Hi everyone, c’est Zeitgeist.
Je vais vous raconter pourquoi Melania Trump est sortie du silence pour essayer d’éteindre les rumeurs la concernant dans l’affaire Epstein… en la relançant au passage. Est-ce parce qu’elle craint les représailles de l’une de ses vieilles connaissances mondaines, qu’elle a beaucoup fréquentée à New York et Palm Beach ? L’ex-compagne d’un proche de Trump qui l’a dénoncée à la police de l’immigration pour la faire expulser ! Cette ancienne mannequin est arrivée aux États-Unis dans l’avion d’Epstein, et c’est son ex qui se vante d’avoir présenté Melania au futur président. Un personnage clé dans l’ombre des Trump, entre réseaux mondains, immigration et Epstein.
Dans la course à 2028, côté démocrate, focus aujourd’hui sur Pete Buttigieg, qui a marqué des points ces derniers jours, après une confrontation télévisée devenue virale.
Et dans le Food for Thought, je vous parle d’une enquête fascinante du New Yorker sur Sam Altman, le patron d’OpenAI, entre promesses contradictoires, obsession du récit et vertige du pouvoir. Est-ce vraiment raisonnable de faire confiance à celui qui prétend façonner l’avenir de l’humanité ?
Donald Trump s’est donc lancé cette nuit dans une charge spectaculaire contre le pape, le premier Américain à succéder à Saint Pierre.
D’abord sur Truth Social, puis face aux journalistes sur le tarmac de l’aéroport militaire au retour de son weekend à Mar-a-Lago.
“Le pape Léon est FAIBLE face à la criminalité, et terrible en politique étrangère.”
“Je ne suis pas un fan du pape Léon.”
“Je ne pense pas qu’il fasse du très bon travail.”
“Il aime la criminalité, je suppose”
Il lui reproche sa condamnation de la guerre avec l’Iran.
Le pape a dénoncé une “illusion de toute-puissance” dans le conflit et qualifié certaines menaces américaines de “totalement inacceptables”. Il a aussi rappelé que Dieu “ne bénit aucun conflit”.
“Nous n’aimons pas un pape qui dit que c’est acceptable d’avoir une arme nucléaire.”
“Je ne veux pas d’un pape qui pense que c’est terrible que l’Amérique ait attaqué le Venezuela.”
“Et je ne veux pas d’un pape qui critique le président des États-Unis.”
La contre-attaque est violente, même à l’échelle de Trump.
“Léon devrait se reprendre comme pape, faire preuve de bon sens, arrêter de se plier à la gauche radicale, et se concentrer sur le fait d’être un grand pape, pas un politicien.”
Le ton devient politique, idéologique, presque personnel.
Trump accuse le pape d’être “une personne très libérale” (comprenez, de gauche) et suggère même qu’il lui doit son élection.
“Il n’était sur aucune liste… et il a été choisi uniquement parce qu’il était américain.”
“Si je n’étais pas à la Maison Blanche, Léon ne serait pas au Vatican.”
Et le président revendique même une forme de légitimité divine :
“Oui… parce que Dieu est bon et que Dieu veut que les gens soient protégés.”
“Je fais exactement ce pour quoi j’ai été élu, lors d’une victoire écrasante.”
Il a même posté dans la foulée sur Truth Social cette image dans une représentation presque christique.
Josh Dawsey, du Wall Street Journal, l’un des journalistes les mieux informés sur la Maison Blanche, raconte sur X que le sénateur Lindsey Graham, proche du président, lui a dit un jour “que Trump louerait quiconque le louerait, et attaquerait quiconque l'attaquerait, “même s'il s'agit du pape”. Ce soir, Trump s'en est pris au pape.”
Mais quand même, qu’est-ce qui lui a pris, comme ça, moins de 24 heures après l’échec des négociations avec l’Iran et quelques heures après ses menaces de bloquer le détroit d’Ormuz ?
Ne cherchez pas très loin.
C’est parce qu’il venait de regarder la télé quelque chose qui ne lui a pas plu. Du tout du tout.
60 Minutes sur CBS, l’émission d’information la plus regardée de la télévision américaine (et on sait que Donald Trump la regarde souvent), venait de diffuser deux heures plus tôt un entretien commun avec trois proches du pape, trois cardinaux américains, l’archevêque de Chicago, le cardinal Blase Cupich, et les cardinaux Robert McElroy de Washington et Joseph Tobin of Newark, dans le New Jersey.
On apprend dans l’émission que le pape a choisi de célébrer les 250 ans de l’indépendance américaine, le 4 juillet, en se rendant sur l’île de Lampedusa, pour porter la parole de l’Église sur l’immigration (“il envoie un message”, confirme l’un des cardinaux sur CBS).
Mais l’entretien revient surtout sur les tensions ces dernières semaines entre le Vatican et Washington.
Car en coulisses, le ton est monté entre les représentants de Trump et du pape, les deux Américains les plus puissants du monde.
Les relations se sont sérieusement dégradées depuis janvier, après l’intervention militaire américaine au Venezuela et les opérations anti-immigrés de l’ICE à Minneapolis.
L’ambassadeur du Vatican aux États-Unis a même été convoqué au Pentagone pour une réunion inhabituellement tendue. La visite du pape aux États-Unis a été annulée dans la foulée.
Cette réunion était si “désagréable” qu’un représentant de Trump a évoqué… les papes d’Avignon ! Quand la monarchie française utilisait la force militaire pour contraindre l’évêque de Rome à se plier à sa volonté.
Je vous raconte.
“Je pense que c’est toujours une mauvaise idée de donner son avis sur des informations qui ne sont ni confirmées ni corroborées.”
Notez qu’il ne dément pas. Mais il ne confirme pas non plus.
Selon plusieurs sources, cet épisode a contribué à faire capoter un projet de visite du pape aux États-Unis.
Dans les semaines qui suivent, le ton du pape change, à l’occasion des tensions au Moyen-Orient.
D’abord mesuré :
“Je prie pour la paix… j’espère qu’un cessez-le-feu sera le moyen le plus efficace.”
Puis plus ferme.
Face aux menaces américaines contre l’Iran, il parle de propos “totalement inacceptables”.
Il met aussi en garde contre l’usage du religieux pour justifier la guerre :
“Jésus n’écoute pas les prières de ceux qui font la guerre.”
Et le pape américain décide d’aller plus loin… et d’en appeler aux responsables politiques de son pays d’origine.
“Contactez les autorités, les responsables politiques, les membres du Congrès, pour leur dire de travailler pour la paix et de rejeter la guerre.”
Aux États-Unis, plusieurs cardinaux emboîtent le pas.
“Ce n’est pas une guerre juste.”
“C’est écœurant de transformer la guerre en divertissement.”
Ce qui s’est joué au Pentagone dépasse une simple réunion diplomatique. C’est le moment où la plus grande puissance militaire du monde rappelle, en citant l’histoire des papes d’Avignon, qu’elle peut faire plier l’Église.
L’entretien à CBS a donc été perçu par le président américain comme une nouvelle provocation.












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