| | IL NOUS FAUT UNE LIGNE LECLERC • La grande primaire de la gauche unitaire non-mélenchoniste aura-t-elle vraiment lieu ? C'est de moins en moins sûr à mesure que les socialistes entravent eux-mêmes le processus. Mais si elle devait quand même advenir, à quoi ressemblerait le casting ? Aux côtés des candidats déjà déclarés (Clémentine Autain, François Ruffin, Marine Tondelier…) et des candidats planqués (Faure, Vallaud), quelques surprises pourraient bien s'inviter à la fête. Paris Match rapporte ainsi que le patron des roses a notamment sondé, «il y a quelques mois», une figure de la société civile, extérieur au sérail mais qui entretient un certain flou artistique sur ses ambitions : Michel-Édouard Leclerc. «Un peu comme un défi, il m’a dit "Vous venez à la primaire de la gauche ?", affirme l'homme des hypers marchés. J’ai répondu "Pourquoi que la gauche ?"’ et ajouté que c’était une machine à faire perdre.» Faure assure à l'hebdo qu'il lui a juste demandé «s’il était candidat à la présidentielle». Ce serait, sinon, un 2e échec pour le Premier secrétaire socialiste qui a aussi tenté, en vain, d'embarquer Laurent Berger dans l'aventure. | | Quand tu veux pas rentrer dans le cadre. Photo Fred Tanneau. AFP (2026) | QUI EST CHAUD ? • Comme aime l'écrire régulièrement un des auteurs de Chez Pol, bercé au rap français des années 90/2000 : il fait chaud, il fait de plus en plus chaud. L'occasion idéale pour Marine Tondelier de ressortir sa proposition de congé climatique «jusqu’à 5 jours, pour permettre à chacun·e de faire face à une canicule, une inondation, un incendie ou une fermeture d’école liée au climat, sans perte de revenus». Et de lancer, via les Écologistes, une pétition baptisée «40°C au travail ? Protégeons les travailleurs et les travailleuses les plus exposé·es». «Le climat change. Nos droits doivent changer aussi», écrivent les verts, s'inspirant d'une mesure qui existe déjà en Espagne depuis 2024 mais qui ne plaît guère au gouvernement français. «Mais cette mesure ne verra le jour que si nous sommes nombreux à l’exiger», ajoutent les écolos. Quelques jours après sa mise en ligne, la pétition ne décolle pas autant que le mercure et flirte pour l'instant avec les 7000 signataires. | TIR AMI • S'il regardait France 2 ce matin, Raphaël Glucksmann a dû serrer les dents en entendant l'interview de Yaël Braun-Pivet. Interrogée sur la multiplication des ambitions au sein de feu le «socle commun», la présidente macroniste de l'Assemblée a d'abord regretté de partir au combat pour 2027 en étant «séparés», «chacun dans son couloir». Avant d'égrener les noms de son «champ politique», qui va, selon elle, «des gaullistes républicains jusqu'à la social-démocratie» : «Bruno Retailleau, Édouard Philippe, Gabriel Attal, Raphaël Glucksmann.» Glucksmann dans le même bateau que le très droitier et conservateur Retailleau ? Braun-Pivet a bien osé ce rapprochement qui sonne comme un baiser de la mort envers l'eurodéputé Place publique, qui fait pourtant tout son possible pour échapper au procès en «nouveau Macron» que lui instruisent notamment les insoumis. | | Ecoutez, j'en ai une bonne : Retailleau et Glucksmann sont dans un bateau. Photo Magali Cohen. Hans Lucas via AFP (2026) |
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