Flambée des carburants ... bloquer les prix, c'est possible ?
Les prix à la pompe flambent et pèsent toujours un peu plus sur le pouvoir d’achat des Français.
L’essence SP95-E10 s’affiche en moyenne à 2,12 euros le litre dans l’Hexagone. C’est son niveau le plus élevé dans le pays depuis le déclenchement de la guerre en Iran, très proche désormais du pic observé en 2022. Quant au litre de gazole, il est remonté autour de 2,28 euros ce mardi 8 septembre.
Cette nouvelle hausse des prix des carburants touche particulièrement les ménages ruraux et les foyers modestes. 10,6 % des ménages français dépensent l’équivalent d’un mois de salaire par an rien qu’à la pompe, selon une étude de l’Insee datant de 2021. Avec ces nouvelles hausses, la facture s’alourdit et entame le budget des Français, dont 42 % font du pouvoir d’achat leur priorité absolue.
C’est dans ce contexte de forte tension que Roland Lescure a réuni ce mercredi les distributeurs. Plusieurs personnalités publiques et politiques, à l’image de Michel-Édouard Leclerc, appellent l’exécutif à plafonner le prix des carburants, mais « le gouvernement y reste défavorable », a indiqué le ministère de l’Économie à l’issue de cette réunion. « La situation des finances publiques ne nous semble pas permettre ce type de mesure » en France, a expliqué Bercy, sur fond de débat sur la dette et de préparation du budget 2027.
L’exécutif étudie plusieurs pistes pour réduire le déficit public à 5 % du PIB. Les retraités les plus aisés pourraient être mis à contribution, avec une possible moindre indexation des pensions ou une remise en cause de l’abattement fiscal de 10 %. Matignon réfléchirait également à réduire les indemnités des ministres et de certains conseillers. Sébastien Lecornu a par ailleurs assuré ne pas souhaiter toucher ni taxer l’épargne salariale et a annoncé saisir la justice après une fuite ces derniers jours concernant des « travaux internes ».
Le Premier ministre a également promis, dans une lettre adressée aux « entrepreneurs de France », la « stabilité fiscale » et donc l’absence de « nouvel impôt ». La contribution exceptionnelle à l’impôt sur les sociétés, qui vise les plus grandes structures, ne sera pas supprimée, mais réduite, et « le pacte Dutreil sera préservé », écrit-il, tout en n’excluant pas la suppression de certaines aides aux entreprises.
Sébastien Lecornu s’engage enfin à ce que l’État joue son rôle, notamment en tenant mieux ses comptes. Un effort sur les dépenses de fonctionnement sera demandé aux collectivités territoriales.
. Alors, jusqu’où les prix à la pompe peuvent-ils grimper ?
. Quel impact sur le pouvoir d’achat des Français ?
. Quelles sont les marges de manœuvre du gouvernement ?
. Quelles sont les pistes étudiées par Bercy pour le projet de budget 2027 ?
Nous en parlerons dans #cdanslair à partir de 17h45 sur France 5. Posez-nous dès maintenant toutes vos questions sur Twitter avec le hashtag #cdanslair ou sur notre site : http://bit.ly/EmissionCdanslair.


Commentaires
Enregistrer un commentaire