Iran : Trump s'entête...
à n'importe quel prix ?
La pression monte à Washington.
Le secrétaire américain à la Défense, Pete Hegseth, a demandé au Congrès une rallonge de 67 milliards de dollars pour financer les opérations militaires contre l'Iran. Cette demande, supérieure aux prévisions initiales, suscite des critiques, y compris parmi certains élus républicains, qui réclament davantage de visibilité sur la stratégie américaine et le coût réel de l'engagement.
Le bilan humain alimente également les débats. Depuis le début de la guerre en Iran, le 28 février dernier, 17 soldats américains sont décédés sur le front. Un bilan qui pourrait s'alourdir pour les États-Unis, mais Donald Trump n'entend pas revoir ses plans. Pour chaque soldat tué, l'Iran payera « plusieurs fois » le prix, a menacé le président américain, alors que l'armée américaine poursuit ses frappes. Pendant ce temps, les rebelles houthis poursuivent leurs attaques contre des navires en mer Rouge, maintenant une forte pression sur le trafic maritime international.
Le programme nucléaire iranien reste le principal point de friction. Donald Trump a de nouveau affirmé qu'il était prêt à frapper les installations nucléaires les plus protégées, notamment les sites souterrains comme ceux de Natanz ou de Fordo. Mais une autre interrogation demeure : où se trouvent les stocks d'uranium hautement enrichi ? L'administration américaine avait évoqué leur transfert sous contrôle international, mais cette hypothèse n'a jamais abouti.
Cette situation rappelle les conséquences du retrait américain, en 2018, de l'accord sur le nucléaire iranien signé sous Barack Obama. L'objectif était d'obtenir un accord plus strict. Huit ans plus tard, le constat est sévère. L'Iran a considérablement développé ses capacités d'enrichissement d'uranium, tandis que les négociations sont au point mort.
Au Liban, les efforts diplomatiques se poursuivent. La visite du président Joseph Aoun aux États-Unis vise à renforcer la coopération avec Washington, aussi bien sur les questions de sécurité que sur le plan économique. En parallèle, la reprise progressive des liaisons aériennes et commerciales est perçue comme un signal encourageant pour un pays durement touché par les crises successives.
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