Natalie Harp !

 

POUVOIR

Natalie Harp, l’assistante (très) particulière de Trump ne le quitte pratiquement jamais d’une semelle et passe pour l’une de ses collaboratrices les plus loyales. Si vous rêvez de marcher dans ses pas, chaussés avec toute la sobriété requise, voici par où commencer.


 « Il veut juste construire sa salle de bal et voyager avec Natalie »

Les assistants ont rarement droit à une mythologie – ou un lore comme on dit sur Internet – aussi fournie. Mais Trump n’a jamais été homme à s’embarrasser des conventions, et sa proximité inhabituelle avec Natalie Harp n’est passée inaperçue ni à l’intérieur ni à l’extérieur de la Maison-Blanche.

Le sénateur démocrate de Géorgie Jon Ossoff, dont le nom a circulé pour une éventuelle candidature présidentielle en 2028 (bien qu’il affirme n’être pas intéressé), a touché un point sensible le week-end dernier lorsqu’il a évoqué Harp. À propos de Trump, il a lancé : « Il n’a pas envie de faire le taf. Il veut juste construire sa salle de bal et voyager avec Natalie dans leur palais volant, apparemment sans défense, offert par l’émir du Qatar. »

Les fidèles de Trump, parfaitement au courant de l’affection que le commandant en chef porte à Harp, ont vu rouge.

Contacté mercredi par Vanity Fair, le porte-parole de la Maison-Blanche Davis Ingle a immédiatement pris la défense de l’assistante très spéciale : « Natalie Harp est l’une des collaboratrices les plus loyales et les plus travailleuses de l’équipe du président Trump, écrit-il par e-mail. Les attaques incessantes des Fake News contre le président Trump et son administration montrent exactement pourquoi la confiance dans les médias est tombée à des niveaux historiquement bas. Les médias devraient recommencer à rapporter de vraies informations et cesser de régurgiter les éléments de langage de libéraux atteints du syndrome anti-Trump. »

La Maison-Blanche a refusé de mettre Natalie Harp à disposition pour un entretien.

Inspirés par la loyauté et l’ardeur au travail de cette collaboratrice apparemment infatigable, nous nous sommes dit qu’il était temps de nous ressaisir et de prendre exemple sur elle. Un petit moment de réflexion « QFN ? » en somme, autrement dit « Que ferait Natalie ? » Voici donc notre liste de courses pour constituer la parfaite panoplie Natalie Harp, un kit complet pensé pour la femme à tout faire trumpienne moderne, toujours en mouvement et pour la girlboss MAGA adepte des escarpins beiges.

Une imprimante sans fil

Évidemment, impossible de tenir l’« imprimante à bonnes nouvelles » sans… imprimante. On trouve facilement des modèles jet d’encre portables, mais pensez à faire des réserves de cartouches et à trouver une méthode pour transporter vos feuilles A4 sans les froisser. Pour les journées marathon remplies d’événements, on suggérera toutefois une imprimante thermique, moins encombrante, moins lourde et nettement plus simple à installer.

Un porte-AirTag pour chaussure

Natalie Harp est connue pour suivre Trump à Bedminster dans sa propre voiturette de golf (ajoutez donc des câbles de démarrage pour voiturette à votre liste, on ne sait jamais). Mais pour toutes les fois où Trump échapperait à son champ de vision, ce petit accessoire associé à un accès immédiat à l’application Localiser fera parfaitement l’affaire. Glissez un AirTag dedans, baptisez-le « Donnie » dans l’appli et fixez-le directement sur sa chaussure (ou choisissez la version à glisser dans la semelle, si vous insistez). Vous ne perdrez plus jamais votre président.


Des petites douceurs. Beaucoup.

Dans son livre, Wolff raconte ainsi les en-cas censés remonter le moral de Trump :

Derrière son bureau, Trump est de bonne humeur. Il aboie : « Apportez-moi le poison. » Son panier de Starburst, Hershey’s Miniatures, Laffy Taffy et Tootsie Rolls [Ndr - friandises américaines] apparaît instantanément. « OK, virez-moi ce poison », lâche-t-il après en avoir saisi deux poignées.

Un président avec sa petite friandise est un président heureux, et qui n’aime pas un président heureux ? Notre conseil : achetez en gros, et emballez individuellement, évidemment.

Un pistolet de massage

Au nom du service présidentiel, Harp a parfois dû se mettre dans des positions particulièrement inconfortables. Littéralement. En 2023, alors que le SUV du président ne dispose pas assez de ceintures de sécurité pour tous les collaborateurs accompagnant Trump à une comparution judiciaire, Harp se serait installée dans le coffre plutôt que de s’éloigner trop de lui. Pendant la campagne de 2024, raconte Wolff, toute l’équipe doit se rendre à Bedminster, mais Harp n’a pas de chambre. Elle négocie alors avec le personnel du country club et obtient de loger dans une chambre de bonne. Lorsque celle-ci se révèle trop éloignée de la maison principale pour qu’elle puisse répondre assez rapidement aux appels de Trump, elle déménage dans le vestiaire des femmes, beaucoup plus proche. « Sans perdre une once de sa proximité avec Trump, c’est là qu’elle passera l’été », écrit Wolff.

Sans vouloir parler de ce que l’on ne connait pas personnellement, vivre tout un été dans le vestiaire d’un country club ne doit pas exactement vous laisser les muscles parfaitement détendus.

Des tongs, ou toute autre paire de chaussures de douche

Voir ci-dessus, à propos d’un été entier passé dans un vestiaire. Profitez-en pour ajouter à votre panier un de ces nécessaires de douche en plastique typiques des résidences universitaires et un format économique de lingettes antibactériennes.

Une ceinture porte-outils à compartiments multiples

Il va sans dire que des batteries externes pour tous les appareils imaginables sont indispensables si vous aspirez à ne serait-ce que toucher du doigt l’efficacité de Harp. Mais où ranger tout ce matériel, sans parler des friandises ? Un grand sac fourre-tout rempli d’outils et de douceurs risque de devenir encombrant. Or, lorsque le bon plaisir du président est en jeu, organisation et rapidité d’accès sont primordiales. Pourquoi dès lors ne pas opter pour une ceinture porte-outils aussi chic que robuste ? Suffisamment de compartiments pour les impressions d’œuvres réalisées par IA, les petits sachets de ketchup, au cas où, et même le téléphone Truth. Vous voulez rester fashion ? Accrochez, serrez bien, et hop, vous avez un petit look impeccable.


Une bandoulière pour Stanley Cup

Un patriote bien hydraté est un patriote toujours prêt.

Des semelles avec soutien de la voûte plantaire

Natalie Harp apparaît rarement chaussée d’autre chose que d’escarpins nude, ce grand classique conservateur qui, comme chacun sait, va littéralement avec tout. Ses robes fourreau sans manches peuvent certes être associées à des blazers ou autres selon la saison, mais la douleur provoquée par les talons, elle, ne connaît aucune saison. Il est temps de passer aux semelles orthopédiques. Faites ça pour vous.

De l’antisudorifique

Le New York Times rapporte avoir visionné plusieurs vidéos tournées en Écosse montrant Natalie Harp courir à pied derrière la voiturette de golf de Trump pendant que celle-ci avance tranquillement sur le parcours (ces câbles de démarrage ne sont pas une si mauvaise idée, on dirait, non ?). « Je suis aussi désolée si je vous ai fait honte en marchant sur le parcours en Écosse », écrit-elle à Trump dans une note également consultée par le Times. « Je veux que tout se passe bien entre nous. Je sais également que j’ai été distraite toute la semaine (oubliant de manger pendant la journée et même de dormir, ne grappillant que quelques heures de-ci de là). »


Les plans de voyage peuvent changer, mais votre tenue n’est pas obligée d’en pâtir. Notre conseil : glissez un antisudorifique dans cette fameuse ceinture à outils, au cas où vous vous retrouveriez soudain dans une situation un peu trop cardio.

Des stylos rigolos !

Et justement, parlons de ces petits mots.

Natalie Harp serait une correspondante particulièrement enthousiaste, glissant parmi les piles de documents qu’elle remet au président des lettres débordantes d’admiration. Des missives si ouvertement dévouées que, selon Michael Wolff, même le Secret Service aurait fini par trouver cela un peu étrange. Extrait de l’une d’elles :

« Après toute cette introspection, ma conclusion ? Je dois réunir la personne que j’étais autrefois et celle que je suis aujourd’hui pour devenir une meilleure version de moi-même, qui vous rendra fier. Et s’il vous plaît, si j’échoue, me le direz-vous ? Vous avez absolument le droit de m’engueuler, si nécessaire, lorsque je le mérite, parce que personne ne me connaît ni ne se soucie davantage de moi. Merci d’avoir toujours été là pour moi. Je n’oublierai jamais la promesse que vous m’avez faite après la mort de mon père, et je sais combien il serait heureux aujourd’hui de savoir que j’ai finalement pu aller en Écosse et en Irlande, comme il l’avait toujours souhaité pour moi. Pour détourner un classique : “Je ne saurais me séparer de vous au profit de quelqu’un de moins digne.” [Ndr - Référence à Orgueil et préjugés de Jane Austen] Et j’ajouterai que c’est moi qui ne suis pas digne. Toujours vôtre, Natalie. »


On aurait bien quelques questions à poser sur le délicat équilibre entre vie professionnelle et vie privée, sans parler des limites à ne pas franchir. Mais après tout, si vous avez décidé de coucher tout ça sur le papier, autant le faire avec un stylo mignon. On a un faible pour les Pilot pour leur encre fluide, leur prise en main confortable et leur vaste choix de couleurs. Genre le violet, cousin un peu plus funky, mais encore défendable professionnellement, du classique bleu marine. Essayez. On parie que vous ne reviendrez jamais en arrière.

Initialement publié par Vanity Fair US




La femme de 35 ans est l’un des collaborateurs les plus proches du président américain, ce qui «lui donne accès aux informations les plus sensibles».


«Imprimante humaine», fervente catholique... Natalie Harp, l’ultraprésente secrétaire de Donald Trump



Natalie Harp, ancienne présentatrice de télévision aujourd’hui âgée de 35 ans, est entrée dans l’entourage de Donald Trump en 2019. KENT NISHIMURA / AFP

PORTRAIT - Cette ancienne journaliste âgée de 35 ans se retrouve sur le devant de la scène après qu’un sénateur démocrate a insinué que le président américain entretenait une liaison avec elle.

Sally Hemings, Lucy Mercer, Marilyn Monroe, Monica Lewinsky... Les rumeurs et les accusations concernant les maîtresses, avérées ou supposées, des présidents américains sont aussi vieilles que la Constitution des États-Unis, adoptée en 1787. Aujourd’hui, c’est Donald Trump, 80 ans, accusé par un sénateur démocrate d’entretenir une relation floue avec sa collaboratrice Natalie Harp, 35 ans, qui est visé. Et elle avec. Son nom, connu des Américains depuis quelques années, a ressurgi sur le devant de la scène dimanche lors du meeting à Atlanta (Géorgie) de Jon Ossoff, sénateur démocrate de l’État et candidat à sa réélection aux élections de mi-mandat en novembre prochain.

«Pendant que les marins du Lincoln mènent sa guerre, pendant qu’il épuise vainement nos réserves de munitions et de pétrole, le président dort pendant ses réunions, joue au golf et spécule en bourse», a fustigé l’élu démocrate, faisant notamment référence à la guerre contre l’Iran dans laquelle l’ancien magnat de l’immobilier est politiquement enlisé et aux inquiétudes concernant les conditions de vie à bord du porte-avions déployé depuis plus de 260 jours dans le cadre de ce conflit. «Il ne veut pas faire ce travail. Il veut construire sa salle de bal et voyager avec Natalie dans leur palais volant apparemment sans défense, offert par l’émir du Qatar», a conclu la figure montante du parti démocrate, sous les applaudissements de son public.

De présentatrice à «imprimante humaine»

Natalie Harp, ancienne présentatrice de télévision sur la chaîne nationaliste One America News Network, attire l’attention de Donald Trump en 2019. Cette année-là, elle apparaît sur Fox News et loue une loi promulguée l’année précédente par le «Potus» (le «Right to Try», le droit d’essayer) concernant l’accès à un traitement expérimental contre un cancer des os, dont elle souffrait à l’époque, et qui lui aurait sauvé la vie. Quelques mois plus tard, elle réitère lors d’une prise de parole, aux côtés de l’ancien magnat de l’immobilier, à la conférence de l’association conservatrice Faith and Freedom Coalition. «Monsieur le Président. Nous connaissons tous l’histoire du Bon Samaritain. Mais ce que vous ignorez peut-être, c’est que j’étais cette personne oubliée au bord de la route, victime d’une erreur médicale (...) Mais alors, un inconnu – mon bon samaritain, le président Donald Trump – m’a aperçue et il ne s’est pas contenté de passer son chemin. Il s’est arrêté». Donald Trump adore l’histoire et l’invite, l’année d’après, à prendre la parole à la Convention républicaine

Natalie Harp prend la parole aux côtés de Donald Trump à la conférence de l’association conservatrice Faith and Freedom Coalition, en juin 2019, à Washington. MARK WILSON / Getty Images via AFP


Quatre ans plus tard, Natalie Harp intègre l’équipe de campagne du candidat républicain comme assistante exécutive. Pendant cette période, ses collègues la surnomment «l’imprimante humaine», «parce qu’elle suivait Donald Trump partout avec une imprimante portable et une batterie pour la recharger, afin de pouvoir lui remettre des informations sur support papier, comme il le préférait», relate le New York Times dans un portrait en novembre 2024. L’ancienne journaliste est également connue pour «retranscrire» les pensées du chef à mesure qu’il les dicte «sur les réseaux sociaux». Une séquence virale, extraite d’un documentaire réalisé pendant la campagne par le podcaster Tucker Carlson, la montre justement en action aux côtés de Donald Trump. Selon le quotidien américain, le président surnomme cette chrétienne fervente ayant grandi en Californie «ma chérie» et «la traite comme sa propre fille»..
«Je ne veux jamais vous décevoir
En 2023, toujours selon le New York Times, Natalie Harp, qui soutient les allégations infondées de fraude électorale lors de l’élection de 2020, a envoyé à Donald Trump «une série de lettres qui ont inquiété son entourage». Dans ces dernières, authentifiées par nos confrères, elle écrit par exemple que le républicain était «tout ce qui compte» pour elle. «Je ne veux jamais vous décevoir», «je veux vous apporter de la joie», «vous faire sentir que nous pouvons passer une journée sans jamais avoir à parler du travail», a-t-elle encore déclaré dans ses missives.

Aujourd’hui, elle est omniprésente aux côtés de Donald Trump : à Mar a Lago, au golf... Elle aurait même fait partie des rares membres de son entourage à avoir été exfiltrés d’Air Force One pour quitter la Turquie en juillet. En coulisses, plusieurs conseillers s’inquiètent de son influence sur le maître du Bureau ovale. D’autres estiment encore qu’elle est trop encline à relayer des informations complotistes.


Donald Trump descend de Marine One en compagnie de Natalie Harp, son assistante, à la Maison Blanche, le 16 août 2026. TASOS KATOPODIS / Getty Images via AFP

Engrenage

Interrogé à ce sujet dimanche par une journaliste de CNN, Donald Trump a balayé l’affaire. Derrière lui, ses équipes ont fait bloc. Sur X, le directeur de la communication de la Maison-Blanche Steven Cheung a qualifié, dans une prose trumpienne, Jon Ossoff de «sans doute le plus grand minable de la politique». «Au lieu de dénigrer les gens qui travaillent dur pour leur pays, Jon ferait mieux de se remettre en question et de se demander pourquoi il est si misérable et déteste ce pays. Tout simplement parce qu’il est un démocrate radical et extrémiste», a-t-il lancé.


De son côté, le compte officiel de communication de crise White House Rapid Response, a tancé la journaliste Kristen Holmes : «Un jour, vos enfants tomberont sur votre question odieuse et inhumaine. Ils seront écœurés et honteux d’avoir un parent aussi insensible et vindicatif. C’est très inquiétant.» Avec sa déclaration choc, Jon Ossoff a déclenché un engrenage politique. Reste à savoir maintenant s’il aura des conséquences sur la présidence de Donald Trump et les midterms.
DÉCRYPTAGE - Malgré un passé sulfureux avec la gent féminine, Donald Trump a su rassembler autour de lui des femmes à des postes stratégiques ou de confiance. Un phénomène qui n’est que l’aboutissement d’une stratégie que le conservatisme américain déploie depuis plus d’un demi-siècle.Difficile de savoir pour l’instant si Natalie Harp sera à Donald Trump ce que Monica Lewinsky a été à Bill Clinton. Le nom de cette assistante personnelle du président, mentionné lors d’un meeting par le sénateur démocrate Jon Ossoff, a été propulsé sur le devant de la scène médiatique - et avec lui les rumeurs d’une liaison supposée qu’elle entretiendrait avec le chef de l’État. La comparaison avec l’affaire Lewinsky, l’un des plus grands scandales à avoir agité le monde politico-médiatique d’un pays connu pour son puritanisme, n’a pas tardé à se faire attendre. Mais la comparaison s’arrête vite. Là où l’affaire Lewinsky reposait sur des faits établis, d’un mensonge et de révélations suivis d’une procédure de destitution, cette affaire qui n’en est pour l’instant pas une ne repose, à ce stade, que sur une vague accusation. Démocrate.Ce vivier de femmes conservatrices et chrétiennes a été l’un des votes de la victoire de Donald Trump en 2024 encore plus qu’en 2016. Malgré le fait que les femmes américaines penchent sensiblement plus à gauche, les femmes blanches ont voté majoritairement pour Trump en 2024 (53% contre 51% en 2016). Un engagement politique qui dépasse la simple adhésion aux idées MAGA de Donald Trump et témoigne d’un véritable regain du conservatisme aux États-Unis.

Harp est l’incarnation de ce renouveau

Plus que d’une supposée liaison avec Donald Trump, c’est surtout de ça dont Natalie Harp est le symbole : d’une nouvelle génération de jeunes femmes conservatrices et militantes. Diplômée de l’université évangélique Liberty University, elle est repérée par le président lui-même qui la propulse sur scène lors de la Convention républicaine de 2020. Elle présente ensuite pendant deux ans les journaux de One America News, une chaîne d’extrême droite où elle a notamment pu se faire le porte-voix des revendications de Trump sur l’élection présidentielle contre Joe Biden.

Natalie Harp n’est finalement qu’un visage de plus dans une histoire bien plus vaste que celle des rumeurs qui l’entourent ; une réalité stratégique que la gauche peine à reconnaître. Celle qui consiste à ne voir dans ces femmes qu’une simple contradiction avec leur supposée appartenance à la lutte progressiste et féministe conçue par les Démocrates, plutôt que de les considérer au contraire comme une riposte idéologique à ces combats. À travers ces figures de plus en plus nombreuses, le conservatisme a su se réinventer en séduisant ces catégories sociales que l’on croyait acquises à la gauche américaine.

En 2023, toujours selon le New York Times, Natalie Harp, qui soutient les allégations infondées de fraude électorale lors de l’élection de 2020, a envoyé à Donald Trump «une série de lettres qui ont inquiété son entourage». Dans ces dernières, authentifiées par nos confrères, elle écrit par exemple que le républicain était «tout ce qui compte» pour elle. «Je ne veux jamais vous décevoir», «je veux vous apporter de la joie», «vous faire sentir que nous pouvons passer une journée sans jamais avoir à parler du travail», a-t-elle encore déclaré dans ses missives.

Aujourd’hui, elle est omniprésente aux côtés de Donald Trump : à Mar a Lago, au golf... Elle aurait même fait partie des rares membres de son entourage à avoir été exfiltrés d’Air Force One pour quitter la Turquie en juillet. En coulisses, plusieurs conseillers s’inquiètent de son influence sur le maître du Bureau ovale. D’autres estiment encore qu’elle est trop encline à relayer des informations complotistes.

DÉCRYPTAGE - Malgré un passé sulfureux avec la gent féminine, Donald Trump a su rassembler autour de lui des femmes à des postes stratégiques ou de confiance. Un phénomène qui n’est que l’aboutissement d’une stratégie que le conservatisme américain déploie depuis plus d’un demi-siècle.

Difficile de savoir pour l’instant si Natalie Harp sera à Donald Trump ce que Monica Lewinsky a été à Bill Clinton. Le nom de cette assistante personnelle du président, mentionné lors d’un meeting par le sénateur démocrate Jon Ossoff, a été propulsé sur le devant de la scène médiatique - et avec lui les rumeurs d’une liaison supposée qu’elle entretiendrait avec le chef de l’État. La comparaison avec l’affaire Lewinsky, l’un des plus grands scandales à avoir agité le monde politico-médiatique d’un pays connu pour son puritanisme, n’a pas tardé à se faire attendre.



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