PrĂ©sidentielle 2027 ! đŸ™„đŸ€”

 PrĂ©sidentielle : les candidats jouent-ils le mĂȘme match ?


Neuf mois avant une élection présidentielle, je peux déjà faire une prédiction.


La grossesse sera difficile.


Les candidatures se succĂšdent. Les analyses aussi. À croire que certains connaissent dĂ©jĂ  le rĂ©sultat... neuf mois avant le scrutin.


J'avoue, pour ma part, me poser une tout autre question.


Pourquoi se prĂ©senter Ă  une Ă©lection lorsque l'on sait que les chances d'accĂ©der Ă  l'ÉlysĂ©e sont, au mieux, trĂšs faibles ?


Il y a peut-ĂȘtre des candidats qui ont pris un peu trop au sĂ©rieux cette vieille formule : « Il suffit d'y croire. » J'ai tout de mĂȘme l'impression que, pour devenir PrĂ©sident de la RĂ©publique, il vaut mieux prĂ©voir un ou deux atouts supplĂ©mentaires...


Et pourtant...


Sommes-nous certains que tous les candidats poursuivent exactement le mĂȘme objectif ?


Bien sûr, chacun espÚre convaincre les électeurs. Mais convaincre... de quoi ?


Pour certains, l'objectif est évidemment de devenir Président de la République.


Pour d'autres, il s'agit peut-ĂȘtre avant tout de faire connaĂźtre leurs idĂ©es, de donner une visibilitĂ© nationale Ă  leur mouvement ou de dĂ©fendre des convictions qui, sans cette campagne, resteraient largement ignorĂ©es.


D'autres cherchent sans doute à s'imposer dans leur propre famille politique, à préparer les échéances suivantes ou à devenir, le moment venu, celui autour duquel un rassemblement deviendra possible.


Certains souhaitent peut-ĂȘtre simplement dĂ©montrer que les propositions qu'ils dĂ©fendent ne sont pas des utopies, mais des solutions qu'il est possible de mettre en Ɠuvre.


AprÚs tout, combien d'idées, jugées irréalistes à une époque, ont fini quelques années plus tard par entrer dans le débat public ?


C'est d'ailleurs peut-ĂȘtre l'une des leçons les plus intĂ©ressantes d'une campagne prĂ©sidentielle.


Toutes les victoires ne se mesurent pas au soir du second tour.


Certaines se mesurent lorsque des idĂ©es, d'abord jugĂ©es irrĂ©alistes, finissent par entrer dans le dĂ©bat public... puis, parfois, par ĂȘtre reprises par d'autres.


Les idées ont parfois une vie bien plus longue que les candidatures.


En regardant la liste de tous ceux qui briguent aujourd'hui la magistrature suprĂȘme, nous faisons peut-ĂȘtre une erreur.


Nous nous demandons presque toujours :


« Qui sera Ă©lu ? »


C'est peut-ĂȘtre lĂ  que commence le rĂŽle du citoyen : essayer de comprendre ce que chacun est rĂ©ellement venu chercher.


Lorsqu'une idĂ©e finit par apparaĂźtre dans un programme oĂč personne ne l'attendait, libre Ă  chacun de s'interroger sur les raisons de cette Ă©volution.


Les idées voyagent parfois d'un programme à l'autre beaucoup plus facilement que les électeurs.


Une raison de plus pour s'intéresser moins aux étiquettes qu'aux idées, sans oublier celles que chacun défend aujourd'hui... mais aussi celles qu'il rejetait, voire combattait, hier.


À chacun de rĂ©flĂ©chir et de se poser la question.


AprÚs tout, la liberté de penser n'a de véritable valeur que si l'on prend encore le temps de s'en servir.



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