C DANS L'AIR 9 JUILLET

Trump champion du monde... des embrouilles !




L'heure est à la fête pour les Belges. À l'issue de leur victoire (4-1) contre les Etats-Unis, en huitième de finale de la Coupe du monde de football, les diables rouges ont singé, hilares, la danse de Donald Trump dans leur vestiaire. Non seulement les Belges ont éliminé le dernier pays hôte à domicile, mais ils ont aussi répondu à leur manière à Donald Trump. Quelques jours plus tôt, le président américain avait appelé son ami et président de la FIFA, Gianni Infantino, pour lui demander de faire réexaminer le carton rouge reçu par l'attaquant américain Folarin Balogun contre la Bosnie. « Je ne savais pas que dans les bureaux de la Fifa, le 5 juillet correspondait au 1er avril en Europe », avait dénoncé l'entraîneur de la Belgique Rudy Garcia, en conférence de presse. Depuis, les réactions s'enchaînent : l'UEFA (l'instance européenne du football) a fait part dans un communiqué de son « incrédulité face à une décision aussi inédite, incompréhensible et injustifiable ». Même le commissaire européen au Sport, Glenn Micallef s'en est mêlé, estimant que « cette décision était erronée ». L'affaire est d'autant plus grave que Gianni Infantino a déjà été critiqué pour avoir attribué le prix de la Paix de la FIFA à Donald Trump en décembre 2025. À ce sujet, une cinquantaine de députés européens ont demandé l'ouverture d'une enquête sur les conditions d'attribution de ce prix, tandis que deux plaintes ont été déposées auprès de la commission d’éthique de la FIFA.


Quelques jours plus tôt, c'est l'équipe de France, et plus précisément son capitaine Kylian Mbappé qui a fait l'objet d'une attaque lorsqu'une sénatrice paraguayenne a notamment laissé entendre, qu'enfant, l'attaquant des Bleus « tétait des noix de coco ». La réponse de l'attaquant vedette des Bleus n'a pas tardé, dénonçant « une femme méprisable et indigne de sa fonction ». Emmanuel Macron a personnellement apporté son soutien à l'attaquant français, mais l'affaire s'ajoute à une longue liste d'attaques racistes subis par les joueurs ces dernières années. En février dernier, c'est le joueur argentin Gianluca Prestianni qui avait reçu six matchs de suspensions après des accusations de propos racistes tenus à l'encontre du brésilien Vinicius Jr durant un match de Ligue des champions. Le public de la Coupe du monde n'est d'ailleurs pas en reste : la FIFA a annoncé l'ouverture d'une enquête concernant des cris racistes adressés au streamer IshowSpeed lors de matchs de l'Argentine. 


Dimanche, l'Algérie a fêté l'anniversaire de son indépendance et le président Abdelmadjid Tebboune a gracié plusieurs milliers de détenus, mais pas le journaliste français Christophe Gleizes, condamné et emprisonné depuis plus d'un an pour « apologie du terrorisme » après un reportage en Kabylie. En soutien au journaliste, la FIFA a accrédité Christophe Gleizes à la Coupe du monde. 

En France, mis à part Didier Deschamps, l'équipe de France et ses anciens joueurs n'ont jamais répondu aux demandes de soutien de la famille de Christophe Gleizes. « Mbappé, il a la Coupe du monde, qu’il s’occupe de la Coupe du monde et on ne va pas le harceler là-dessus. Idem pour Zinédine Zidane. On a compris qu’il ne pourrait pas intervenir, on ne lui en veut pas », a réagi le beau-père du journaliste, Francis Godard. Les proches de Christophe Gleizes comptent maintenant sur la visite du président Tebboune en Allemagne, le 16 juillet, pour solliciter l'aide des Allemands dans ce dossier.



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