| | TOUT LE MONDE A ENVIE • Il semblerait que, malgré ces tentatives toutes solférinesques du PS, on manque de candidats à cette présidentielle. Mais le multimillionnaire Matthieu Pigasse, banquier d'affaires et patron de médias, entre autres, semble partager cette ambition intime qui rend toute la sphère politique absolument marteau. Pigasse ne s'en cache d'ailleurs pas. «Regarde ce que je fais et ce que je dis depuis des semaines. Je m’en prends plein la gueule, de manière injuste et parfois indigne. Est-ce que tu penses que je fais ça pour le fun ?», disait-il en mai à Olivier Faure qui lui demandait s'il avait envie de se lancer dans le bain politique, avance le Monde. Pigasse le reconnaît. Il est d'ailleurs «disponible» si la gauche a besoin de lui. Mais il nie en revanche cette anecdote rapportée par le Figaro et le Monde selon laquelle il aurait glissé un jour à Alain Minc que «plus tard», il sera «Président». En son temps, Macron avait formulé une prophétie similaire auprès de l'économiste, dans son bureau de l'avenue George V. Celle-ci s'est réalisée. Et celle de Pigasse ? | | Matthieu Pigasse. Photo Lou Benoist. AFP (2026) | CARAMBA • Et un nouveau référendum envisagé par Macron qui n'aura pas lieu. Il y a un an, le Président s'interrogeait sur la possibilité de consulter les Français sur la loi sur la fin de vie, en cas «d'enlisement» au Parlement, comme le rappelle le HuffPost. Les deux chambres sont bien à fronts renversés sur ce texte (l'Assemblée pour, le Sénat contre) mais le gouvernement pense savoir comment surmonter le blocage. «Je peux vous dire que le Parlement se prononcera de manière définitive avant la suspension de cet été», assure le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous, sur Sud Radio ce matin. La commission mixte paritaire qui se réunit cet après-midi sera, sauf énorme surprise, non-conclusive. Mais l'exécutif a déjà prévu la suite, comme le détaille Panifous : «Alors nous convoquerons le texte la semaine du 22 juin à l'Assemblée, il repartirait pour une ultime navette, un ultime aller-retour au Sénat et on donnera le dernier mot aux députés le 15 juillet.» Sans report possible à septembre ? «Non, je m’y engage», répond le ministre. | DIVISER POUR NE PAS DIVISER • Bruno Retailleau a beau mettre la pression sur les élus LR pour qu'ils s'engagent dans sa campagne (on vous rappelle si vous n'en avez pas conscience que le contraire serait «un crime contre la France»), certains sont toujours plus que réticents. Il faut dire que l'exemple vient d'en haut. Laurent Wauquiez, chef des députés de droite, n'est ainsi pas décidé à faire campagne pour le président du parti, même s'il jure vouloir «se réconcilier» avec ce dernier, qui est de son propre aveu «le candidat légitime» de LR. De bien jolies paroles qui n'empêchent pas Wauquiez de sécher le premier grand meeting de Retailleau, le 20 juin au Parc Floral de Paris. Officiellement car cela... diviserait son camp selon lui, qui plaide pour une candidature unique de la droite via une primaire incluant les zemmouristes. «Je ne veux pas alimenter une machine à diviser qui consiste à soutenir un candidat de droite contre un autre candidat de droite, argue-t-il ce matin sur TF1. Moi mon énergie, je la mets à rassembler, […] à essayer de dire à tout le monde ''maintenant il faut qu'on se rassemble, il faut qu'on ait un seul candidat''.» Et cela commence, logiquement, par le fait de ne pas se rassembler derrière le candidat de son parti. | ET SINON ••• Personne ne l'attendait mais elle revient. Nathalie Kosciusko-Morizet, partie de la politique après sa défaite aux législatives en 2017, était sur France inter ce matin. Pas de panique, «NKM» n'est pas candidate à la présidentielle, elle. Elle a, en revanche, décidé de soutenir Édouard Philippe. Qu'est-ce qui l'a séduite ? «Face aux très grandes transformations, on a besoin de quelqu'un qui peut rassembler», résume celle qui ambitionne d'être «utile», notamment sur les questions de grâce d'intelligence artificielle. Vaste programme. | |
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