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La Grèce antique, de la nuit des temps aux écrans de cinéma à l’été 2026
«L’odyssée», de Christopher Nolan, a divisé les critiques en deux camps opposés, mais l’essentiel est ailleurs.

Photo: Melinda Sue Gordon Une scène du film L’odyssée, de Christopher Nolan
Le film le plus controversé de l’été 2026 est sans nul doute L’odyssée (v.f. de The Odyssey), les critiques de cinéma de partout dans le monde s’étant divisés en deux camps diamétralement opposés, soit pour le consacrer, soit pour le massacrer.
Christopher Nolan est probablement le réalisateur américano-britannique qui bénéficie, de nos jours, du financement le plus faramineux pour pouvoir tourner tous ses films en temps rapproché.
Après le flamboyant Oppenheimer, en 2023, il a vite repris son souffle pour scénariser à sa manière la célébrissime œuvre d’Homère.
Qui aurait cru que le réalisateur du film The Dark Knight aboutirait au « personnage » cinématographique d’Ulysse? Car c’est bien de cela qu’il s’agit : ne pas faire ce qu’on attendait qu’il fasse.
Ce qui est fréquent chez Nolan, c’est qu’on ne sait pas quoi penser d’un film qui vient de sortir en salle, et qu’il faut revoir pour s’en faire une idée. Le cas d’Inception en est le paradigme par son usage des technologies cinématographiques les plus avancées du début du XXIe siècle, comme on peut se référer aux techniques d’écriture romanesques d’un James Joyce, entre autres dans son roman Ulysse. Dans Inception, le personnage principal assiste au suicide de sa femme, qui se jette devant ses yeux de la fenêtre en hauteur d’un immeuble, mais qui reviendra le hanter comme si elle était toujours vivante. Usant de retours en arrière comme aucun cinéaste avant lui, il magnifie l’émotion de ce couple face à ses très jeunes enfants abandonnés.
C’est d’ailleurs ce que ses détracteurs vont reprocher à son mémorable Interstellar : ils déploreront que Nolan fasse, selon eux, larmoyer à outrance ses astronautes dans les espaces intersidéraux. Pourtant, la relation entre un père et sa très jeune fille est d’une grande tendresse et sera au cœur du scénario : le premier, qui part pour une mission dangereuse dont il ne reviendra pas, et sa fille, devenue une scientifique, qui l’attendra en vain, est à la base de séquences et de dialogues parmi les plus intenses du cinéma américain, tous genres confondus.
C’est vrai que le film est d’une durée interminable, mais la chose était nécessaire pour atteindre la profondeur abyssale d’une telle appréhension de la mort, quand les sentiments entre humains sont revisités par la recherche fondamentale en sciences. Nolan accorde une attention particulière à des détails de la vie quotidienne et à la perte de repères dans l’immensité, qui ne livre pas ses secrets si elle s’estime violentée.
Une performance de jeu indélébile
Si je n’ai pas encore nommé aucun des acteurs et des actrices qui jouent dans les films déjà mentionnés, c’est que leurs rôles chez Nolan ne ressemblent en rien à ceux pour lesquels nous les connaissons dans d’autres films. Ils se reconfigurent complètement en fonction des attentes du réalisateur à leur égard, et offrent une performance de jeu indélébile (qu’on pense seulement à Charlize Theron en féministe de l’Antiquité). C’est d’ailleurs ce qu’ils disent tous dans des entrevues accordées aux médias : leur reconnaissance d’avoir été sélectionnés dans la distribution s’exprime sans la moindre hésitation pour témoigner de leur admiration à l’endroit du réalisateur.
Ainsi, Marion Cotillard, qui interprète la femme du personnage principal dans Inception, et qui est morte, a une présence à l’écran toujours à ce jour inégalée. Le grain de beauté qu’elle a au beau milieu du front devient si sublime à apercevoir, comme s’il nous faisait ressentir pourquoi la douleur de son visage mortuaire ne cesse de hanter Leonardo DiCaprio, imparable de froideur.
À ce titre, tout le génie de Christopher Nolan explose dans Oppenheimer. Avec Einstein, Oppenheimer est considéré comme le scientifique le plus illustre du XXe siècle, avec toutefois ce bémol qu’il traîne comme un boulet : la mort atroce de milliers d’innocents civils japonais à la fin de la Seconde Guerre mondiale. Chacun peut avoir son point de vue sur sa responsabilité morale dans cette affaire, mais il a été exonéré par la suite des accusations d’avoir été un espion à la solde de l’Union soviétique.
Je me sers de cet exemple extrême, car il est un cas limite des relations étroites entre la science et la technologie dans le contexte de la guerre froide au siècle dernier. Nolan semble ne pas prendre position face à l’ambivalence d’Oppenheimer, mais c’est par le jeu brillant de Cillian Murphy qu’est exposée tout en nuances la problématique de la mécanique quantique, selon les conflits qu’elle suscitait parmi les plus grands scientifiques de son époque via la bombe atomique.
Mais voilà que, dans ce texte consacré à The Odyssey, je n’en ai livré que quelques bribes en filigrane : c’est parce que les médias se sont gavés de controverses malveillantes, sans omettre d’évoquer les recettes colossales en salle à l’échelle internationale, que je préfère ne pas en remettre et vous laisser aller voir le film et vous en faire votre propre idée, au beau milieu de l’été.
Je vais voir L’Odyssée de Christopher Nolan demain avec ma conjointe en salle IMAX. Je n’y vais pas pour vérifier si le film respecte chaque ligne du poème d’Homère, mais pour vivre une expérience de cinéma. Nolan est avant tout un maître du grand spectacle : l’objectif est d’en prendre plein les yeux et les oreilles, pas de passer un examen de littérature ancienne.
Plusieurs ont critiqué le fait que Nolan a injecté des émotions humaines dans son langage cinématographique. Misère. Une interprétation d’une œuvre d’art donne souvent des résultats supérieurs à l’œuvre originale et, à tout le moins, elle l’adapte aux sensibilités de l’époque. On dit qu’une œuvre d’art est intemporelle. Eh bien, le film de Nolan peut l’être tout autant que l’épopée d’Homère. Pour Nolan, l’émotion n’est pas un vernis superflu : elle est le moteur central de son architecture conceptuelle.
Oppenheimer, le dernier grand succès de Nolan, a justement utilisé ce biais émotionnel pour amener le public à comprendre ce que représentent les armes nucléaires d’aujourd’hui, mille fois plus puissantes. Au lieu d’entrer dans une spirale technique que 99 % des gens ne comprendraient pas, il a utilisé le contexte socioculturel de l’époque, qui annonçait déjà la guerre froide. Nolan a ainsi employé un ancrage émotionnel et historique pour rendre tangible une menace autrement abstraite.
En art, chacun possède une interprétation personnelle d’une œuvre, et on ne peut pas dire que certains ont nécessairement plus raison que d’autres. La plupart des gens demeurent au premier niveau dans leur interprétation d’une œuvre d’art; d’autres vont simplement plus loin. À un premier niveau, la réaction émotionnelle ou visuelle reste strictement personnelle. Mais l’amateur qui connaît le contexte historique, les contraintes techniques, la biographie de l’artiste ou la symbolique des motifs perçoit souvent une toute autre dimension.
Quel-t-il arrivé a vivre et laisse vivre?
Misère.
L'Oracle de Sudbury, fidèle à sa réputation, fait sa critique du film avant même de l'avoir vu. Quel besoin de le voir alors? N'étant qu'un simple mortel j'ai dû voir d'abord.. Nolan est un grand cinéaste, mais ici son adaptation est ratée de bout en bout. Faire du héros un personnage moderne, post-traumatisé de la guerre, pétri de regrets est un non sens. Entre autres ratages. Lisez le livre, chef d'oeuvre éternel.
M. Belzile
Je ne peux pas juger du film sans l'avoir vu, mais je sais qu'il.ne peut pas être jugé à l'aune de l'oeuvre originale (voir mon commentaire plus bas).
Je note qu'il ne vous a pas plu. Au moins, vous l'avez vu vous pouvez en parler en toute connaissance de cause.
Cela dit, c'est assez intéressant de voir la critique de M. Dionne que est tout le contraire de sa précédente critique. Et le tout, toujours sans l'avoir vu.
Cher M. Belzile,
J’imagine qu’on aimerait mieux des pièces de théâtre qui respecte le script, mais personne ne va voir. C’est tout le dilemme entre la fidélité au texte et la viabilité du spectacle vivant. Si une production reste scrupuleusement fidèle au script classique mais se joue devant une salle vide, son existence théâtrale devient purement théorique. Comme l'arbre dans la forêt, la pièce a lieu, mais en l'absence de spectateurs pour la recevoir, l'événement théâtral est-il vraiment accompli?
La modernisation d'un mythe n'en trahit pas l'essence : elle permet à chaque génération de s'y reconnaître. En donnant à un héros antique une psychologie plus contemporaine, marquée par le traumatisme, les regrets ou les doutes, on rend ses épreuves plus humaines et crédibles. Cette approche enrichit le personnage sans renier l'œuvre originale, tout en préservant la portée universelle du récit.
Une adaptation cinématographique n'est pas une traduction littérale d'un roman ou d'un poème. Le cinéma possède son propre langage, ses contraintes et ses forces. Une adaptation réussie reflète d'abord la vision du réalisateur. Un film devrait donc être évalué pour sa mise en scène, son interprétation, son rythme et son esthétique, plutôt que seulement selon sa fidélité absolue à l'œuvre d'origine.
Une critique gagne en crédibilité lorsqu'elle évalue un film pour ce qu'il propose, plutôt qu'à travers une vision figée de l'œuvre originale. Rejeter une adaptation uniquement en raison de ses choix de modernisation ou d'interprétation relève davantage d'une position de principe que d'une analyse complète. Une critique équilibrée devrait aussi considérer la mise en scène, le jeu des acteurs et la qualité cinématographique.
M. Belzile,
Si vous relisez le commentaire de M. Dionne en prenant un peu de recul, vous percevrez peut-être comme moi qu'il ne fait pas "sa critique du film avant même de l'avoir vu", mais qu'il nous exprime plutôt comment il apprécie le cinéaste Nolan, ce qui fait qu'il s'attend à "vivre une expérience de cinéma", Nolan étant "avant tout un maître du grand spectacle : l’objectif est d’en prendre plein les yeux et les oreilles".
La déception est souvent à la hauteur de nos attentes. Ceux qui ne connaissent aucunement "L'Odyssée" et Homère y trouveront peut-être quelque chose que de votre côté vous ne cherchiez pas.
Marc Therrien
Bon, je viens juste de visionner le film de Christopher Nolan, L’Odyssée, et je peux affirmer sans le moindre doute que sa réalisation est meilleure que le poème d’Homère. Je peux imaginer des élèves du secondaire, ce qui inclut le cégep au Québec, avoir à subir le texte dans son intégralité parce qu’ils sont obligés de le faire. Mais on peut se rassurer : il est extrêmement rare d’imposer la lecture intégrale des 24 chants et des 500 pages du poème homérique, que ce soit au secondaire ou au cégep.
Cela me rappelle mes années au secondaire, dans la classe d’anglais, où l’on étudiait les pièces de Shakespeare. Torrieu que c’était plate. Plus tard, j’ai dû subir les romans du terroir à ma première année universitaire à Ottawa, dans un cours imposé en français. Trente arpents de Ringuet, pardieu, je pensais mourir. Se faire imposer des lectures à 15 ou 18 ans, c’est souvent le meilleur moyen d’en dégoûter quelqu’un pour un bon moment. Déchiffrer du Shakespeare en vieux français ou se faire servir le réalisme paysan de Trente arpents quand on a hâte de découvrir le monde, ça peut rapidement ressembler à une peine de prison avec travaux forcés.
Malheureusement, j’aurais aimé revisiter le roman Bonheur d’occasion de Gabrielle Roy ou encore Rue Deschambault. Avec ces œuvres, on est très loin de la nostalgie champêtre un lourde des romans du terroir.
Tout cet élitisme me pue au nez, et ce, pour plus de 98% de la population. Vous voulez intéresser les gens à la culture et à la langue française? Dépoussiérez les œuvres afin qu’elles reflètent le monde de 2026, celui dans lequel nous vivons. La culture finit parfois par ressembler à un musée poussiéreux où il faudrait parler à voix basse, sous peine de se faire sermonner par les gardiens du temple. Quand la langue ou les grandes œuvres deviennent des instruments de sélection sociale plutôt que des lieux de rencontre, on passe complètement à côté de leur vocation première.
Chaque oeuvre doit être jugée en elle même.
D'abord, un film est un média totalement distinct d'une oeuvre écrite. Les deux ont des impératifs différents. Il est donc impossible qu'ils soient identiques.
Ensuite, chaque artiste réinterprète l'oeuvre à sa manière. Ainsi chaque oeuvre sur un sujet précis déjà existant est un "reboot" de ce sujet. Si Villeneuve faisait une "Odyssée", ça serait quelque chose de totalement différent. Imaginez si ça avait été Hitchcock.
De plus, le film et le poème original (les trois poèmes devrait-on dire, parce que l'Odyssée est en fait la combinaison de trois histoires distinctes*, rédigées en plus à des époques différentes) sont séparés de plus de 1300 ans. Essayer de faire un film respectant l'esprit original n'aurait intéressé que les spécialistes, aurait été encore plus violent qu'il ne l'est et aurait des personnages auxquels il serait très difficile de s'identifier parce que mus par les façons de penser de l'époque.
Cela dit, comparer les deux oeuvres est intéressant. Ça peut faire ressortir des choses qu'une écoute superficielle nous aurait échappé. Mais ça ne doit pas être pour juger l'oeuvre.
Personnellement, ça fait belle lurette que je ne vais pas voir un film basé sur un livre en espérant y retrouver ce dernier. Ce sont des oeuvres et deux histoires différentes.
*pour ceux que ça intéresse :
1) La Télémachie: le récit du voyage de Télémaque à la recherche de son père.
2) Le récit du périple d'Ulysse (de son vrai nom Odysseus) tel qu'il le raconte aux Phéaciens
3) Le retour d'Ulysse chez lui et le massacre des prétendants.
A ça, on peut remarquer des ajouts ultérieurs, comme le court passage où Ulysse doit affronter les familles des prétendants massacrés.
Bien sûr M. Lagacé que toute adaptation qui doit être jugé pour elle-même. Mais l'esprit de l'oeuvre doit s'y retrouver, sinon vous n',avez qu"à inventer votre propre histoire..L'adaptation de Franco Rossi avec les moyens d'une autre époque, a été vue par des millions de spectateurs en gardant précieusement l'esprit de l'oeuvre. Ce n'est pas, à mon sens, le résultat de l'oeuvre de Nolan. Prêter des intentions et des sentiments modernes à des personnages de l'antiquité nous empêche de réfléchir à la philosophie de Homère. C'est une Odyssée pour ados qu'il nous propose et son Ulysse tourmenté et post-traumatisé par les massacres du passé ça ne l'empêche pas de massacrer tous les prétendants. Il a ajusté son récit à toutes les modes de l'époque.
Par ailleurs, vous-même l'avez-vous vu? Si oui, qu'en avez-vous pensé?
Remarque mineure: On imagine Villeneuve s'attaquer à cet Éverest.. Mais Hitchcock? Pas vraiment sa tasse de thé, ce grand déploiement.
...ii y a environ 18 ans, j'ai préféré personnellement l'Iliade. L'Iliade, c'est la guerre, c'est plus simple.
L'Odyssée est plus complexe et demande plus de réflexion. Le dernier Hors-Série de Philosophie Magasine consacré à l'Odyssée, que je suis en train de lire, permet de mieux comprendre l'oeuvre , entre-autre comme "Un voyage vers soi-même".
Robert Boucher Jonquière
Il faut aussi comprendre que l'Illiade se limite à une trame simple: de la bouderie d'Achille et ses conséquences jusqu'à la chute de Troie. Un simple fil conducteur. L'auteur a sagement évité un récit "des origines" (naissance d'Hélène, sa main demandée par tous les rois, le serment inspiré par Ulysse, le jugement de Pâris, "l'enlèvement" d'Hélène, le rassemblement des forces grecques, la simulation d'Ulysse de la folie pour ne pas aller à la guerre, Achille caché dans un gynécée par sa mère, le sacrifice d'Iphigenie, les péripéties de la flotte vers Troie, et j'en passes). C'était connu des auditeurs et l'auteur a su éviter cet avalanche de péripéties.
Visiblement un texte écrit aussi par un seul auteur malgré quelques retouches ci et là, inévitables avec une tradition orale précédent la mise par écrit.
Tandis que l'Odyssée est un tissage de trois récits distincts, visiblement écrits (si je me fie aux spécialistes du grec ancien) à des époques différentes s'étendant sur deux siècles:
1) La Télémachie : l'histoire de la quête de Télémaque sur les traces de son père.
2) Le récit du voyage d'Ulysse, tel que l'aurait raconté celui-ci aux Phéaciens pour les émouvoir et obtenir leur aide
3) Le retour d'Ulysse chez lui et le massacre des prétendants.
Ça donne un récit plus décousu et plus complexe. Surtout que les étapes du voyage d'Ulysse se suivent sans liens particuliers entre elles; des étapes justement.
Alors que les événements de l'Illiade s'enclenchent de manière logique : la bouderie d'Achille entraîne la mort de Patrocle. Qui entraîne la vengeance d'Achille contre Hector. La supplication de Priam. Etc.
Lorsque j'ai vu Interstellar, une évidence m'a sauté aux yeux : il est impossible qu'un vaisseau spatial dispose d'autant d'eau dont une piscine géante avec vue sur l'espace. L'énergie nécessaire pour la transporter est monumentale. De plus, en voyageant à de telles distances l'évaporation est inévitable. C,est donc de la fiction irréaliste contrairement <a 2001 A Space Odyssy de Stanley Kubrick.
Cher M. DIonne, ce qui est remarquable avec vous, c'est que vous persistez et signez sans savoir précieusement de ce dont vous parlez. Vos leçons théâtrales sont hélas convenues. Quand il s'agit d'avoir des salles pleines au théâtre, il faut se prêter à tous les compromis dans l'air du temps.? Vous détestez le wokisme ben vous serez servi en allant voir le film que vous connaissez par coeur à l'avance. On peut aimer ou pas le film de Nolan mais le défendre sans même l'avoir vu, c'est plutôt fort de café. Le voyant, vous verrez que le héros "marqué par le traumatisme, les regrets et les doutes" comme vous l'écrivez n'en massacre pas moins tous les prétendants dans une séquence interminable sans regrets, ni doutes.
Enfin une critique gagne surtout en crédibilité quand elle voit l'oeuvre avant d'en rendre compte.
Le plus rigolo, c'est qu'il y a quelques jours, il pourfendait le même film. Toujours sans l'avoir vu.
C'est ça quand on se base sur Chat GPT. Sa réponse peut varier selon la manière dont on pose la question et notre historique de consultation.
Cette IA est programmée pour susciter "l'engagement" (son utilisation la plus fréquente possible, dans une sorte de dépendance). Et pour cela, elle choisira les réponses formulées en fonction de ce qu'elle décode dans nos questions et réactions pour nous donner celle qui est jugée nous faire plaisir.
M. Dionne a cette force de susciter de l'émotion. Relisez bien son commentaire. Il y parle très peu du film comme tel et bien davantage du cinéaste Nolan pour lequel il a manifestement un préjugé favorable et il termine son commentaire par sa vision de l'art où l'interprétation personnelle d'une oeuvre joue un grand rôle.
Marc Therrien
M. Dionne a même prédit que la Russie l'emporterait sur l'Ukraine.
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