Newsletter Chez Pol n°1746 couvre budget, exil fiscal Cazeneuve, élections 2027, et loi fin de vie.
Juvin presse pour PLF 2027 dès septembre; gouvernement réticent aux congés climatiques.
Temal prépare challenge Kanner pour présidence groupe PS Sénat; Jeunes Socialistes votent unité gauche.


| #Marathon #Retouches #Exil #Amorphe #Remix Chez Pol n°1746 - Réservé aux abonnés Libé |
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Bonjour, nous sommes le 22 juin et c'est le bon jour pour boire frais. |
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Où trouvent-ils toute cette énergie ? Photo Geoffroy Van der Hasselt. AFP (2025) | | FAIT MAISON Juvin (LR) met la pression sur le calendrier budgétaire AU COMPTOIR Le gouvernement pas emballé par l'idée de congé climatique ; Macron a ses chouchous pour 2027 (et ce ne sont ni Philippe ni Attal) ; et le cabinet de Cazeneuve au top sur l'exil fiscal VU DU PERCHOIR Temal, l'homme qui voulait être calife à la place de Kanner LE CHIFFRE 84% BO BO BONUS Hommage, for sure ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI Dernier tour de piste pour la loi sur la fin de vie L'ADDITION Jouons avec Retailleau | |
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| OH SHIT HERE WE GO AGAIN • Et c’est déjà reparti pour le marathon budgétaire. Du moins pour fixer son calendrier. Certes la Constitution impose au gouvernement de déposer son projet de loi de finances (PLF) «au plus tard le premier mardi d’octobre». Mais l’an dernier, cela n’a pas empêché le texte d’arriver avec une semaine de retard entre les mains des députés. Au-delà des délais légaux, mais sans que les Sages n’y trouvent rien à redire. Cette année, le rapporteur général du budget à l’Assemblée, Philippe Juvin (LR), est bien décidé à rattraper le temps perdu voire à en gagner. Il a réclamé à Bercy, dans le cadre des discussions sur la réforme de la procédure d'examen budgétaire, que le PLF 2027 atterrisse en commission des Finances dès le 15 septembre (soit bien avant la deadline du 6 octobre). Trois semaines d’avance pour une semaine de retard, le député tient les comptes. L’espoir fait vivre, paraît-il. I.V. | | Quand t'attends le Budget du gouvernement. Photo Telmo Pinto. NurPhoto via AFP (2026) |
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| | EMPLOYÉ DU MOIS • Que les Français les plus riches se rassurent. S’ils souhaitent échapper au fisc français en transférant leurs sociétés au Luxembourg, August Debouzy a la solution. D’après Mediapart, le prestigieux cabinet d’avocats organisait le 17 juin une conférence dans ses bureaux au titre éloquent : «Transfert de siège social à l’étranger : aspects fiscaux et juridiques – France et Luxembourg.» Autrement dit, un raout pour présenter les avantages de l’exil fiscal auquel l’un des associés du cabinet et potentiel candidat de gauche à la présidentielle, Bernard Cazeneuve, ne trouve rien à redire. Si dans un premier temps, l’éphémère Premier ministre de la fin du quinquennat de François Hollande a expliqué au média d’investigation penser qu'il ne faut «pas encourager les entreprises françaises à partir à l’étranger» et donc «ne pas avoir de problème à manifester un désaccord avec ces pratiques», il a finalement refusé de dénoncer l’évènement organisé. L’ancien maire de Cherbourg s’est ainsi refusé à tout commentaire, explique Mediapart. Et n’a donc pas affirmé le moindre désaccord. | | Bernard Cazeneuve. Photo Ian Langsdon. AFP (2026) | CHOUCHOUS • On ne sait pas si Emmanuel Macron joue à Mon petit prono pour la Coupe du monde, mais il semble bien jouer à Ma petite présidentielle. Après avoir pronostiqué une qualif' de Jean-Luc Mélenchon pour le 2d tour, le Président continue de distiller ses prédictions pour 2027, au fil des confidences distillées dans la presse. À un macroniste qui lui disait voir plutôt Jean Castex, Gérald Darmanin ou Sébastien Lecornu pour porter les couleurs du «bloc central» à la présidentielle, Macron a répondu, selon le Parisien : «Je suis d'accord.» Une façon comme une autre de signifier qu'il n'imagine pas de destin élyséen pour Édouard Philippe ou Gabriel Attal, les deux principaux candidats de son camp, occupés ces derniers temps à prendre leurs distances avec lui pour échapper à l'étiquette d'héritiers. Pas très reconnaissants envers celui qui les a propulsés à Matignon, les deux ex-Premiers ministres n'épargnent plus guère Macron. Qui le leur rend bien en laissant fuiter ceux qui auraient sa bénédiction. | C'EST NOTRE PROOOJET • En avril, l'eurodéputée Chloé Ridel présentait le projet du PS, exceptionnellement validé à l'unanimité par le bureau national avant le vote des militants, prévu jeudi. Mais depuis cette présentation, le programme des roses a connu quelques retouches. Politico a notamment repéré deux mises à jour dans la V2 soumise au vote et amendée par les encartés. La première modification prévoit l'instauration de «l'inéligibilité des personnes condamnées pour racisme ou antisémitisme». Une mesure qu'on retrouve aussi dans le projet de loi que doit présenter Aurore Bergé le 1er juillet. Deuxième changement noté par nos confrères : l'interdiction de «toute aide publique financière à la presse condamnée pour incitation à la haine». Une formule qui vise sans grand mystère CNEWS et ses nombreuses condamnations. Mais pas seulement. C'est aussi une manière de répliquer à la promesse de Jean-Luc Mélenchon de démanteler les «empires médiatiques» dès les premières semaines de son éventuel mandat à l'Élysée. | | Déjà obsolète ? Photo Henrique Campos. Hans Lucas via AFP (2026) | MERCI MAIS NON MERCI • Le gouvernement n'est pas emballé par l’idée de «congés climatique». Que faire pour rendre les étés plus vivables alors que les canicules se multiplient et s’intensifient ? Voilà une question qui anime les politiques en ce moment alors que les températures doivent dépasser les 40 degrés à plusieurs reprises cette semaine. Face aux grandes chaleurs, la boss des écolos Marine Tondelier propose notamment «la création d’un congé climatique jusqu’à 5 jours, pour permettre à chacun de faire face à une canicule, une inondation, un incendie ou une fermeture d’école liée au climat, sans perte de revenus». Une idée déjà en vigueur en Espagne mais qui ne semble pas plaire au gouvernement. «La solution assez simple de dire "on va faire des congés climatiques", ce n'est pas ça qui va permettre que dans le temps, sur le long terme, notre population s'adapte», a ainsi expliqué la ministre de la Santé Stéphanie Rist sur TF1 ce matin. Fermez le ban, et les volets. |
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| | Et si c'était lui ? Photo Adnan Farzat. NurPhoto via AFP (2026) | Temal, l'autre socialiste qui «se prépare» Par S.N. et A.-S.L. Patrick Kanner verrait-il sa présidence du groupe socialiste au Sénat menacée ? Alors que la moitié des sièges de chambre haute du Parlement sont concernés par les élections du 27 septembre prochain, les grandes manœuvres se préparent chez les roses du Palais du Luxembourg qui doivent renouveler leurs instances une fois le scrutin passé. Un membre du groupe PS se verrait bien prendre la place du Nordiste, en poste depuis 2018 : le sénateur du Val-d’Oise Rachid Temal. «Je suis déterminé, j’y travaille», dit-il à Chez Pol, refusant toutefois d’officialiser sa candidature qui n’est désormais plus qu’un secret de polichinelle. «Il faut que le groupe retrouve une voix forte. Qu’il soit plus force de proposition, d’anticipation… Il faut une nouvelle incarnation», explique l’ancien Premier secrétaire du PS par intérim. Lequel rend toutefois hommage au travail de Kanner. «Il a été utile notamment au début du premier quinquennat d’Emmanuel Macron où c’était compliqué et où il y avait des divisions. Il était celui qui a stabilisé le système», dit-il. Mais il n’oublie bien sûr pas d’ajouter que, selon lui, «il faut qu’un nouveau cycle s’ouvre à quelques mois d’une présidentielle historique». Temal promet une «direction plus collégiale et plus transparente» s’il est choisi par ses petits copains et explique d’ailleurs travailler dès aujourd’hui avec des membres de tous les courants du PS, lui qui, comme Kanner est un opposant interne de Faure. Cela ne l’empêche pas, par exemple, de notamment bûcher à son élection avec un proche du Premier secrétaire, Rémi Cardon, que certains disaient intéressé par la présidence lui aussi. Parmi les chantiers identifiés par Temal : la mise en valeur du travail des sénateurs dans l’hémicycle comme sur leurs territoires. «On ne peut pas rester un parti qui reste amorphe au Sénat sur les propositions qu’on porte», souffle celui qui veut montrer que si la droite règne en maître au Palais du Luxembourg, il peut être un espace «divers». Mais Kanner, qui compte bien rempiler, n’est pas vu perdant par tout le monde. «Il est insubmersible, affirme un député PS. Il est très habile, sait parfaitement traiter les gens quand il juge que c’est nécessaire et vu que tous ses concurrents potentiels agacent, il peut s’en sortir par une forme de rondeur.» | |
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| | La jeunesse porte en elle un idéalisme et un optimisme qui frisent parfois l'irrationnel. Hier, les Jeunes Socialistes en ont donné une nouvelle preuve en adoptant, à 84%, une résolution réaffirmant leur foi dans une «union de la gauche et des écologistes». «Face à la montée de l'extrême droite et au péril de son arrivée au pouvoir, et à l'heure du repli sur soi des nations, l'héritage de justice, d'émancipation et de dignité du Front populaire nous oblige et doit nous conduire, grâce à un processus démocratique de primaire, à porter un Front populaire pour 2027, permettant une candidature commune de la gauche et des écologistes à la présidentielle», écrivent-ils dans une phrase aussi interminable que la canicule qui accable la France. Et d'ajouter : «L'histoire nous regarde, à nous d'être à la hauteur.» Ils sont en tout cas à la hauteur des attentes d'Olivier Faure, partisan d'un primaire (et même de deux) pour aboutir à une candidature unique en 2027. Sauf que le Premier secrétaire socialiste voit ses plans contrariés par une opposition interne coriace. Le soutien des Jeunes Socialistes à un processus unitaire tombe donc à pic pour un patron des roses sérieusement en difficulté. |
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| | | | Hier soir, Macron vivait sa dernière fête de la musique à l’Élysée. En chemise blanche, manches retroussées, le chef de l’État a ainsi pu profiter des talents de l’orchestre symphonique Confluences, de ceux du mythique DJ Cerrone mais également d’un remix en son hommage reprenant une partie de son discours tenu en janvier dernier au Forum économique mondial de Davos (Suisse) et notamment le désormais célèbre For sure. |
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| | • Montrouge, 13h30 Le think tank historiquement proche du PS, Terra Nova, a réalisé un authentique exploit, en partenariat avec Politico : réunir Glucksmann, Hollande, Cazeneuve, Tondelier, Vallaud et Batho, tous candidats déclarés ou presque pour 2027. Mais pas pour un débat, les ambitieux se succéderont pour parler de la politique énergétique de la France. | • Assemblée, dès 16h Et revoilà le texte sur la fin de vie qui revient pour la 3e fois dans l'hémicycle de la chambre basse pour une nouvelle lecture avant son adoption définitive prévue le 15 juillet. Parallèlement, c'est le projet de loi Ripost qui fait aussi son retour, en commission des Lois. | • Et aussi Après avoir présidé une nouvelle cellule de crise sur la canicule qui assomme la France, Macron déjeune avec Edi Rama, le Premier ministre albanais ; et près de trois semaines après la découverte du corps de la jeune Lyhanna, un rapport d'inspection très attendu va être déposé sur le bureau de Lecornu pour faire la lumière sur les dysfonctionnements dans cette affaire. | |
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| | On termine avec notre jeu du jour. Qui a tendu la main, hier, à Bruno Retailleau ? • Gabriel Attal • Éric Zemmour • Marine Le Pen • Florian Philippot • Marion Maréchal • Nicolas Dupont-Aignan Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus.
 | | L'eurodéputée Marion Maréchal a tendu la main dimanche au candidat de LR à la présidentielle Bruno Retailleau, qui a tenu la veille son premier meeting de campagne, estimant ne pas comprendre ce qui "idéologiquement" l' empêcherait de travailler avec l'extrême droite. |
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Et enfin, les résultats de notre jeu de vendredi. En effet, Retailleau surnomme bien ceux qui, à droite, contestent sa candidature, les piranhas. Et non les taons, même s'ils sont enquiquinnants et le piquent régulièrement. |
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Sur ce, bonne journée 👋. Et à demain sur les routes de l'info. |
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