par Bruno Retailleau. Une erreur, observe Bertrand, comme le rapporte le Nouvel Obs. Et l'ancien ministre de Nicolas Sarkozy de craindre les conséquences d'une arrivée du maire du Havre à l'Élysée : «Philippe n’a pas l’empathie et la sensibilité nécessaires, son élection déboucherait à court terme sur une nouvelle crise type gilets jaunes.» Sous-entendu : ça ne se passerait pas pareil avec Bertrand qui, d'ailleurs, tarde à officialiser une nouvelle fois sa candidature. Mais il estime que «rien ne presse». | | Si j'étais Président... Photo Francois Lo Presti. AFP (2025) | LE PARRAIN • Voilà qui ne va pas arranger l’image de cimetière des éléphants qu’est le Sénat. Dans une interview au Figaro, le président de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur, Renaud Muselier annonce qu’il quittera son siège pour rejoindre le palais du Luxembourg en cas de victoire aux sénatoriales en septembre. Un moyen de s’éviter une sortie par la petite porte en cas de victoire du RN en PACA aux prochaines régionales ? Que nenni, assure-t-il. Muselier dit n’avoir peur de rien et se félicite d’avoir «toujours ramené les victoires» contre l’extrême droite sur ses terres. Reste que celui qui est passé de LR à Renaissance n’ira pas ferrailler en 2028 contre les frontistes provençaux. Et l’ex-secrétaire d’État aux Affaires étrangères a visiblement trouvé celui qui sera chargé de poursuivre son œuvre d’ici-là. Ce ne sera pas Christian Estrosi, comme le lui suggère le Figaro, mais François de Canson, maire de La Londe-les-Maures (Var) qui a le «portrait-robot du bon président». Selon Muselier, son 3è vice-président, «a beaucoup de qualités pour représenter la projection de la région dans l’avenir». Un adoubement dans les règles de l’art. | PAPY FAIT DE LA RÉSISTANCE • Dominique de Villepin a appris la leçon. L’ex-Premier ministre ne compte pas dissoudre l’Assemblée en cas de victoire à la présidentielle, malgré le morcellement de la chambre basse, rapporte Challenges. En 1997, alors qu’il était secrétaire général de l’Élysée sous Jacques Chirac, la dissolution qu'il avait poussée avait abouti à une déroute de la droite. «On peut imaginer un format CNR (Conseil national de la Résistance) qui permettrait de dégager une majorité de cette Assemblée», assure bien confiant l’un de ses proches à l'hebdo. Le CNR, qui réunissait les mouvements de résistance, des syndicats et de partis politiques opposés au régime de Vichy, avait accouché d’une liste de réformes, prévoyant notamment la création de la Sécurité sociale. Villepin, lui, a avorté du CPE il y a pile 20 ans. | | Quand tu attends tapi dans l'ombre. Photo Julien de Rosa. AFP (2026) | ET SINON ••• Après vous avoir donné la semaine dernière des nouvelles de Manuel Valls et d'Arnaud Montebourg, voici des news d'un autre ex-socialiste : Olivier Dussopt. L'ancien ministre du Travail, qui a porté la très contestée réforme des retraites aujourd'hui suspendue, va être proposé en juin à la présidence du conseil d'administration du groupe Emeis (ex-Orpea) en remplacement de Guillaume Pépy. De rien. | |
|
Commentaires
Enregistrer un commentaire