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CHEZ POL 25 SEPTEMBRE

 


#Prophétie #Révélations #Diable #Sacrifice #Messe

Chez Pol n°1794 - Réservé aux abonnés Libé



Bonjour, nous sommes le 25 septembre
et c'est le bon jour pour papoter.

C'est une bonne situation ça, pape ? Photo Photo Vatican Media . AFP (2026)

FAIT MAISON Les socialistes pensent avoir la preuve que les Français comptent sur eux en 2027

AU COMPTOIR Mélenchon prédit l'Armageddon, la porte-parole de Retailleau censure ses opposants et les gros mensonges du maire RN de Carcassonne

VOST Révélations : Macron a beaucoup apprécié les manifs contre la réforme des retraites

LE CHIFFRE 5000

PASSION ARCHIVES Quand Bergé demandait aux musulmans de se désolidariser de Daesh

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI Saint-Denis a un pape

L'ADDITION Jouons avec les invités de CNEWS

DIVINE SURPRISE • Le million, le million, le million. Hier, les artisans de la primaire socialiste ont pu se croire dans Les Trois Frères (pour ceux qui n'ont pas la réf’, regardez par ici) à la vue des chiffres d'audience du premier débat entre les candidats, mercredi soir sur LCI. 709 000 téléspectateurs en moyenne ont suivi ces échanges avec un pic à 957 000 personnes et une durée d'écoute plus longue qu'un match de foot, avec 2h14 d'attention. Soit 5,5% de part d'audience pour LCI pour la première des 3 joutes cathodiques de cette «petite primaire», comme la raillent ses détracteurs. Ces chiffres ont évidemment ravi dans les différentes écuries. «C’est une belle audience. Et nous espérons que ce n’est que le démarrage et la montée en puissance», se réjouit auprès de Chez Pol le secrétaire général du PS, et bras droit d'Olivier Faure, Pierre Jouvet. Mais chacun, évidemment, voit midi à sa porte. À commencer par le camp du Premier secrétaire, qui militait pour ce triptyque télévisuel quand Raphaël Glucksmann n'en réclamait initialement qu'un seul, réservé à France Télévisions. «Je n'ai jamais douté qu'une primaire, n'en déplaise à certains qui la refusaient mais ont fini par s'y rallier, soit de nature à susciter de l'intérêt chez des citoyens de gauche souvent déboussolés, ironise un soutien de Faure. C'est le seul véritable exercice démocratique possible pour réduire l'offre politique…» «Les bonnes audiences confirment une intuition fondamentale de notre campagne. Beaucoup de gens croient que notre famille politique a un rôle à jouer dans cette élection présidentielle et peut la remporter», estime de son côté un cadre de la campagne Glucksmann. Reste maintenant aux socialistes à maintenir ce cap et une certaine élégance des débats, alors que ce premier épisode a été de bonne tenue malgré quelques frictions sur les deux sujets clivants que sont Gaza et le rapport à LFI. Pas une mince affaire. S.T.

Jusqu'ici, tout va bien au PS..

LA BONNE PAROLE • «Au-delà de la curiosité, il faut maintenant faire envie», poursuit notre fauriste. «Après 10 ans de marasme, les Français ont envie d’entendre les solutions de la famille socialiste et sociale-démocrate pour le pays», veut croire son camarade glucksmannien. Dans le camp du chef du parti, on se félicite que leur champion ait réussi «à placer ses grandes annonces», comme «la Sécurité sociale de l'alimentation» ou «le bouclier logement». Même si on regrette que, globalement, les différentes propositions de fond n'aient pas réussi à franchir le mur du son. «On ne retient pas ça», déplore-t-on. Mais il reste encore 2 semaines de campagne pour autant de débats, dont un sur BFMTV en partenariat avec Libé le 4 octobre, pour installer leur projet dans le paysage médiatique. Et Faure en aurait encore sous le capot, dixit un proche qui promet : «Il en a bien plus que ça.» S.T.

SAINT POL EN MISSION • Qui dit vendredi dit rattrapage : si vous avez raté le live hier sur Twitch et Youtube, vous pouvez retrouver Chez Pol l'émission en replay par ici. Un numéro consacré au débrief du débat de la primaire socialiste de la veille, avec d'abord cette question : est-ce que ça valait vraiment la peine de regarder ? Et puis les analyses de nos journalistes Lucie Alexandre, chargée du suivi de la gauche, et Anne-Sophie Lechevallier, notre vénérée cheffe adjointe du service politique. Il a ensuite été question, pêle-mêle, de la surprise Emmanuel Maurel, de l'admiration en off du camp Faure pour les fulgurances de Ségolène Royal ou des points de convergence et de tension entre les candidats. Et l'un de vos serviteurs est venu conclure tout ça sans craindre de s'attaquer au grand sujet d'actu brûlant de la semaine : les sénatoriales bien sûr. Bon visionnage. Chez Pol.

PROPHÈTE • Il y a un an, le mouvement Bloquons tout promettait un retour en fanfare des gilets jaunes. Finalement peu suivi, il s'était éteint aussi vite qu'il avait surgi sur les réseaux sociaux. Rebelote cette année, avec la multiplication des appels à la mobilisation contre la vie chère, soutenus par les partis de gauche. Interrogé sur le sujet hier lors du Playbook Live Politico, Jean-Luc Mélenchon a d'abord tenu à préciser que LFI n'était pas le commanditaire des gilets jaunes ni des mouvements sociaux en cours. «Vous avez vu des gilets jaunes il y a 3 ans, alors vous pensez que c'est comme les champignons, on met du soleil et de la pluie et y'a des gilets jaunes», a lancé, dans une métaphore aussi inattendue que végétale, le quadruple candidat à la présidentielle. Avant de prévenir, alors que le prix du litre d'essence pourrait bientôt frôler les 3€, contre 2€ au moment de la grogne sociale de 2018-2019 : «Il y a un pays en état d'exaspération, les gilets jaunes c'est presque gentil à côté de ce qui vous attend.»

Bientôt, le retour des gilets gentils ? Photo Benjamin Vodant. Hans Lucas. AFP (2026)

INQUISITION • Entendra-t-on, sur notre droite, les autoproclamés défenseurs de la liberté d'expression s'indigner de cette histoire dans une mairie LR, repérée par l'Humanité ? À Villeneuve-Saint-Georges, l'édile et porte-parole de Bruno Retailleau Kristell Niasme a pris lundi un arrêté interdisant de distribuer des tracts pendant 1 an (sauf autorisation... de la mairie) dans les zones les plus fréquentées de la ville. Soit durant la présidentielle et au-delà. Dans sa décision, supprimée en ligne comme le précise le Parisien, Niasme estimait très sérieusement que le tractage pouvait «entraîner des attroupements, des entraves à la circulation des piétons, des risques pour la sécurité des usagers de la voie publique, et notamment une accumulation de déchets». Et ce sur fond de tension autour du blocage d'un lycée. Une «atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale», s'est indigné le PCF local, saisissant la justice. La maire, qui avait déjà supprimé la moitié des panneaux d’affichage public en 2025, promet au Parisien une réécriture de l'arrêté, maintenant une interdiction mais «limitée aux écoles et dans le temps, d’ici à la fin de l’année». Ah bah ça va alors !

TU NE MENTIRAS POINT • Reparlons ce matin du maire de Carcassonne, le pauvre Christophe Barthès qui n'était pas au courant des agissements racistes de l'un de ses policiers municipaux. Du moins, c'est qu'il a répété en conférence de presse début septembre, rejetant la responsabilité sur l'ancienne municipalité. Tout le RN avait embrayé dans cette défense, arguant que quand César R. faisait sa virée en tenant des propos racistes, le RN n'était pas encore aux manettes. Sauf que ce joli conte ignore les faits. Selon l'Indépendant et Mediapart, Barthès a été informé au moins 2 fois, dans le mois qui a suivi son élection, des agissements du policier municipal. Son directeur de cabinet et son adjointe chargée des ressources humaines ont  également été tenus au courant de ces alertes. Dans l'une d'elles, un policier prévient la municipalité de «faits graves» découverts dans les enregistrements issus de caméras-piétons. Dans un autre, un policier informe sa direction qu'il ne souhaite plus travailler avec César R. Et qu'a fait Barthès ? Rien. Nada. Nichts. Il faudra attendre les révélations de Midi Libre pour que les protagonistes de cette affaire soient suspendus.

Christophe Barthès. Photo Valentine Chapuis. AFP (2026)

EXCOMMUNIÉ • Du côté d'Elne, dans les Pyrénées-Orientales, la majorité RN menée par Steve Fortel créé un gouffre d'incompréhension… Le fameux gouffre de Elne. Les lepénistes ont en effet décidé de débaptiser le cinéma local, qui depuis plus de 20 ans porte le nom du réalisateur français René Vautier. Mais pourquoi diable ce parti-qui-a-changé décide-t-il d'effacer le nom de cet artiste, ancien résistant, décoré de la croix de guerre en 1945 ? Pas parce qu'il fut communiste quand même ? Ou parce qu'il était farouchement anti-colonisaliste ? Bingo ! Le maire souhaite en effet «ne pas politiser la culture». Une excellente vanne, car oui, comme tout le monde le sait, l'art est évidemment apolitique. «Avec tout le respect que j'ai pour le travail cinématographique de René Vautier, c'est un homme marqué politiquement», a ajouté Fortel en conseil municipal, rapporte notamment Ici. Le vrai souci pour l'extrême droite est que Vautier a, en son temps, défendu le FLN, mouvement politique et militaire pour l’indépendance de l’Algérie. «Si demain je dois retirer d’autres noms de rues ou d’endroits de gens qui ont soutenu le FLN, je le ferais», a ainsi admis le maire, tout fier du nouveau nom du ciné local, «la Bobine illibérienne». 

AIMEZ-VOUS LES UNS LES AUTRES • Éric Lombard, a jugé, hier sur BFM Business, «impératif» de faire adopter le Budget 2027. Et pour cela, l'ex-ministre de l'Économie de François Bayrou demande tout bonnement «aux partis de mettre entre parenthèses la campagne des présidentielles [sic]». Pas sûr qu'il soit entendu ni écouté par les Le Pen, Philippe, Attal & cie.

L'illumination

Non vraiment, elles étaient super vos manifs ! Photo Philippe Huguen. AFP (2017)

Par E.B.

Quel souvenir gardez-vous de la mobilisation contre la réforme des retraites de 2023 ? Sans doute pas un très bon, si vous vous souvenez de sa durée, de sa dureté et de son issue - l'adoption du texte par 49.3. Mais figurez-vous qu'Emmanuel Macron, lui, trouve que c'était quand même pas si mal. Car cela fait partie de la catégorie des bons mouvements sociaux, selon lui. Sur TF1 et France 2 hier, le Président a d'abord dit ce que serait selon lui un mauvais mouvement social : le spectre du retour des gilets jaunes en octobre, en réponse à la crise des carburants et du pouvoir d'achat. Soit le «mouvement social généralisé» auquel «certains appellent» ces jours-ci et qui «ne nous aiderait pas collectivement», a averti le chef de l'État. C'est comme ça, c'est la règle, c'est lui qui décide ce qui est bon pour le pays ou pas.

Et c'est donc ~ tout naturellement ~ que Macron a enchaîné avec un éloge de la contestation de 2023, son union syndicale et politique rarissime, ses manifs monstres et ses sondages unanimes contre la réforme. «Un mouvement social peut se faire pour demander à un gouvernement de changer quelque chose, une décision qu’il vient de prendre, a-t-il professé. Quand vous avez un mouvement social parce que vous passez une réforme des retraites, pour vous dire ''revenez en arrière'', on peut le comprendre, on peut être en désaccord. Mais le mouvement social a un débouché, qui est dans la main de ceux face à qui ils manifestent.» Et c’est vrai que lui et le gouvernement Borne avaient vachement écouté l’opposition généralisée à la réforme des retraites, lui donnant ce fameux «débouché»...

Revenant à la situation actuelle et à la flambée des prix à la pompe, le Président a ensuite répété que les causes en sont extérieures : «On va pas faire un mouvement contre la guerre lancée par la Russie en Ukraine et [contre le détroit d']Ormuz. En tout cas, dans ces cas-là je peux y participer parce que moi aussi je suis contre ces guerres.» Et de lancer cet appel : «On doit rester unis. Ce qui est important, c’est d’avoir de la solidarité entre nous, d’avoir des forces politiques qui soient le plus responsables possible, c’est-à-dire le moins possible dans la démagogie qui consiste à dire ''sortez, allez attaquer ce gouvernement'', parce que c’est pas ce gouvernement qui vous a mis dans cette situation.» En revanche, c’est bien lui et son gouvernement passé qui ont fait la réforme des retraites.

Peut-on être élu maire en mars et filer vivre sur un autre continent moins de 6 mois plus tard, tout en continuant d'administrer sa commune, à 5000 km de distance ? Le maire de Casseuil, David Gauthier, répond par l'affirmative à cette situation plutôt baroque, que relate France 3 Nouvelle-Aquitaine. «Pour des raisons familiales, j’ai rejoint mon épouse mutée à Djibouti pour une durée de 3 ans», a-t-il annoncé dans un édito dans le dernier numéro du journal de ce petit village de Gironde. Auprès de France 3, l'édile en télétravail explique avoir «le droit d'être absent en tant que maire» et que «ça a été vu avec la sous-préfecture». Et à ceux qui critiqueraient cette gestion municipale à (longue) distance, lui «ne voit pas où est le problème». Il ne voit aucun souci non plus à conserver son indemnité de fonction mensuelle de 1155€ bruts. «J'avais posé la question en conseil municipal et ça a été voté ainsi, je fais déjà un sacrifice familial, et si je reviens, j'ai des frais de transport, l'avion ce n'est pas gratuit», assume Gauthier, qui fait un point hebdo le mardi avec son conseil municipal.

Les croyants et leur bon Bergé 

Quand tu découvres qu'internet ne pardonne pas. Photo Simon Wolfhart. AFP (2026)

Cela restera l'un des moments marquants de ce premier débat de la primaire PS-Place Publique : le laïus de Ségolène Royal sur le génocide à Gaza. L'ancienne ministre de l'Environnement a ainsi estimé que la montée de l'antisémitisme était due, non pas à Israël mais à ses «actuels dirigeants» et qu'il faudrait, en conséquence, «plus de voix israéliennes et juives pour dire que ce qui se passe [à Gaza] est intolérable». Tollé sur le plateau avec Jérôme Guedj qui s'indigne de cette essentialisation des personnes de confession juive que l'on désignerait comptables des agissements de Netanyahou & cie. «On n’a pas demandé aux Français musulmans de hausser la voix pour se désolidariser des crimes commis par Daech, parce que ce sont des Français avant d’être des musulmans», a cinglé le député de l'Essonne.

Notre détecteur à bullshit est cependant formel : la première partie de la réponse de Guedj est absolument fausse. De nombreuses voix ont, par le passé, demandé aux musulmans de s'élever contre les agissements terroristes commis soi-disant au nom d'Allah. Comme si les croyants étaient comptables des agissements de fous de Dieu… Et parmi ces voix, il y avait celle de l'actuelle ministre chargée de la Lutte contre les discriminations, Aurore Bergé.

«Dérive sectaire»

Le 17 novembre 2015, quelques jours à peine après les attentats de Paris et Saint-Denis, Alain Juppé est l'invité de Jean-Jacques Bourdin sur BFM. Celui que tout le monde imagine gagner l'Élysée 2 ans plus tard tonne : «Je pense qu’il ne faut pas pratiquer l'amalgame. Et je le dis solennellement, pour moi, la laïcité, c’est la possibilité pour tous les Français de pratiquer la religion de leur choix, y compris pour les Français musulmans. À une condition évidemment, c'est que les Français musulmans disent clairement qu'ils n'ont rien à voir avec ce fanatisme, avec cette barbarie, avec cette dérive sectaire de leur religion et qu'ils souscrivent pleinement aux valeurs de la République.» Et le même Juppé d'ajouter qu'il va rencontrer le jour même le recteur de la mosquée de Paris, M. Boubaker. «Et je vais lui dire cela, poursuit Juppé. Il faut que les musulmans de France, les Français musulmans disent très clairement : "Nous ne voulons pas de cette religion."»

Des propos que Bergé validait parfaitement puisqu'elle les relayait sur ce qui s'appelait encore Twitter : «Les Français musulmans doivent dire clairement qu'ils n'ont rien à voir avec ce fanatisme.» Ou comment essentialiser tous les Français musulmans… Quelques mois plus tard, cette même Bergé intégrera d'ailleurs l'équipe de campagne de Juppé pour la primaire de la droite, avec le succès que l'on sait.

• Ile-de-France, toute la journée Avant de le retrouver lundi à Metz, Macron accueille le pape à son arrivée à Orly à 10h avant de le recevoir à l'Élysée à 11h pour un entretien et des discours. Puis le souverain pontife ira sans le Président à Saint-Denis - où il sera accueilli par le maire insoumis de la ville, Bally Bagayoko - pour une veillée de prière au Stade de France.

• Et aussi David Lisnard est en meeting à Benfeld (Bas-Rhin) tandis que Marine Le Pen participe à une cérémonie d'hommage aux harkis à Courcelles-lès-Lens ; et Yaël Braun-Pivet commémore, dans la Marne, le 234e anniversaire de la bataille de Valmy.

• Et aussi ce week-end Samedi à 15h, deux événements vont animer Paris : pendant que de nombreux politiques (Lecornu, Barnier, Le Pen, Bardella, Attal, Philippe, Retailleau, Zemmour, Knafo…) seront à la messe en plein air du pape sur la Concorde et les Champs-Élysées, Lutte ouvrière fait dans la contre-programmation avec un meeting à la Mutualité ; et dimanche les «grands électeurs» sont appelés dans l'isoloir pour renouveler la moitié des sièges du Sénat.

On termine avec notre jeu du jour. Qui la chaîne CNEWS a-t-elle invité ce vendredi matin pour parler de la venue du pape en France ? 

• Benoit XVI
• Mgr Barbarin
• Christine Boutin
• Nicolas Sarkozy
• Bruno Retailleau
• Jesus (le footballeur, pas l'autre)
 

Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus.

Eh bien oui.

On n'a vraiment rien à ajouter à ça. 


Et enfin, les résultats de notre jeu d'hier. Eh oui, Emmanuel Maurel a bien lancé, en coulisses avant d'entrer en plateau pour le débat de la primaire : «Je t’avoue que je préférerais être chez moi en train de mater un film !» Et non, il n'a pas dit : «On va bien se faire chier.»

Sur ce, bonne journée et bon week-end👋. Et à lundi sur les routes de l'info.

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Chez Pol a été concoctée par 
Etienne Baldit, Sylvain Chazot et Sébastien Tronche


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