Fin d’un suspense qui n’en était pas vraiment un. Léa Salamé ne présentera pas ce lundi le 20 heures de rentrée de France 2. C’est son joker, Jean-Baptiste Marteau, qui officiera à sa place pour toute la durée de la campagne présidentielle. Ce dimanche, l’annonce au 20 heures de TF1 de la candidature de son compagnon Raphaël Glucksmann (Place publique) à la primaire organisée avec le Parti socialiste a scellé le sort de la présentatrice. « Nous avons eu de longues discussions », a dévoilé le politicien, estimant toutefois avoir le « devoir [de] mener [ses] combats jusqu’au bout ». La journaliste devrait prendre la parole dans la soirée pour confirmer son départ, avant que France Télévisions ne communique officiellement. Jusqu’au bout, la direction du groupe public s’est refusée à tout commentaire sur le sujet, respectant le calendrier politique de l’eurodéputé.
Raphaël Glucksmann candidat : Léa Salamé quitte le « 20 heures » de France 2, son joker Jean-Baptiste Marteau la remplace
Comme anticipé lors de sa nomination il y a un an, Léa Salamé va quitter le « 20 heures » de France 2 à la suite de l’annonce par son compagnon Raphaël Glucksmann de sa candidature à la primaire de la gauche en vue de la présidentielle. Le joker de la présentatrice Jean-Baptiste Marteau va temporairement la remplacer.
Un an jour pour jour après avoir été intronisée à la tête du JT, et malgré le risque alors déjà connu d’un tel scénario, Léa Salamé — dont les audiences n’ont jamais vraiment décollé (3,77 millions de téléspectateurs en moyenne sur l’année, en deçà des 3,85 millions d’Anne-Sophie Lapix et de l’objectif des 4 millions fixés par Delphine Ernotte Cunci, la pdg du groupe) — cède donc son trône. Une première saison marquée par des bourdes et diverses polémiques. Il y a d’abord eu en octobre 2025 la confusion à deux reprises à 13 heures et à 20 heures entre les assassinats de Dominique Bernard et de Samuel Paty, obligeant Delphine Ernotte Cunci à réorganiser la direction de l’information. Puis, en décembre, le piège d’un humoriste dans un reportage consacré aux « bons plans » des consommateurs en mal de pouvoir d’achat, forçant Léa Salamé à présenter une nouvelle fois ses excuses. En mars, son entretien avec Sergeï Lavrov, ministre russe des Affaires étrangères, permet à ce dernier de dérouler ses éléments de langage sans réelle contradiction. Ce qui déclenche la colère de la diplomatie française devant le manque de précaution de la rédaction de France Télévisions, et une nouvelle bronca.


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