Lycées : la colère se propage, Lecornu cherche la sortie
Du professeur non remplacé au plafond de l’établissement qui s’écroule, en passant par les emplois du temps à rallonge et Parcoursup : des milliers de lycéens et étudiants étaient dans la rue ce mardi, un peu partout en France, déterminés à faire entendre leurs revendications.
Une colère qui ne s’exprime pas contre une réforme — c’est bien la difficulté du gouvernement — mais qui raconte une angoisse partagée par la jeunesse, rejointe dans les cortèges ce mardi par les syndicats présents pour les protéger.
Professeurs, personnels de l’éducation, mais aussi de nombreux parents d’élèves ont défilé à leurs côtés, pas toujours très sereins après les scènes de violence des derniers jours et les graves blessures de certains.
Depuis le début du mouvement lycéen, dix enquêtes ont été confiées à l’IGPN, la police des polices. 215 adolescents ont été blessés, plus de 700 forces de l’ordre et 78 personnels de l’Éducation nationale d’après les services du Premier ministre. Laurent Nuñez a assuré ce mardi matin, au micro de France Inter, que les réponses des forces de l’ordre « sont proportionnées ». « On a dépassé les 6 000 interpellations, il y a eu énormément d’interventions et les choses se passent sans dégâts majeurs », a-t-il ajouté avant d’être auditionné dans l’après-midi par la commission des lois du Palais-Bourbon sur la stratégie du maintien de l’ordre. « L’ultra-violence a frappé à la porte de ces lycées, cette ultra-violence doit être condamnée sans condition », a affirmé le Premier ministre ce mardi après-midi dans l’Hémicycle. « Il faut une réponse politique, pas policière », lui a rétorqué la présidente du groupe LFI, Mathilde Panot, avant de réclamer la démission du ministre de l’Intérieur.
Le chef du gouvernement a ouvert dimanche soir cinq chantiers : transparence de Parcoursup, rénovation des bâtiments, remplacement des profs absents… Le chef du gouvernement a dit attendre des résultats dès la fin du mois d’octobre. D’ici là, il a annoncé ce mardi une suspension des cours en fin de semaine pour « un temps de démocratie interne ».
À la veille de la manifestation nationale, une plateforme commune intitulée « Les revendications de la jeunesse, dix mesures d’urgence », initiée par l’Union étudiante, en lien avec l’Union syndicale lycéenne (USL) et signée par l’UNEF et Solidaires étudiants, a été mise en ligne. L’initiative doit servir de « base de travail » au gouvernement dans le cadre du projet de loi de finances pour 2027, a affirmé l’Union étudiante.
. Jusqu’où ira la contestation lycéenne ?
. Quelle est la stratégie du maintien de l’ordre ?
. Nous sommes allés à la rencontre de plusieurs enseignants.
. Que pensent-ils du mouvement ?
. Quelles sont leurs revendications ?
Enfin, les appels à se mobiliser le samedi 17 octobre fleurissent sur les réseaux sociaux depuis plusieurs jours, alimentés par la hausse du prix des carburants et un « ras-le-bol » général face au coût de la vie. Que sait-on de l’origine de cet appel ?
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