AFTER YOLES

 [Actualité] L'Anse Meunier, dite également Anse Moustique, est un site naturel remarquable, à la fois, pour la beauté de ses paysages ; sa végétation caractérisée par une mangrove et un sous-bois dense ; ses vestiges historiques d'installations liées à la production de sel et sa forte fréquentation par les tortues marines qui viennent y pondre leurs œufs. 


Après, les after-yoles de ce week-end, les équipes du Parc naturel marin se sont rendues sur les lieux pour dresser un bilan des impacts environnementaux et aider au nettoyage de la plage, aux côtés notamment, de l' ONF Martinique , gestionnaire du site, qui a financé l'évacuation des déchets.













Il n’y a pas eu d’after-yoles à la Pointe Marin !

Par 02/08/2026 - 13:27 • Mis à jour le 02/08/2026 - 14:02

Des dispositions ont été prises afin d’empêcher l’installation d’embarcations face au Club Med des Boucaniers, site privilégié chaque année pour les Boat Party.


les services de gendarmerie se sont mis en place sur le plan d’eau de Sainte-Anne pour éviter le rassemblement des fêtards qui se sont rassemblés Anse Moustique ( Meunier )

Les précisions du chef d’escadron Saint-Louis Augustin, commandant second de la gendarmerie du Marin :



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Après l’étape d’hier (1er août), la plage de l’Anse Meunier à Sainte-Anne a été prise d’assaut par plusieurs centaines de bateaux et des milliers de personnes étaient sur la plage pour cet événement nautique non-autorisé...


Des bateaux sont d’ores et déjà en train de s’installer l’Anse Meunier. C’est à la direction de la mer de verbaliser les contrevenants.

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QUAND UNE PLAGE SALOPÉE DEVIENT UN DÉTAIL ET LES LANCEURS D’ALERTE LE PROBLÈME


Il faut croire qu’en Martinique, quelque chose s’est définitivement détraqué dans le logiciel collectif. Une plage ressemble au lendemain d’un siège militaire : bouteilles éventrées, gobelets écrasés, plastiques qui dansent dans les alizés comme des drapeaux d’une armée en déroute. Mais ce n’est pas ça qui provoque l’indignation.


Non.


Le danger, c’est celui qui sort son téléphone.


Le véritable suspect est celui qui ose pointer l’objectif vers le désastre. Comme si l’image créait la pollution. Comme si les déchets apparaissaient par génération spontanée dès qu’une caméra s’allume.


On assiste à ce vieux numéro de prestidigitation politique : ne regardez surtout pas la montagne d’ordures, regardez celui qui ose la montrer. Exécutez le messager, le paysage fera le reste.


Dans ce théâtre de l’absurde surgit Catherine Conconne. On pouvait naïvement espérer qu’une sénatrice rappelle une règle vieille comme le monde : faire la fête n’autorise pas à transformer le littoral en dépotoir. Un mot sur le civisme. Sur la responsabilité. Sur le respect d’un territoire que tout le monde célèbre dans les discours avant de l’oublier au fond d’un gobelet en plastique.


Mais l’impression demeure qu’il existe un crime plus grave que salir une plage : signaler qu’on l’a salie.


L’ASSAUPAMAR connaît cette musique par cœur. À chaque pollution dénoncée, la partition est la même. On évite soigneusement les faits. On tire sur ceux qui les exposent. Anti-développement. Anti-tradition. Anti-fête. Les étiquettes pleuvent.


C’est un mécanisme fascinant. Une sorte d’alchimie locale où les détritus deviennent invisibles dès lors qu’ils sont enveloppés dans le drapeau de la tradition.


Sauf que les yoles ne jettent rien.


Le mot « responsabilité » est presque devenu obscène. 


La mer, elle, n’a aucune idéologie. Elle ramène tout. Les plastiques. Les bouteilles. Les mensonges aussi, parfois.


Une sénatrice n’est pas élue pour distribuer des certificats de bonne humeur ou protéger les susceptibilités locales. Elle est censée rappeler que le bien commun ne disparaît pas parce qu’une sono est plus forte que les vagues, avec des teufeurs qui se mettent la tête en vrac avec de l’alcool.


À force de transformer chaque critique écologique en trahison culturelle, on finit par fabriquer une société où la pollution devient un détail administratif et où le lanceur d’alerte prend la place du pollueur sur le banc des accusés.


C’est une drôle d’époque.


On peut recouvrir une plage de déchets.


Mais surtout, ne la filmez pas.


Le vrai scandale, désormais, n’est plus la poubelle.


C’est le miroir.


À croire que le vrai scandale n’est pas qu’une vidéo montre une plage transformée en poubelle. Que le vrai scandale, c’est de considérer que ceux qui la montrent dérangent davantage que ceux qui l’ont salie.


Et nous y sommes presque.


🤨


#Martinique #Pollution #Politique #AfterYoles


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