Le pape a répondu lundi soir aux 85 journalistes qui l’ont suivi lors de ses quatre jours passés en France.
Questionné par les journalistes dans son vol retour vers Rome, le pape Léon XIV a commencé par évoquer les quatre jours qu’il venait de passer en France, successivement à Paris, Lourdes et Metz. Parmi les multiples «moments forts et sans exclure les autres», il a été impressionné par la magistrale soirée au Stade de France avec 80.000 jeunes : «Ils sont manifestement en quête de quelque chose», a-t-il reconnu, se disant «fortement béni d’avoir eu le privilège de visiter la France afin d’encourager particulièrement les jeunes». Le pape s’est dit également marqué «par leur enthousiasme, leur joie et ce sentiment d’espérance qu’ils ont offert et qu’ils ont aussi reçu et qu’ils pourront partager avec d’autres». Cela fait partie des «nombreux signes» qu’il a constatés pendant ce périple.
«Miracles»
Pour le pape américain, «ces quatre journées ont été littéralement remplies de nombreuses grâces. Presque de miracles, dirais-je, en particulier le temps passé à Lourdes, à marcher avec tant de personnes malades et souffrantes, à les accompagner, et à voir comment la grâce de la présence de Dieu s’est manifestée de tant de manières différentes, touchant les cœurs, transformant les vies et, pour reprendre une expression que j’ai employée là-bas, rendant leur dignité aux malades, aux personnes âgées, à ceux que certaines composantes de la société mettent de côté.»
donc à continuer de promouvoir le dialogue, l’étude et la recherche, afin de trouver les moyens de veiller à ce que l’IA n’atteigne pas un stade où elle pourrait détruire l’humanité ou écarter l’humanité de la décision.»
Au total, a-t-il confié, «je suis relativement optimiste sur le fait que cela puisse être évité. Un nombre suffisant de personnes s’intéressent sérieusement à ces questions et sont disposées à dépasser, une fois encore, les enjeux de pouvoir dont la question de savoir ce qui arrivera le premier ou que se passera-t-il lorsque l’IA deviendra ce qu’on appelle une intelligence artificielle générale, et ainsi de suite. Nous devons donc continuer à travailler car nous ne pouvons pas rester les bras croisés en prétendant que rien ne se produira.»
Montée de l’extrême droite
Questionné enfin sur la «montée saisissante de partis extrémistes en Allemagne», le pape pense «intéressant d’étudier et d’analyser s’il existe, et de quelle manière, un lien, entre la progression de ces groupes d’extrême droite et le fait que l’extrême droite se fragmente aujourd’hui, comme on le voit avec un groupe particulier qui devient encore bien plus extrême que d’autres groupes dits d’extrême droite.»
Il a ajouté : «On constate parallèlement l’expression d’une combinaison entre ces positions d’extrême droite et une certaine forme de religion. Mais à mes yeux et à ceux de responsables de l’Église catholique et de l’Église protestante en Allemagne, ils ne constituent pas une expression authentique du christianisme.»
Il a conclu : «Nous revenons une fois encore aux valeurs de l’Évangile, qui ne sont pas celles de la haine et de la division, mais celles de la compréhension, de la compassion et de l’accompagnement. J’espère profondément - et, espérons-le, l’Église peut également y contribuer - que nous trouverons les moyens de nous adresser à une majorité de personnes de bonne volonté, qui comprendront combien leur engagement, y compris dans leur participation aux processus politiques, est important pour leur permettre de faire des choix clairs en faveur du bien commun, et non en faveur d’idées extrémistes susceptibles de causer beaucoup plus de dommages que nous ne le percevons aujourd’hui. Je pense donc que nous devons tous encourager cela: pour notre part, en tant qu’Église, il s’agit, dans le cadre de la doctrine sociale de l’Église, de parler de ces valeurs qui donnent la vie, de les enseigner et de les prêcher, et non de promouvoir la destruction, la division et la haine.»

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