TONDELIER : "J'AI PAS DE SOUVENIR" -
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Il faut avoir vu la séquence. Le grand moment de solitude. Lundi 7 septembre, LCI, "Le Grand Entretien" de Darius Rochebin.
La candidate à la présidentielle de 2027, Marine Tondelier, secrétaire nationale des Écologistes, vient faire la leçon à la France. Et à la fin, rituel simple : un mot sur chaque Président de la Ve République.
Un exercice que Marine Le Pen, Gabriel Attal, Jordan Bardella ont fait sans trembler.
Elle, non.
De Gaulle : "Un infini respect..." parce qu'il faut bien dire quelque chose.
Pompidou : "J'ai pas de souvenir. Je peux pas vous dire, je l'ai pas connu..."
Giscard : silence. Gêne. Puis : "Giscard me fait penser à Macron". Voilà. Le niveau d'analyse.
Mitterrand : "J'ai l'impression qu'il a été très marquant pour plusieurs générations de gauche". Impression. Elle a une impression.
Chirac : Le pompon. "Je ne me rappelle pas tellement de sa politique, je me rappelle surtout de pouvoir manger des pommes sans pesticides".
Des pommes sans pesticides. Voilà le bilan de 12 ans de Chirac selon Tondelier.
On est où, là ?
Cette femme veut diriger la 7e puissance mondiale. Elle veut avoir les codes nucléaires. Elle ne sait pas qui est Pompidou. Elle n'a "pas de souvenir" de l'homme qui a fait le Concorde, le TGV, le programme nucléaire qui nous éclaire encore.
C'est ça, la pseudo-écologiste : l'inculture comme programme.
Elle connaît par cœur le nom de trois pesticides, le dernier rapport du GIEC et comment on trie ses déchets à Hénin-Beaumont. Mais l'Histoire de France, les institutions, ceux qui ont fait la France ? Rien. Vide. Néant.
Et c'est viral sur X pour une raison : les Français ont vu le niveau intellectuel abyssal de cette classe politique hors-sol. Des gens qui veulent déconstruire un pays qu'ils ne connaissent même pas.
Comment tu veux respecter la fonction présidentielle quand tu ne sais même pas qui l'a incarnée ?
Comment tu veux parler d'écologie, de souveraineté, d'indépendance énergétique, quand tu ne sais pas que c'est Pompidou et De Gaulle qui ont fait le nucléaire français ? Le nucléaire qui nous sauve aujourd'hui et que les verts comme elle veulent fermer ?
Tondelier n'est pas une écologiste. C'est une animatrice de centre aéré qui a lu deux fiches sur le climat.
"J'ai pas de souvenir". Non. Tu n'as pas de culture. Et ça, les Français s'en souviendront en 2027.
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MARINE TONDELIER ET L'HISTOIRE DE FRANCE : LE NÉANT
Chers amis,
Pour corriger ses lacunes incroyables sur les anciens Présidents de la République, Marine Tondelier va devoir prendre des cours du soir sur l'Histoire de France.
Ce n'est plus une boutade, c'est une nécessité.
Quand une dirigeante d'un parti qui prétend gouverner la France est incapable de situer Georges Pompidou, quand elle répond face caméra qu'elle n'a "pas de souvenir" de Pompidou parce qu'elle "ne l'a pas connu", on n'est plus dans la petite erreur. On est dans l'inculture crasse.
Pompidou, ce n'est pas un détail. C'est le Président qui a créé le Ministère de l'Environnement en 1971. Le premier. C'est celui qui a inventé le SMIC, le Concorde, le TGV. Pour une écologiste qui se prétend héritière de cette conscience environnementale, ne pas connaître Pompidou, c'est ne pas connaître ses propres racines.
Et elle pourrait y inviter les députés analphabètes de La France Insoumise.
Car pour eux, l'Histoire de France n'existe pas non plus. Ou plutôt, elle n'existe que comme un repoussoir, un passé à déconstruire, à déboulonner, à effacer.
L'Histoire de France, chez LFI, commence avec leurs luttes. Tout ce qui est avant est colonialisme, patriarcat, oppression. Clovis, Jeanne d'Arc, Louis XIV, De Gaulle, ce sont des noms qu'on déboulonne, pas qu'on apprend.
Comment voulez-vous aimer la France quand vous ne la connaissez pas ? Comment voulez-vous la défendre quand vous ignorez tout de ceux qui l'ont faite ?
On ne demande pas à un responsable politique de connaître toutes les dates par cœur. On lui demande de connaître le fil. La continuité. L'héritage. La Ve République, ses Présidents, ses grandes décisions, ses crises.
Tondelier et les députés LFI ont fait le choix inverse : l'amnésie volontaire. Ils ont remplacé l'Histoire par l'idéologie.
Et c'est grave. Parce qu'un peuple qui ne connaît plus son Histoire est un peuple qui ne sait plus où il va.
Qu'ils prennent des cours du soir. Tous ensemble. Et qu'ils commencent par le début : qu'est-ce que la France, qui l'a faite, et pourquoi elle mérite mieux que leur ignorance.
🔴 🇫🇷 Réponse d'outre-tombe de Georges Pompidou à Marine Tondelier. À noter la modestie du grand homme d'État qui a tant modernisé la France face à l'inculture de la politicienne : « Les peuples heureux n’ayant pas d’histoire, je souhaiterais que les historiens n’aient pas trop de choses à dire sur mon mandat. Pas de guerre, pas de révolution, notamment.
Je souhaiterais en revanche qu’on lise dans les manuels d’histoire que, de 1969 à 1976, la France a connu une période d’expansion, de modernisation, d’élévation du niveau de vie ; que grâce au progrès économique et social elle a connu la paix extérieure, que l’étranger l’a respectée parce qu’il voyait en elle un pays transformé, économiquement fort, politiquement stable et dont l’action extérieure était entièrement tournée vers la paix et le rapprochement des peuples.
En un mot, que notre pays est resté fidèle à ses meilleures traditions tout en se tournant résolument vers l’avenir et vers la jeunesse. Que mon nom soit mentionné ou ne le soit pas n’est pas très important. Ce qui compte, c’est que mon mandat soit pour la France une période de sécurité et de rénovation, de bonheur et de dignité. »
Source de cette citation de Georges Pompidou : Georges Pompidou, entretien accordé à Paris Match, 1969, reproduit dans Entretiens et discours, 1968-1974, tome I, présentation d’Édouard Balladur, Paris, Plon, 1975, p. 21.
🌳 Pour la culture de Marine Tondelier, la lettre de Georges Pompidou à Jacques Chaban-Delmas appelant à protéger les arbres au bord des routes de France :
« Paris, le 17 juillet 1970
Monsieur le premier ministre,
J'ai eu par le plus grand des hasards communication d'une circulaire du ministère de l'Équipement – direction des Routes et de la Circulation routière – dont je vous fais une photocopie.
Cette circulaire, présentée comme un projet, a en fait déjà été communiquée à de nombreux fonctionnaires chargés de son application puisque c'est par eux que j'en ai appris l'existence.
Elle appelle de ma part deux réflexions :
La première, c'est qu'alors que le Conseil des ministres est parfois saisi de questions mineures telles que l'augmentation d'une indemnité versée à quelques fonctionnaires, des décisions importantes sont prises par les services centraux d'un ministère en dehors de tout contrôle gouvernemental ;
La seconde, c'est que, bien que j'aie plusieurs fois exprimé en Conseil des ministres ma volonté de sauvegarder «partout» les arbres, cette circulaire témoigne de la plus profonde indifférence à l’égard des souhaits du président de la République. Il en ressort, en effet, que l'abattage des arbres le long des routes deviendra systématique sous prétexte de sécurité. Il est à noter que l'on n'envisage qu'avec beaucoup de prudence et à titre de simple étude le déplacement des poteaux électriques ou télégraphiques. C'est que là, il y a des administrations pour se défendre. Les arbres, eux, n'ont, semble-t-il, d'autre défenseur que moi-même et il apparaît que cela ne compte pas.
La France n'est pas faite uniquement pour permettre aux Français de circuler en voiture, et quelle que soit l'importance des problèmes de sécurité routière, cela ne doit pas aboutir à défigurer son paysage. D'ailleurs, une diminution notable des accidents de la circulation ne pourra résulter que de l'éducation des conducteurs, de l'instauration de règles simples et adaptées à la configuration de la route, alors que la complication est recherchée comme à plaisir dans la signalisation sous toutes ses formes. Elle résultera également de règles moins lâches en matière d'alcoolémie, et je regrette à cet égard que le gouvernement se soit écarté de la position initialement prévue.
La sauvegarde des arbres plantés au bord des routes – et je pense en particulier aux magnifiques routes du Midi bordées de platanes – est essentielle pour la beauté de notre pays, pour la protection de la nature, pour la sauvegarde du milieu humain.
Je vous demande donc de faire rapporter la circulaire des Ponts et Chaussées, et de donner des instructions précises au ministère de l'Équipement pour que, sous divers prétextes (vieillissement des arbres, demandes de municipalités circonvenues et fermées à tout souci d'esthétique, problèmes financiers que posent l'entretien des arbres et l'abattage des branches mortes), on ne poursuive pas dans la pratique ce qui n'aurait été abandonné que dans le principe et pour me donner une satisfaction d'apparence.
La vie moderne dans son cadre de béton, de bitume et de néon créera de plus en plus chez tous un besoin d'évasion, de nature et de beauté. L'autoroute sera utilisée pour les transports qui n'ont d'autre objet que la rapidité. La route, elle, doit redevenir pour l'automobiliste de la fin du XXe siècle ce qu'était le chemin pour le piéton ou le cavalier : un itinéraire que l'on emprunte sans se hâter, en en profitant pour voir la France. Que l'on se garde de détruire systématiquement ce qui en fait la beauté.
Veuillez agréer, mon cher premier ministre, l'assurance de mes sentiments les meilleurs.
Georges Pompidou. »






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