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CHEZ POL 27 JUILLET

 


 



On termine avec notre

#Pins #Flotte #Exploit #Montagne #OpenBar
Chez Pol n°1770 - Réservé aux abonnés Libé



Bonjour, nous sommes le 27 juillet et c'est le bon jour pour rester mobilisés.

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Emmanuel Macron. Photo Raphael Fournier. Divergence (2017)

AU COMPTOIR Incroyable : les écolos ne sont pas les seules victimes de la chasse au bouc émissaire des incendies ; et ce ministre prêt à soutenir 2 candidats différents pour 2027

LE CHIFFRE 4

L'HIPPOLDROME Le Maire, ce vrai-faux candidat qui fait la leçon à tous les autres

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI Macron sur le front des incendies

L'ADDITION Jouons avec Paris

ÇA CHAUFFE • Les polémiques politiciennes s'embrasent parfois aussi vite qu'un feu dans une forêt de pins. Surtout en temps de catastrophe naturelle où la recherche de bouc émissaire devient un sport national. Et ça tombe souvent, croyez-le ou non, sur les écolos. Mais en ce moment, la droite en prend aussi pour son grade. Après Gabriel Attal, accusé d'avoir empêché l'achat de 2 Canadairs, c'est au tour de Bruno Retailleau d'être ciblé. En mai 2025, celui qui était alors ministre de l'Intérieur avait refusé l'installation d'une nouvelle base aérienne pour Canadairs à Mont-de-Marsan (Landes). Une décision, moins de 3 ans après d'importants incendies à La Teste-de-Buch, qu'avait du mal à digérer le président PS du département des Landes, Xavier Fortinon : «Cela en dit long sur l’intérêt réel que portent ce gouvernement et ses soutiens à la protection du massif forestier landais et à la sécurité de nos concitoyens.» Un an plus tard, c'est le RN qui a ressorti l'archive pour taper sur le candidat LR à la présidentielle, alors que la Gironde et les Landes crament à nouveau. «En 2025, Retailleau a refusé la création d'une base de Canadairs à Mont-de-Marsan, promise par Darmanin en 2023. Les promesses n'éteignent pas les incendies», a ainsi balancé la députée lepéniste de Gironde Edwige Diaz, sur France info.

This is fine. Photo Quentin de Groeve. Hans Lucas via AFP (2025)

VOUS N'AVEZ PAS LES BASES • Du côté de LR, on défend le patron. Vice-président du parti, Julien Aubert a répliqué à Diaz. Elle «ne connaît rien à la protection incendie, brasse de l’eau et elle en est fière», défouraille ce proche de Retailleau. Et de rappeler que le Vendéen «a installé à Libourne [aussi en Gironde, ndlr] la 4eme unité militaire de sécurité civile qui est en train justement d’être utilisée». Il ajoute également : «En matière de feux de forêt, ce qui compte, c’est la rapidité d’intervention des avions prépositionnés dans le ciel, pour frapper vite. Pas d’avoir une flotte dispersée à terre dans une multiplication de bases coûteuses et qui attend qu’on l’utilise.» Ainsi, s'en prendre à Retailleau, «qui a modernisé la flotte et fait en sorte qu’elle soit à un haut niveau de disponibilité», est pour Aubert «malhonnête, inconvenant et pas glorieux». Et puis le RN devrait le savoir : on est toujours le coupable de quelqu'un

RATELIERS • Bientôt 5 candidats à la présidentielle soutenus par le gouvernement, dont 2 par un seul et même homme ? C'est l'exploit qu'est en passe de réaliser l'équipe Lecornu, et plus spécifiquement le ministre des Relations avec le Parlement, Laurent Panifous. Ce dernier, parti du PS en 2022 par refus de la Nupes, a déjà indiqué sa préférence pour Bernard Cazeneuve. Il redit d'ailleurs toute son admiration pour l'ex-Premier ministre dans le Point. Mais lorsqu'on l'interroge sur l'éventualité d'une candidature présidentielle de son boss, Sébastien Lecornu, l'ex-président du groupe Liot à l'Assemblée la trouve fort à son goût également : «Oui, Lecornu ferait un très bon candidat. Il a été capable de construire des compromis pour servir l’intérêt général. Lui, le Premier ministre de droite, moi, le social-démocrate, nous ne sommes pas d’accord sur tout. Mais [il] a su rassembler et initier une nouvelle manière de faire de la politique.» Venir de la gauche mais participer à un gouvernement de droite et être prêt à soutenir un candidat ~de gauche~ comme un autre de droite : ne serait-on pas sur l'incarnation pure et parfaite du centrisme ?

C'est le nombre de saisines du Conseil constitutionnel par «plus de 60 députés», enregistrées jeudi et vendredi derniers et publiées au Journal officiel ce week-end. Les Sages vont avoir beaucoup de boulot cet été car ces saisines s'ajoutent à celles de Sébastien Lecornu et de Gérard Larcher sur la loi fin de vie. Ces 4 nouveaux recours concernent la loi interdisant les réseaux sociaux aux moins de 15 ans, celle «pour une montagne vivante et souveraine», le texte sur la modernisation de «la gestion du patrimoine immobilier de l'État», et, enfin, sur la très critiquée loi d'urgence agricole.

Bruno Le Mec. Photo Joël Saget. AFP (2026)

Le mégalo, c'est Bruno

Si on avait voulu annoncer quelque chose en priant pour qu'un minimum de gens en soient informés, on aurait sans doute misé sur une sortie dans un journal dominical hier. Dernier dimanche de déconnexion pour les juillettistes, esprit déjà ailleurs pour les aoûtiens, actu et temps de cerveau disponible totalement accaparés par les incendies et la 4e canicule qui arrive... C'est pourtant le timing choisi par Bruno Le Maire pour réaffirmer ses ambitions présidentielles dans la Tribune dimanche, sans pour autant assumer clairement une candidature.

Ça commence avec ce qui ressemble très fort à un slogan : «Notre modèle est en bout de course. […] Il est temps de construire une autre France.» Quelle doit être, selon l'ex-ministre de l'Économie, la «ligne d'un candidat de la droite et du centre» ? «Rompre avec un modèle en échec.» L'ex-LR devenu l'un des visages de la macronie martèle : «Ma singularité est claire : je veux changer de système, pas réformer le système.» Fort de ses «30 années d'expérience», il appelle à «dire clairement où nous voulons emmener le peuple français en 2027». Il évoque ses «priorités» (le travail qui «doit payer» et les «entreprises libérées», «rétablir l'autorité de l'État» et le lien avec l'Allemagne) et quelques réformes, comme «faire revenir [le modèle social] à son essence : un filet de sécurité, pas un open bar». Plus candidat que ça, tu meurs.

Alors oui, il y a déjà un tout petit peu de monde sur son créneau droito-macroniste : Édouard Philippe, Gabriel Attal, Bruno Retailleau... «BLM» se paye le luxe de leur faire la leçon et de les prendre un chouïa de haut : «Toutes les candidatures sont légitimes. Mais veillons à ce que les vrais enjeux de la France soient débattus et que 2027 conduise à des choix tranchés et clairs. […] Savoir qui a le meilleur positionnement dans les sondages est pour le moment dérisoire.» Mais le 5e homme de la primaire de la droite et du centre de 2016 (2,38%) n'est donc pas encore officiellement candidat. Et s'il le devenait, ce ne serait peut-être pas pour aller jusqu'au bout. Car c'est avec cette précision étonnante que Le Maire conclut son interview : «La rupture avec le modèle qui a échoué et la construction d'un autre modèle est la seule voie responsable. Mon rôle sera justement de porter ce choix. Jusqu'où ? L'avenir le dira.»

• Élysée, dès 10 heures Avant le conseil des ministres, consacré en grande partie aux feux de forêts et à la sécheresse (mais aussi à la présentation d'un projet de loi visant «à renforcer la protection de la vie démocratique»), Macron préside une «cellule interministérielle de crise» consacrée aux incendies. En revanche, crise oblige, le déjeuner de fin de saison prévu à l'Élysée avec les ministres et leurs conjoints est annulé.

• Et aussi Une réunion se tient à 14h au ministère de la Transition écologique sur l'état de la ressource en eau dans le contexte de sécheresse ; Tondelier va présenter son plan contre les incendies ; et Attal continue aussi de faire campagne au cœur de l'été en se rendant à Annecy pour parler de dette climatique.

On termine avec notre jeu du jour. Que veut créer le maire de Paris Emmanuel Grégoire ?

• Un grand prix de Formule 1
• Un Ironman 100% dans la capitale
• Une grande course de vélo d'un jour
• Une grande course d'aviron sur la Seine
• Une course de côte aux Buttes-Chaumont
• Des Fêtes de Paname (sur le modèle des Fêtes de Bayonne)
 

Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus. 


C'est bien ça !

Le maire de Paris veut effectivement créer une course professionnelle "classique grand parisienne", après le succès de la dernière étape du Tour de France passant par Montmartre.


 


 




Et enfin, les résultats de notre jeu de vendredi. Eh oui, Christian Estrosi a bien gravi le Kilimandjaro (et Libé vous donne de plus amples nouvelles de l'ex-maire de Nice). Et non, il ne s'est pas mis à peindre des tableaux, mais ça viendra peut-être.

Sur ce, bonne journée 👋. Et à demain sur les routes de l'info.





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