C DANS L'AIR 20 MAI

Iran : Trump tergiverse... 

La Chine en profite ?





Alors que Donald Trump continue de multiplier les menaces et les revirements face à l’Iran, annonçant lundi avoir suspendu une vaste attaque contre Téhéran à la demande des monarchies du Golfe, tout en affirmant que l’armée américaine reste prête à lancer « une attaque totale » à tout moment, Vladimir Poutine est reçu en grande pompe à Pékin aujourd’hui par Xi Jinping, quelques jours seulement après la visite du président des États-Unis en Chine. Une séquence diplomatique qui illustre le rôle central que veut désormais jouer Pékin sur la scène internationale. Car pendant que Washington et Moscou restent empêtrés dans deux conflits majeurs, la Chine avance ses pions et tente de s’imposer comme un acteur incontournable du nouvel équilibre mondial. Avec, en toile de fond, un enjeu stratégique majeur : la sécurisation de ses routes commerciales et énergétiques, alors que le détroit d’Ormuz reste bloqué.


Pour cette 25ᵉ visite de Vladimir Poutine en Chine, le dossier prioritaire reste celui de l’énergie. Affaiblie par les sanctions occidentales, la Russie cherche à renforcer encore ses débouchés vers l’Asie. Moscou espère notamment convaincre Pékin d’augmenter ses importations de pétrole et de gaz russes. Au cœur des discussions : le gigantesque projet de gazoduc Power of Siberia 2, long de 7 000 kilomètres, qui doit relier la Russie à la Chine via la Mongolie. Selon les estimations, il pourrait acheminer jusqu’à 50 milliards de mètres cubes de gaz par an, soit près de 12 % des besoins chinois.


Mais Pékin avance avec prudence. Car Xi Jinping souhaite éviter une trop grande dépendance énergétique. Les négociations porteraient également sur plusieurs points sensibles, notamment le prix du gaz russe. Résultat : malgré les déclarations très appuyées sur une relation sino-russe « inébranlable », Vladimir Poutine pourrait repartir de Pékin sans avancée majeure. Une situation qui rappelle celle de Donald Trump la semaine dernière.


Dans les médias américains, cette succession de visites diplomatiques est largement analysée comme une démonstration de puissance entre les grandes capitales mondiales. Avec une Chine qui apparaît de plus en plus comme un « coacteur » du système international et qui assume ouvertement ses ambitions stratégiques, notamment autour de Taïwan.

Car en parallèle, Pékin accélère aussi son effort militaire. Le budget de la défense chinoise doit encore augmenter de 7 % en 2026 pour atteindre près de 239 milliards d’euros. Un montant certes très inférieur à celui des États-Unis, mais largement supérieur à ceux de la Russie, du Japon ou encore de l’Inde. Une Inde qui vient justement de signer une commande record de 114 avions Rafale auprès de Dassault Aviation.


Et ce contrat irrite particulièrement Pékin. Depuis plusieurs mois, le Rafale français est devenu un symbole des tensions stratégiques en Asie. Entre les démonstrations militaires chinoises, les affrontements aériens entre l’Inde et le Pakistan et les discussions autour d’éventuelles ventes françaises à Taïwan, l’avion de chasse français se retrouve au cœur d’une bataille d’influence. Selon un rapport d’une commission américaine révélé par Reuters, la Chine mènerait même des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux pour tenter de discréditer l’appareil français depuis son utilisation par l’armée indienne face à des équipements chinois déployés au Pakistan.


. Alors, quelle est la stratégie américaine contre l'Iran ? 

. Donald Trump est-il affaibli face à la Chine ? 

. Quels sont les enjeux de la visite de Vladimir Poutine à Pékin ? 

. Quid de l’Europe ? 

Le chef du gouvernement espagnol, dirigeant européen le plus critique envers Donald Trump, s’est rendu quatre fois en Chine en trois ans. Parallèlement, l’arrivée d’entreprises chinoises de pointe dans la péninsule Ibérique s’est nettement accélérée ces derniers temps. 

. Quelles conséquences pour l’UE ?



Nous en parlerons ce soir dans #cdanslair à partir de 17h45 sur France 5. Posez-nous dès maintenant toutes vos questions en commentaire ou sur notre site : http://bit.ly/EmissionCdanslair. du Golfe, tout en affirmant que l’armée américaine reste prête à lancer « une attaque totale » à tout moment, Vladimir Poutine est reçu en grande pompe à Pékin aujourd’hui par Xi Jinping, quelques jours seulement après la visite du président des États-Unis en Chine. Une séquence diplomatique qui illustre le rôle central que veut désormais jouer Pékin sur la scène internationale. Car pendant que Washington et Moscou restent empêtrés dans deux conflits majeurs, la Chine avance ses pions et tente de s’imposer comme un acteur incontournable du nouvel équilibre mondial. Avec, en toile de fond, un enjeu stratégique majeur : la sécurisation de ses routes commerciales et énergétiques, alors que le détroit d’Ormuz reste bloqué.


Pour cette 25ᵉ visite de Vladimir Poutine en Chine, le dossier prioritaire reste celui de l’énergie. Affaiblie par les sanctions occidentales, la Russie cherche à renforcer encore ses débouchés vers l’Asie. Moscou espère notamment convaincre Pékin d’augmenter ses importations de pétrole et de gaz russes. Au cœur des discussions : le gigantesque projet de gazoduc Power of Siberia 2, long de 7 000 kilomètres, qui doit relier la Russie à la Chine via la Mongolie. Selon les estimations, il pourrait acheminer jusqu’à 50 milliards de mètres cubes de gaz par an, soit près de 12 % des besoins chinois.


Mais Pékin avance avec prudence. Car Xi Jinping souhaite éviter une trop grande dépendance énergétique. Les négociations porteraient également sur plusieurs points sensibles, notamment le prix du gaz russe. Résultat : malgré les déclarations très appuyées sur une relation sino-russe « inébranlable », Vladimir Poutine pourrait repartir de Pékin sans avancée majeure. Une situation qui rappelle celle de Donald Trump la semaine dernière.


Dans les médias américains, cette succession de visites diplomatiques est largement analysée comme une démonstration de puissance entre les grandes capitales mondiales. Avec une Chine qui apparaît de plus en plus comme un « coacteur » du système international et qui assume ouvertement ses ambitions stratégiques, notamment autour de Taïwan.

Car en parallèle, Pékin accélère aussi son effort militaire. Le budget de la défense chinoise doit encore augmenter de 7 % en 2026 pour atteindre près de 239 milliards d’euros. Un montant certes très inférieur à celui des États-Unis, mais largement supérieur à ceux de la Russie, du Japon ou encore de l’Inde. Une Inde qui vient justement de signer une commande record de 114 avions Rafale auprès de Dassault Aviation.


Et ce contrat irrite particulièrement Pékin. Depuis plusieurs mois, le Rafale français est devenu un symbole des tensions stratégiques en Asie. Entre les démonstrations militaires chinoises, les affrontements aériens entre l’Inde et le Pakistan et les discussions autour d’éventuelles ventes françaises à Taïwan, l’avion de chasse français se retrouve au cœur d’une bataille d’influence. Selon un rapport d’une commission américaine révélé par Reuters, la Chine mènerait même des campagnes de désinformation sur les réseaux sociaux pour tenter de discréditer l’appareil français depuis son utilisation par l’armée indienne face à des équipements chinois déployés au Pakistan.


Alors, quelle est la stratégie américaine contre l'Iran ? Donald Trump est-il affaibli face à la Chine ? Quels sont les enjeux de la visite de Vladimir Poutine à Pékin ? Quid de l’Europe ? Le chef du gouvernement espagnol, dirigeant européen le plus critique envers Donald Trump, s’est rendu quatre fois en Chine en trois ans. Parallèlement, l’arrivée d’entreprises chinoises de pointe dans la péninsule Ibérique s’est nettement accélérée ces derniers temps. Quelles conséquences pour l’UE ?


Nous en parlerons ce soir dans #cdanslair à partir de 17h45 sur France 5. Posez-nous dès maintenant toutes vos questions en commentaire ou sur notre site : http://bit.ly/EmissionCdanslair.

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