| | RENFLOUEMENT BRUN • Il faut une sacrée dose de confiance en soi pour vouloir être Président. Et Philippe Brun n'en manque visiblement pas. Le député PS s'est déclaré ce matin sur RMC «candidat à la primaire interne du PS», qui devrait donc être validée ce soir [voir Fait maison⬆️] mais restons sur nos gardes avec les socialistes. L'objectif affiché de Brun, qui a recruté le porte-parole des députés socialistes, Romain Eskenazi, comme directeur de campagne ? «Que la gauche ne soit plus à côté de ses pompes» et que «les salariés ne soient plus les vaches à lait du système». Une ligne qu’il estime être «le seul à porter», puisque même Mélenchon «a fait un meeting à Saint-Denis sans parler de salaires». Pour y remédier, il souhaite, un peu comme Gabriel Attal, aller «droit au brut» en le rapprochant du salaire net. Mais à la différence du macroniste, Brun veut mettre «davantage à contribution les rentiers, les revenus du capital» ou taxer plus lourdement les gros héritages. Sa proposition phare ? «Baisser la CSG pour les salariés qui gagnent moins de 4000€/mois», explique-t-il, faisant au passage la promo de son site salairebrun[.]fr qui permet de calculer combien sa réforme rapporterait à chacun. Une personnification de la mesure qui en dit long, elle aussi, sur une certaine dose d'estime de soi. | | Brun ne compte pas pour des prunes. Capture d'écran RMC | SEUL EN SEINE • Un autre socialiste a, en tout cas, décidé de ne pas passer par la case primaire. Karim Bouamrane, maire PS de Saint-Ouen (Seine-Saint-Denis) est donc candidat à l'Élysée, directement. Voilà qui devrait déplaire à la direction PS qui, selon l'intéressé, invité de France info ce matin, le «méprise»: «Quand vous êtes une femme ou un responsable politique fils d'ouvrier, arabe, noir et musulman, ça leur pose problème.» Ou comment accuser son propre parti d'être raciste sans pour autant le quitter. Mais et la primaire alors ? «C'est une tactique de boutiquiers pour éviter d'attaquer en frontal Mélenchon et s'auto-persuader que le meilleur candidat, c'est Faure, déballe-t-il. [...] Moi quand je me promène en Bretagne ou dans les Landes, on ne me parle pas de primaire, on me parle de lutte contre le narcotrafic.» Bouamrane estime donc que ce sont les sondages qui vont «départager» les impétrants. L'édile a pour lui un programme vraiment novateur qui devrait, à n'en pas douter, bousculer l'ordre établi - ou au moins changer le «mindset», comme il le répète lui-même, des cadors de gauche. «Nous sommes de plus en plus majoritaires à vouloir plus de sécurité, plus de santé, plus d'éducation et plus de souveraineté», clame celui qui se présente comme l'homme qui «a failli devenir Premier ministre» mais a «refusé». On aimerait beaucoup rencontrer ces candidats qui prônent moins de sécurité, de santé, d'éducation et de souveraineté. | IL DIT LES THERMES • Les Vichyssois, et leurs élus, ont du mal à avaler la pastille. Depuis trop longtemps selon eux, on abuse de l'expression «régime de Vichy» pour désigner la France sous Pétain. Un crève-cœur pour les locaux, qui s'est rejoué cette année avec le brevet des collèges. Le sujet demandait aux élèves de présenter «les caractéristiques du régime de Vichy». Le maire de la ville thermale, Frédéric Aguilera, n'a guère goûté la formulation et a pris la plume pour signer une lettre ouverte sur cette fâcheuse question. «Une fois encore, l'Éducation nationale choisit une expression qui ne permet pas d'enseigner correctement cette période essentielle de notre histoire. Car ce régime avait un nom : l'État français. Ce n'était pas un détail administratif. C'était un choix politique», écrit-il. Il réclame que le gouvernement fasse «évoluer les programmes et les sujets d'examen». Et l'édile d'ajouter, auprès d'Ici Pays d'Auvergne : «Ce n'est jamais très agréable pour les Vichyssois d'être associés et que leur nom soit associé effectivement à ce régime qui a été un régime antisémite et collaborationniste.» On ne dira pas le contraire. | | Pas content ! Photo Nicolas Guyonnet. Hans Lucas via AFP (2024) | ET SINON ••• Yaël Braun-Pivet a bien envoyé aux groupes de l'Assemblée sa proposition de réforme du règlement de la chambre basse. Comme on vous l'a déjà raconté ici, ce sera bien moins ambitieux qu'initialement imaginé, avec tout de même quelques évolutions techniques et procédurales significatives. Pour le détail de ces mesures consensuelles, c'est sur LCP que ça se passe. | ET ENCORE ••• On vous disait hier qu'il y avait, après le retrait de Philippe Poutou, 2 candidats d'extrême gauche déclarés pour 2027 : Anasse Kazib et Nathalie Arthaud. Ils sont en réalité 3. Non, on ne parle toujours pas de Mélenchon, mais de Selma Labib, candidate du NPA Révolutionnaires, l'une des multiples branches sécessionnistes du NPA originel. | |
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