On me dit souvent : “ne force pas trop.”
Oui... Mais si je ne force pas… je disparais doucement du paysage. Parce que quand on vit avec une maladie chronique, il n’y a pas vraiment d’entre-deux. Soit on tente de maintenir un semblant de vie sociale, soit on regarde les autres vivre… depuis son canapé.
Alors oui, parfois je force un peu. Pour voir des amis. Pour sortir. Pour dire “oui” à un moment normal. Même si je sais très bien que derrière, il y aura la fatigue, les douleurs, le contre-coup. Parce que si j’attends d’aller “parfaitement bien”, je ne fais plus rien. Et petit à petit, on disparaît du planning… puis des habitudes… puis des invitations.
Alors on équilibre comme on peut. Entre vivre un peu maintenant et payer le prix après.
C’est ça aussi, le handicap invisible :
faire des choix que personne ne voit…
mais que le corps, lui, n’oublie jamais.
il ya des jours où même si on souffre, si on a pas l'énergie, il faut se forcer à faire des choses, comme aller à des rdv, faire les courses, donner un coup de main à un proche, pas le choix, on y va, on repousse ses limites, pour se prouver qu'on peut y arriver, même si le lendemain, on est HS, on est fier de se que l'on a fait! et il y a des fois où même avec la meilleure volonté du monde, c'est impossible, le corps ne suit pas alors on est obligé de dire non, de remettre à plus tard et c'est dur, on a l'impression d'être nulle, de n'arriver à rien, mais c'est ainsi, faut faire avec! et espérer que demain, çà ira mieux!( ou pas)!🫨
En plus quand tu donnes toute ton énergie positive pour une sortie , les gens te disent “ ho ça va t’es en forme “ t’as l’air d’aller bien” etc….
Bah c’est juste à
Que j’ai envie de montrer le meilleur mais tu ne me vois pas quand je pleure, quand je ne peux plus marcher , quand je suis au lit à 18 h etc…..
c’est tellement compliqué, pas envie de se lamenter mais quand même envie qu’on te comprenne …
C'est ça on force pour essayer de faire plaisir, j'essaie de passer au dessus des douleurs mais , je crois que notre corps aime nous le faire comprendre. Je suis obligée de ralentir sur ce que je veux faire. Ce n'est pas toujours facile. Et il y a aussi ceux qui ne comprennent pas et qui disent ça va tu arrives à marcher tu n'as pas si mal . C'est pas facile de faire comprendre que même si on veut bouger ou profiter, on ne sait pas comment vas être le début de notre journée.
près de 400 000 Belges souffrant du covid long
2 millions de Français à fin 2022
75 millions dans le monde

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