Ce 23 avril, les cavaliers de l’armée de Terre fêtent leur saint patron : saint Georges. Héritière des troupes à cheval, l’arme de la cavalerie a beaucoup évolué depuis le IIIème siècle, mais son esprit et ses vertus sont restées les mêmes.
Le Culte de Saint Georges le légendaire tueur de dragons, tient plus de la légende que de l’histoire. Jeune officier de l’armée romaine, il s’est avéré être un vaillant soldat, toujours représenté à cheval et incarnant des vertus qui l’ont fait élire saint patron
1ère partie
Mon père a d'abord été détenu au XIII A
à partir du 26 septembre 1940
23 avril 1945
LES DERNIERS JOURS DU CAMP DE ZEITHAIN
LES DERNIERS JOURS DU CAMP DE ZEITHAIN
"L'histoire d'une nation se forge avec des hommes et des femmes courageux. Les récits de nos combats, des déportés, des résistants, des prisonniers victimes des circonstances nous font prendre conscience des souffrances d'une nation afin qu'elle conserve ses valeurs. Voici, parmi d'autres, une anecdote douloureuse relative à un camp de prisonniers de la seconde guerre mondiale rapportée par le colonel JOLIVET, notre ancien président et président d'honneur de notre section."
RÉCIT
LIBÉRATION DU CAMP DE ZEITHAIN
Le Oflag IV-D était un camp de prisonniers de guerre allemand de la Seconde Guerre mondiale situé dans la ville de Torgau, en Saxe, à environ 50 km au nord-est de Leipzig.
L'oflag IV-D est un camp d'officiers prisonniers de guerre de 1940 à 1945 en Allemagne. Il était situé sur le territoire de la commune d'Elsterhorst , à 50 km au nord-est de Dresde et 4 km de la petite ville d'Hoyerswerda en Saxe, à la limite de la Silésie. L'effectif du camp est de 2 500 officiers avec leurs ordonnances.
L'effectif du camp varie entre 5 437 prisonniers en juin 1940, 4 054 en 1943 et 5 992 en janvier 1945. En raison des bombardements de Dresde, les autorités allemandes firent évacuer le camp du 17 au 19 février 1945. Certains prisonniers restés à Elsterhorst et Zeithain ont été libérés par l'armée soviétique entre le 19 et le 22 avril et rapatriés par Odessa.
n'avait pas l'intention de s'occuper de nous pour le moment et nous ne devions pas l'encombrer de notre inutilité !...
Après toutes ces émotions nous ne demandions qu'à dormir et nous avons finalement trouvé refuge dans un bureau où nous avons fini de passer la nuit.
C'était notre première nuit de liberté, du moins théoriquement, car nous n'allions pas tarder à nous apercevoir que nos libérateurs nourrissaient à notre égard des sentiments somme toute assez mitigés !
Pour ma part. Je me souviendrai toute ma vie de cette journée de la Saint Georges, 23 Avril 1945 *.(* et depuis je me suis toujours efforcé de marquer l'anniversaire de ce jour d'une manière ou d'une autre.)
3ème PARTIE
Il faisait déjà grand jour quand nous avons repris nos esprits après toutes ces émotions. Quand nous avons mis le nez dehors, nous avons revu la grande place où le générai russe nous avait harangués. Il y avait un certain nombre de chars rangés au fond de la place. D'après leur aspect et ce que j'avais retenu du cours Chevalier, c'étaient des "T34», engins redoutables qui avalent fait leurs preuves. A l'opposé, il y avait un attroupement de Russes qui semblaient ignorer les principes élémentaires de ce que nous appelons "l'ordre serré", discipline en laquelle les Allemands sont par contre passés maîtres. Cela ressemblait plutôt à un genre de "meeting" comme ceux que Maxence van der Mersch a si bien décrits dans son roman "Lorsque les sirènes se taisent". Ce spectacle nous laissait quelque peu perplexes. À un moment donné, sans que nous n’ayons perçu aucun signal du genre coup de sifflet ou aboiement de Feldwebel, nous avons vu les Russes se précipiter sur les chars en courant. Cela faisait penser au départ des 24 heures du Mans, où celui qui prend le premier possession de son véhicule et parvient à le faire démarrer avant les autres, conquiert dès le départ un avantage certain.
À notre grande stupéfaction les Russes se sont donc rués sur les chars et les premiers arrivés y ont pris place, alors que les derniers en ont été pour leurs frais. Nous en avons conclu, soit qu'il n'y avait plus assez de chars pour tout le monde, soit qu'il y avait des équipages en surnombre.
Par la suite, nous n'avons pas eu l'occasion d'assister à ce genre d'exercice, ce qui fait que pour moi le mystère reste entier... Quoi qu'il en soit, les chars ont démarré et sont partis, laissant derrière eux tous ceux qui n'avaient pas pu embarquer.
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