Guerres médiques

 

Sur Le Figaro TV, un documentaire suivi d’un débat raconte les batailles de Marathon et de Salamine, décisives pour le destin d’Athènes.

Sur le plateau de «Parlez-moi d’Histoire», de gauche à droite : Michel De Jaeghere, directeur de la rédaction du Figaro Histoire, Guillaume Perrault et l’historien François Lefèvre.


Sur le plateau de «Parlez-moi d’Histoire», de gauche à droite : Michel De Jaeghere, directeur de la rédaction du Figaro Histoire, Guillaume Perrault et l’historien François Lefèvre. Le Figaro TV

Sur Le Figaro TV, un documentaire suivi d’un débat raconte les batailles de Marathon et de Salamine, décisives pour le destin d’Athènes.


Les guerres médiques, période clé de l’Antiquité, qui voient s’affronter la Grèce, alors éparpillée en une multitude de cités-États, et l’immense Empire perse, sont racontées dans le documentaire en deux parties Au nom d’Athènes, réalisé par Fabrice Hourlier. Ce film fait revivre de manière très vivante la bataille de Marathon, en 490 avant J.-C. et celle de Salamine, menée dix ans plus tard. Les combats sont reconstitués avec des figurants et des images animées en 3D particulièrement réussies, créées par une équipe d’artistes numériques. Des acteurs, qui interprètent les personnages historiques, comme le stratège Thémistocle ou Darius le Grand, s’expriment soit en grec ancien pour le premier, soit en persan pour le deuxième. Le tout, bien sûr, est sous-titré en français !

Sur le plateau de « Parlez-moi d’Histoire », après la diffusion de la première partie du documentaire (la seconde est proposée demain), Guillaume Perrault reçoit le directeur de la rédaction du Figaro Histoire, Michel De Jaeghere (lire le numéro du magazine intitulé La Grande Guerre des Grecs) et l’historien François Lefèvre, auteur notamment du livre Histoire du monde grec antique (Le Livre de poche).

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Quelle leçon tirer de ces deux batailles gagnées par les Grecs, emmenés par Athènes, dont Hérodote a fait le récit ? « La Grèce est le monde de la division, celui de petites cités-États rivales qui se font souvent la guerre, qui n’ont pas connu l’invasion étrangère depuis des siècles. Et donc, face à cette expérience de l’invasion perse, ces cités vont prendre conscience d’elles-mêmes, se rendre compte qu’entre elles il existe une communauté d’origine, de langue, de dieux et de mœurs. Et que cette communauté mérite d’être défendue », explique Michel De Jaeghere.

Comme dans un piège

Pour bien comprendre ce qui s’est joué à Marathon, il faut préciser que cette bataille survient après que le grand roi de Perse a remporté une importante série de succès militaires lui ayant permis de prendre le contrôle de la mer Égée. « Marathon se situe sur la côte est de l’Attique, qui est la région d’Athènes, donc en face de la cité d’Érétrie, qui, elle, a été prise et détruite », explique François Lefèvre.

Face à l’ennemi, le stratège athénien Miltiade ne dispose que de 10 000 hommes, dont quelques alliés venus de Platées, face à des ennemis quatre à cinq fois plus nombreux. Pour compenser leur infériorité numérique, les Grecs décident de renforcer leurs ailes pour ensuite encercler les Perses et les prendre en tenaille. La victoire de Miltiade est d’autant plus éclatante que Sparte est arrivée trop tard pour aider Athènes. Quant à Philippidès, s’il a bien existé, il n’a en réalité jamais couru les 42 kilomètres entre Marathon et Athènes pour y annoncer la victoire avant de mourir d’épuisement.

Dix ans plus tard, Darius est mort et son fils Xerxès s’apprête à mener une nouvelle offensive. Entre-temps, le nouveau stratège athénien Thémistocle a convaincu ses concitoyens de financer une flotte de combat importante. Mais, face à l’immense armée de Xerxès, et alors que 31 cités grecques se sont unies contre l’envahisseur, les Athéniens préfèrent quitter leur ville, qui est alors détruite. Mais ils se réfugient sur l’île de Salamine, vers laquelle ils attirent la marine perse, bien supérieure en nombre, comme dans un piège. Cela avant de la vaincre grâce à la ruse et à l’intelligence de Thémistocle.


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