Par Quentin-Mathéo Pihour
Pendant que les services secrets s'agitaient pour neutraliser l'auteur de coups de feu au cours du gala des correspondant de la Maison-Blanche, certains hôtes ont gardé leur sang-froid et fait main basse sur de la mozzarella ou des bouteilles de vin. Pas de quoi en faire tout un fromage.
D’accord, l’attentat au Hilton de Washington, qui semblait viser Trump, est une chose grave. Mais, au même endroit, il s’est passé d’autres choses passionnantes ce 25 avril !
Ainsi, Michael Glantz, agent artistique, a tranquillement terminé sa salade à la burrata pendant que toute la salle se planquait à terre. Explication imparable de l’amateur de crudités : « D’abord, j’ai des douleurs au dos (…). Ensuite, je suis un maniaque de l’hygiène. Il était hors de question que mon nouveau smocking touche le sol crasseux du Hilton ! » (« The New York Times »).
De leur côté, les journalistes qui envoyaient photos et articles à leur rédaction devaient, pour accéder au WiFi, utiliser le mot de passe « MOREWINE » (« davantage de vin ! »). Un conseil visiblement suivi à la lettre par certains convives, qui n’ont pas hésité à repartir les bras chargés de bouteilles abandonnées sur les tables.
Toujours ça que les terroristes n’auront pas !
Par Yann Voldoire
Elon Musk joue les petits saints contre le patron d'OpenAI qu'il accuse, devant la justice américaine, d'avoir transformé un projet non lucratif d'intelligence artificielle en machine de guerre commerciale. Le propriétaire de X, qui ne perd pas le nord, réclame à son ancien associé Sam Altam la bagatelle de 134 milliards de dollars.
Le procès intenté aux Etats-Unis par Elon Musk à Sam Altman, le boss de ChatGPT, a détraqué la com habituelle du patron de X. Fini, l’excité des saluts nazis. Oublié, le tronçonneur de la dépense publique. Volatilisé, le twittos qui traite d’« attardés mentaux » les magistrats français.
Depuis lundi 27 avril et l’ouverture d’un feuilleton judiciaire de quatre semaines à Oakland, en Californie, le Musk trumpiste fait place à un Musk carrément woke, attaché à la protection de l’humanité face aux dangers de l’IA ! Si Musk attaque son ex-associé, qu’il a élégamment rebaptisé « Scam Altman » (traduction : « Arnaque Altman »), ce n’est pas pour torpiller un concurrent, assure-t-il. L’homme le plus riche du monde reproche à Altman d’avoir ruiné une utopie et transformé OpenAI, la maison mère de ChatGPT, en machine de guerre commerciale.
Musk jure avoir investi des millions dans OpenAI en 2015 car celui-ci promettait d’être une « organisation à but non lucratif » pour « que la technologie appartienne au monde entier » (« Libé », 27/2). Mais ce traître de Sam Altman a voulu faire entrer des capitaux et Microsoft dans la bergerie. OpenAI est devenu un géant mondial du secteur, en quête de profits. Après avoir quitté la boîte, en 2018, Musk réclame désormais aux juges la tête d’Altman et 134 milliards de dollars. Pas pour lui, bien sûr, mais pour le développement universel de la recherche dans l’intelligence artificielle.
Avec Musk, plus c’est Grok, plus ça passe !
Article paru dans le N° 5503.
Jimmy Kimmel prend un bal perdu pour sa blague sur Melania Trump
Donald et Melania Trump ont peu goûté la blague du présentateur du late-night show de la chaîne ABC, qualifiant la première dame de « veuve en devenir ». Après le fiasco sécuritaire au gala de la presse à Washington, Jimmy Kimmel est devenue une cible de choix.

« Elle est rayonnante comme une veuve en devenir ». Les mots du présentateur star de la chaîne américaine ABC, Jimmy Kimmel, tournent en boucle. Mais de qui Kimmel parlait-il, dans son « late night show » ? De Melania Trump. Sacrilège ! Comment ose-t-il ?
Le couple présidentiel en fait des tonnes depuis que cette phrase est ressortie, accusant Kimmel, qui n’en est pas à sa première potacherie, de « légitimer la violence politique ». Trump a carrément demandé sa tête à ABC, propriété de Disney, qui a déjà limogé une première fois le talentueux trublion, avant de se raviser devant l’ampleur des protestations.
Sauf que Kimmel n’a pas prononcé ces mots après les tirs à l’hôtel Hilton de Washington, mais bien avant ! Et la violence politique, largement banalisée par Trump lui-même, n’a pas attendu les saillies de Kimmel pour déferler sur les Etats-Unis, tous bords confondus, comme l’avait montré l’agression, à coups de marteau, du mari de la présidente de la chambre des représentants d’alors, la démocrate Nancy Pelosi, en 2022.
Etrangement calme après les tirs, le 25 avril, minimisant l’imminence du danger, appelant à la concorde nationale, refusant de mettre en cause ses services de sécurité, pourtant défaillants, Trump devait changer de braquet, trouver d’urgence un bouc émissaire, incriminer de pseudo-opposants, ressouder son camp, en plein doute.
Efficace ? Pas sûr. En tout cas, cousu de fil blanc.
Article paru dans le N° 5503.


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