C DANS L'AIR 11 JUIN

Iran : pourquoi Trump reprend la guerre ?



La Coupe du monde, grand-messe du football mondial, rattrapée par la géopolitique. 

En accueillant l’événement, Donald Trump a tenté d’en faire un symbole d’unité nationale et de puissance retrouvée, mais l’actualité internationale est venue troubler la fête. Une nouvelle escalade entre Washington et Téhéran, après de nouveaux bombardements contre l'Iran ce jeudi, a fragilisé encore un peu plus le cessez-le-feu instauré. Donald Trump a, encore une fois, menacé de frapper "très fort" l'Iran et de s'en prendre à ses infrastructures pétrolières, dont l'île de Kharg, son principal terminal pétrolier, "dans un avenir assez proche".


La compétition a été perturbée par des tensions diplomatiques concrètes. L'arbitre international somalien, Omar Artan, qui devait participer à l'événement, a été refoulé à la frontière, déclenchant une polémique sur l’impartialité et le climat d’accueil. Les joueurs iraniens, eux, ont évolué sous étroite surveillance, soumis à des conditions de séjour strictes et à un encadrement renforcé.


Dans ce climat explosif, le rôle des médias s’est révélé central. Dans une interview, Marc Caputo, journaliste pour Axios, revient sur la montée en puissance spectaculaire du média depuis le début de la crise iranienne. Leur méthode : des informations rapides, très ciblées, souvent issues de sources politiques de premier plan. Cette stratégie leur a permis de devenir incontournables dans le suivi du conflit. Plus encore, certaines révélations publiées par Axios ont eu des effets immédiats sur les marchés. Des annonces liées aux discussions diplomatiques ou aux risques d’escalade ont provoqué des variations notables des prix du pétrole.


Cette tension nationale se lit aussi loin des stades. À Portland, dans le Maine, nous sommes allés à la rencontre des "ice watchers", ces citoyens qui surveillent et signalent les opérations des services fédéraux de l’immigration. Dans cette ville portuaire réputée progressiste, des réseaux d’alerte se sont organisés pour prévenir les communautés migrantes et documenter les interventions. Ces "ice watchers" expriment également une forme de désillusion politique auprès notamment des démocrates, qui apparaissent paradoxalement comme favoris des élections de mi-mandat, malgré une visibilité limitée.


Nous en parlerons ce soir dans #cdanslair à partir de 17h45 sur France 5. Posez-nous dès maintenant toutes vos questions sur Twitter avec le hashtag #cdanslair ou sur notre site : http://bit.ly/EmissionCdanslair.

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