"J’avais mal lu"

 JEAN-PASCAL ZADI : LE REBELLE EN CARTON QUI A "MAL LU" LE CHÈQUE DE 80 MILLIONS


80.000.000





Il fallait oser. Il l’a fait. Et il s’est vautré. En 4K. Sur grand écran.


 LE HÉROS ANTI-BOLLORÉ.


Jean-Pascal Zadi, 45 ans, révélation de Tout simplement noir, visage du cinéma "engagé", "anti-système", "libre". Il signe la grande tribune de Libé. Celle qui dénonce "l’emprise grandissante de Vincent Bolloré et du groupe Canal+ sur le cinéma français". Il pose la signature. Il prend la pose. Il donne des leçons. Bolloré le méchant. Canal le censeur. La liberté d’expression en danger. Debout, les damnés du 7e art !


: LE RÉVEIL BRUTAL.


Quelques heures plus tard. Le JDD appelle. "Au fait Jean-Pascal, Canal+ a financé tes films à hauteur de 80 millions d’euros depuis des années, tu le sais ?"

Silence.

Sueur froide.

Panique à bord.

Et là, la phrase culte. La ligne de dialogue de l’année. Le César du rétropédalage :


« J’avais mal lu le texte. »


MAL LU. 80 millions. Huit. Zéro. Millions. Mais il avait "mal lu".


TRADUCTION : "J’ai signé pour faire le malin sur Instagram, et j’ai oublié que Bolloré paie mon loyer, mes caméras, mes cachets, mon train de vie, et le prochain film où je vais encore expliquer que la France est raciste."


LA MORALE DE L’HISTOIRE ?


 Le courage, c’est gratuit. Sauf quand ça coûte 80 millions.

Facile de cracher dans la soupe quand on croit que c’est celle du voisin. Moins facile quand on réalise que c’est la sienne. Zadi voulait jouer les rebelles de salon. Il s’est pris le plafond de verre. En cristal. Payé par Canal.


"J’avais mal lu" : l’excuse des bacheliers, pas des réalisateurs.

Tu signes une tribune politique dans Libé, contre le premier financeur du cinéma français, et tu as  "mal lu" ? Sérieux ? C’est quoi la suite ? "J’avais mal compris le contrat", "j’avais mal vu les zéros sur le virement", "j’avais mal pigé que le cinéma ça coûte cher" ?


Pas étonnant que ses films soient des bides. Quand tu "mal lis" une tribune de 3000 signes, comment tu "bien lis" un budget de 15 millions ? Comment tu "bien diriges" des acteurs ? Comment tu "bien montes" un film ?


Avec un oiseau pareil, on comprend tout. On comprend les salles vides. On comprend les subventions à perte. On comprend pourquoi le cinéma français "engagé" vit sous perfusion de Canal, du CNC, et de vos impôts.


 Le syndrome Zadi : l’engagement en toc, l’argent en vrai.

C’est toute l’hypocrisie du "cinéma militant" version 2025. Anti-capitaliste le matin sur France Inter. Anti-Bolloré le midi dans Libé. Et le soir ? Au Fouquet’s, pour signer le prochain chèque de Canal.


Ils veulent le beurre : les subventions.

Ils veulent l’argent du beurre : les cachets.

Et ils veulent cracher sur la crémière : Bolloré.

Sauf que la crémière a le carnet de chèques. Et quand elle le ferme, ils font "amende honorable" en 3 coups de fil.


 HEUREUSEMENT QU’IL EST ACTEUR.


Parce qu’en lecture, c’est une catastrophe.

Parce qu’en cohérence, c’est un naufrage.

Parce qu’en courage, c’est un fantôme.


Le mec joue les résistants dans ses films. Dans la vraie vie, il résiste 4 heures. Le temps de vérifier son compte en banque.


Zadi n’a pas "mal lu" le texte. Il a bien lu le relevé Canal+. 80 millions. Et là, d’un coup, la liberté d’expression est devenue très, très négociable. La lutte anti-Bolloré s’est transformée en stage d’excuses. Le Che Guevara du 93 a sorti le drapeau blanc avant le générique de fin.


Le plus drôle ? Il a fait un film qui s’appelle Tout simplement noir. Aujourd’hui, il vient d’inventer le Tout simplement girouette.


Leçon pour les apprentis rebelles : Avant de signer une tribune anti-patron, vérifiez qui paie le loyer. Avant de mordre la main, vérifiez qu’elle ne tient pas votre carrière. Avant de jouer les affranchis, assurez-vous de ne pas être un intermittent du spectacle... et de la dignité.


80 millions d’euros de Bolloré dans la poche, et une tribune anti-Bolloré dans l’autre. Fallait oser. Il a osé. Et tout le monde a rigolé. Sauf Canal. Sauf les spectateurs qui paient sa place de ciné. Sauf la France qui subventionne ce cinéma de tartuffes.


Jean-Pascal Zadi, c’est le symbole d’une époque : engagé, mais pas trop. Rebelle, mais subventionné. Anti-système, mais casté par le système.


Heureusement qu’il est acteur. Parce qu’en héros, il ferait un figurant.


Prochain film chef ? Tout simplement pigeon. Avec Canal+ au générique. Et "j’avais mal lu" en bande-annonce.



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