VROUM-VROUM

 Billet de blog 15 août 2026










Emmanuel « vroum-vroum » Macron





Neuf ans de pouvoir, un pays en cendres, et un jet-ski à 80 litres/heure. Vroum-vroum.



Le fort de Brégançon ne se trouve qu’à une cinquantaine de kilomètres à vol d’oiseau des gigantesques incendies qui ont ravagé le Var cet été. Le feu du Gros Bessillon a parcouru plus de 6 000 hectares, dont près de 5 700 effectivement brûlés. À l’échelle d’un département, cinquante ou soixante kilomètres, ce n’est rien : depuis la résidence d’été présidentielle, le désastre écologique est à portée de regard et de narines.




En moins de quatre mois, la France a connu pas moins de cinq canicules : plus de 120 000 hectares ont cramé, avec un triste bilan puisque quatre pompiers sont morts dans les brasiers.

La catastrophe écologique dépasse l’entendement, la flore et la faune sont les victimes d’une tragédie qui laissera des traces dans l’inconscient collectif : il y avait un avant 2026, il y aura un après 2026.

Dans le Var, les seuls grands incendies de juillet ont déjà détruit au moins 45 maisons et en ont touché près de 80. Un bilan encore provisoire.

C’est dans ce contexte qu’Emmanuel « vroum-vroum » Macron, président de la République française depuis neuf longues années, s’amuse comme un ado attardé, quand ses concitoyens comptent leurs morts et leurs maisons parties en fumée, sur un jet-ski surpuissant qui peut consommer entre 60 et 80 litres par heure !

Il a 48 ans, on le voit musclé, les biceps saillants, lunettes de pilote de chasse sur le nez, teint hâlé, il regarde l’objectif du photographe.

Il s’amuse avec un joujou qui, tout compris, avec remorque, équipement et quelques accessoires, peut facilement représenter 32 000 à 35 000 €, soit à peu près le coût de la reconstruction d’une des maisons parties en fumée dans le Var.

Quand on aime, on ne compte pas. Rien à voir avec un « pognon de dingue » — celui qu’on distribue aux autres, évidemment !

Les services de communication de l'Élysée ont tenu à préciser que les photographes présents n'étaient pas « autorisés » à immortaliser la scène. Curieuse défense : quand on ne veut vraiment pas se faire surprendre en train de faire mumuse dans l'eau, on ne se contente pas de ne pas autoriser — on interdit, on verrouille, on planque le jet-ski derrière une digue. Ne pas interdire, c'est déjà consentir un peu. Pas vu, pas pris : c'est visiblement le seul message subliminal que le président avait vraiment envie de faire passer ce jour-là.

Vroum-vroum Macron explique (pour se faire pardonner ?) qu’il pratique aussi la boxe anglaise, qu’il court tous les matins, entouré d’une myriade de gardes du corps, un peu comme Sarkozy il y a vingt ans.

Triste défense, médiocrité et hypocrisie sur toute la ligne, décidément. 

Sous vos applaudissements.

Vroum-vroum a hérité d’une dette publique de 2 210 milliards d’euros à la fin du premier trimestre 2017.

Le dernier chiffre officiel disponible aujourd’hui évalue la dette à 3 536,1 milliards d’euros. Soit une augmentation d’environ 1 326 milliards d’euros depuis son arrivée au pouvoir, près de + 60 %.

Un champion toutes catégories : Vroum-vroum fait mieux (ou plutôt pire) à lui seul que Sarkozy et Hollande cumulés.

Résumons-nous : + 1 326 milliards d’euros de dette publique depuis 2017 ; un déficit encore égal à 5,1 % du PIB en 2025 ; 9,8 millions de personnes sous le seuil de pauvreté ; et une croissance désormais attendue à seulement 0,5 % en 2026… toujours pas de ruissellement en vue à l’horizon du Fort de Brégançon.

Circulez, il n’y a rien à voir : juste un homme qui gouverne un pays en PLS à cheval sur son jet-ski. La France crame, la dette explose, les pauvres s’entassent — mais lui, il a les pectoraux à jour et les biceps tendus.

Il paraît qu’il est obsédé par la trace qu’il laissera dans l’histoire : un bruit, peut-être…

Vroum-vroum.

Glouglou



Bruno Painvin

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