Trump - Netanyahou : les dessous d'un clash
Le ton est de nouveau monté, lundi soir, entre Donald Trump et son allié Benjamin Netanyahou.
Alors qu'il peine à trouver un accord avec l'Iran, et que Téhéran a fait de l'arrêt des combats au Liban une condition préalable à tout accord, le président américain s'est emporté contre son homologue israélien qui avait annoncé quelques heures plus tôt élargir ses opérations dans le sud du Liban, et dans la banlieue sud de Beyrouth. « T'es complètement cinglé », aurait lâché Donald Trump au téléphone, dans des propos rapportés par le média israélien Axios. Sur son réseau Truth social, le locataire de la Maison Blanche s'est ensuite montré rassurant, évoquant échange « très productif » et expliquant avoir convaincu son homologue israélien d'arrêter son offensive : « Il n'y aura pas de troupes à Beyrouth et toutes les troupes qui étaient en route pour Beyrouth ont déjà fait demi-tour ».
Au Liban comme en Iran, l'armée américaine observe avec attention l'utilisation grandissante de l'IA par Tsahal. Lieutenant-général de l'armée de l'air américain, désormais à la retraite, Jack Shanahan a piloté le déploiement de l'intelligence artificielle au Pentagone. Le 28 février, c'est l'IA qui a permis aux Etats-Unis de frapper près de 900 cibles en 12 heures, après avoir recoupé des milliers d'images de vidéosurveillance, d'images satellites et d'informations issues du terrain. Mais une telle utilisation de l'IA pose aussi de nombreuses questions quant à la pertinence de certaines cibles. L'attaque de l'école de Minab, qui a fait 175 morts dont de nombreux enfants, figurait sur une liste de cibles américaines et pourrait avoir été confondue avec un site militaire, selon le Washington Post. « À mesure que le rythme de la guerre s'accélère et que la pression pour trouver davantage de cibles augmente, il est indispensable de mettre en place des mécanismes de contrôle afin de garantir la légitimité des cibles », plaide désormais Jack Shanahan.
Pour Trump, trouver un accord avec l'Iran est devenu une véritable obsession. Le président américain veut laisser sa marque dans l'Histoire, et il entend bien mettre les bouchées doubles cet été. En marge de l'ouverture de la Coupe du monde de football, le président prépare son 80e anniversaire le 14 juin et les 250 ans de l'Indépendance américaine qui doivent commencer le 25 juin. Mais la « grande fête patriotique » souhaitée par Donald Trump accumule les déboires, à commencer par les défections en cascade de musiciens qui affirment ne pas avoir été mis au courant de la teneur politique de l'événement. Reste aussi la construction de la nouvelle salle de bal de la Maison Blanche voulue par Donald Trump, mais qui fait polémique. Le président s'est bien gardé de demander l'autorisation au Congrès pour entamer les travaux de ce projet faramineux à 400 millions de dollars.
. Qui va le financer : le contribuable américain ou de riches mécènes ?
Le milliardaire continue d'entretenir la confusion.
. En quoi l'offensive israélienne contre le Hezbollah au Liban contrecarre-t-elle les plans de Donald Trump avec l'Iran ?
. Pourquoi le déploiement de l'IA dans les opérations militaires américaines divise ?
. Et que disent les obsessions de grandeur de Donald Trump sur son rapport au pouvoir ?
Nous en parlerons ce soir dans #cdanslair à partir de 17h45 sur France 5. Posez-nous dès maintenant toutes vos questions sur Twitter avec le hashtag #cdanslair ou sur notre site : http://bit.ly/EmissionCdanslair.


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