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CHEZ POL 6 OCTOBRE

 


#Boeufs #Darons #Avengers #Lune #Fatigue


Chez Pol n°1801 - Réservé aux abonnés Libé



Bonjour, nous sommes le 6 octobre
et c'est le bon jour pour ne pas rendre les armes.

C'est pratique ça, pour bien entendre les revendications des manifestants. Photo Thomas Samson. AFP (2026)

FAIT MAISON Vous reprendrez bien une 4e portion de débat socialiste ?

AU COMPTOIR Les manifs de lycéens réactualisent le clivage gauche-droite, les ministres ne s'excusent de rien et les nouveaux fact-checkeurs du gouvernement se font déjà fact-checker

LE MOT «Distance»

PASSION ARCHIVES Retailleau reprend le flambeau de Bardella

YOUPOL Le pro de la défense du RN

LE CHIFFRE 140 282

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI Attention, ça va renouveler au Sénat

L'ADDITION Jouons avec l'amour de soi

DOUBLE RATION DE FRITAGES • Malgré une actu internationale et nationale aussi chargée que l'emploi du temps d'un lycéen, le PS est parvenu à attirer les projecteurs sur sa primaire grâce à 3 débats télé plutôt suivis. Et un duel télévisé devrait être organisé en cas de 2d tour - rappelons que certains proches de Raphaël Glucksmann rêvent d'une victoire de leur champion dès le 1er. Selon nos infos, France 2 d'un côté et TF1/LCI de l'autre se sont déjà positionnées pour organiser ce débat. «Ce sera discuté au lendemain du 1er tour entre les éventuels candidats au 2d», temporise, officiellement plus prudent, un cadre de la campagne Glucksmann. Dans le camp Faure non plus, on ne veut pas mettre la charrue cathodique avant les bœufs électoraux. Mais on reconnaît toutefois «plutôt» préférer France TV pour cet ultime et potentiel débat, histoire de bénéficier de la visibilité du service public. Le débat de jeudi dernier, codiffusé par France 2 et France Inter, avait rassemblé près de 2 millions de téléspectateurs, contre un peu plus de 700 000 de moyenne pour celui organisé quelques jours plus tôt sur LCI. S.T.

Comme quoi, ils peuvent encore être d'accord. Photo Alain Jocard. AFP (2026)

DÉCLASSEMENT • Une petite rétrogradation qui la fout mal. Depuis hier, les socialistes ne sont plus la 2e mais la 3e force au Sénat. Plusieurs raisons à cela : la perte de 3 sièges lors du renouvellement de fin septembre, la décision des 2 élus Place publique (dont l'un était jusqu'ici membre du groupe PS) de siéger avec les écolos, et le départ de certains frondeurs du groupe Indépendants vers la boutique centriste d'Hervé Marseille, qui ravit aux roses la place de n°2 derrière les indéboulonnables LR. «C’est un échec, acte férocement un opposant interne au patron fraîchement réélu du groupe, Patrick Kanner. C’est à la fois le résultat des élections, du manque d’attractivité de l’actuel groupe et le départ de Place publique.» Qui est donc responsable de ce «manque d'attractivité» de la petite maison rose ? «Son actuel président», cartonne le même, assurant qu’«aucun» des élus «divers gauche» membres d’autres groupes «n’a voulu venir». Plus mesuré mais tout de même «très déçu que Place Publique n'ait pas fait le choix d'intégrer le groupe socialiste», un autre sénateur soc' abonde : «Nous n’avons pas été en mesure de leur attribuer les postes qu’ils souhaitaient.» Grégory Blanc, qui était déjà membre du groupe écolo, demandait notamment une place en commission des Finances en cas de ralliement. «Pas de conséquence lourde, mais symboliquement c'est bien dommage», regrette notre élu. Un dernier, légitimiste pour sa part, se rassure en rappelant qu'«il n'y a qu'un départ» en direction des verts et que «le groupe socialiste reste le premier groupe d’opposition» au palais du Luxembourg. Avec 62 membres, il reste notamment au-dessus du seuil de 60 nécessaires pour saisir le Conseil constitutionnel en solo. Et en l'état du PS, c'est déjà pas mal. E.B.

LES DARONS CHAUDS • Plusieurs jeunes mutilés, des milliers de gardés-à-vue et un ministre de l'Intérieur qui n'a donné «aucune consigne de retenue»... Alors que se déroule une grande journée de mobilisation lycéenne et étudiante, qu'est-ce qui pourrait mal se passer ? Les partis de gauche se mobilisent pour protéger et encadrer la jeunesse de France, qui doit déjà bénéficier du service d'ordre de la CGT pour les manifs du jour. Après Jean-Luc Mélenchon qui a appelé les parents à porter des brassards ou des casques blancs pour accompagner les manifestants, les députés écolos Pouria Amishahi, Danielle Simonnet et Léa Balage El Mariky ont lancé l'appel «Darons, daronnes», invitant eux aussi les «darons» à se tenir tous en blanc aux côtés des lycéens. Enfin, le patron du PS Olivier Faure a annoncé que son parti mettait «à disposition des organisations de jeunesse son service d'ordre pour contribuer à leur sécurité et permettre que leur mobilisation puisse se tenir dans le calme et la dignité».

En voilà une question qu'elle est bonne. Photo Antoine Boureau. Hans Lucas via AFP (2026)

Y'A PAS MOYEN • Pas de ça à droite, où on fustige plutôt les élus de gauche qui «encouragent» le mouvement. Et où on trouve même que les élèves n'ont franchement pas à se plaindre de leurs conditions d'apprentissage. C'est ce qu'a expliqué Valérie Pécresse hier sur BFMTV. «Les lycéens d'Île-de-France sont sans doute les plus aidés du monde pour étudier», a balancé la présidente LR de région, faisant la retape de son son action à 6,5 milliards € : «Les 2 tiers des lycéens franciliens aujourd'hui étudient dans un lycée neuf ou rénové. […] En Seine-Saint-Denis, on a divisé par 9 la vétusté.» Pécresse oublie juste de préciser que son action vise en priorité les lycées privés. Et l'ex-candidate à la présidentielle de conclure en contredisant toutes les revendications des lycéens depuis des semaines : «Dire que le malaise des jeunes est lié à un problème de moyens, c'est complètement faux.» Les intéressés apprécieront. 

PAS DÉSO • Le gouvernement, enfin, reste parfaitement droit dans ses rangers coquées. Notamment le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, qui n'opère aucune remise en cause de la doctrine du maintien de l'ordre malgré les nombreux cas de lycéens gravement blessés. Sur France inter ce matin, il martèle que les forces de l'ordre n'interviennent qu'en cas de «violences» et «dégradations» et dans le respect des procédures, se réfugiant derrière les «10 enquêtes en cours» du côté de l'IGPN pour ne pas commenter les images de violences policières. A-t-il tout de même passé un coup de fil aux familles de ces jeunes pour leur témoigner de sa considération après ce qu’il qualifie de «drames» ? «Non je n'ai pas appelé, assume Nuñez. Je ne vais pas présenter des excuses, il y a des enquêtes judiciaires en cours, nous verrons si les responsabilités sont établies ou pas.» Et le ministre d'enchaîner illico : «En revanche, je peux vous assurer que j'adresse un message de soutien à l'ensemble des forces de sécurité intérieures qui sont blessées.» Personne n'en doutait. Sur France Info, son collègue de l’Éducation Édouard Geffray a indiqué n’avoir appelé personne non plus. Peut-être que s’il y avait un numéro vert…

Laurent Nuñez. Capture d'écran France Inter

POSE TON GUN • Ça doit être ça, l'exception culturelle française : l'utilisation de grenades de désencerclement et de LBD pour le maintien de l'ordre, à rebours de tout le reste de l'Europe. Des armes «de guerre» qui ont encore fait des dégâts depuis le début de la contestation lycéenne. C'est pourquoi Boris Vallaud, le patron des députés PS, va déposer une proposition de loi pour interdire ces armes dans les manifs où il y a une forte présence de mineurs, comme il l'a annoncé ce matin sur RMC. Le rose n'est pas le seul à l'initiative. Hier, lors d'une conf' de presse commune, les candidats à la présidentielle François Ruffin et Dominique de Villepin - qui s'y connaît en manifs étudiantes - ont exprimé la même demande. Mais le sujet ne date pas que de cette rentrée. En 2019, déjà, après les nombreux blessés des manifs des gilets jaunes, les sénateurs communistes avaient déposé une proposition de loi «visant à interdire l'usage des lanceurs de balles de défense dans le cadre du maintien de l'ordre et à engager une réflexion sur les stratégies de désescalade et les alternatives pacifiques possibles à l'emploi de la force publique dans ce cadre». Sans succès. 

DÉPART RATÉ • Hier, le gouvernement a lancé son compte X de fact-checking baptisé «Soyons précis». Une sorte de petit frère de French Response, «compte de riposte» du ministère des Affaires étrangères destiné à répliquer aux discours hostiles et de déstabilisation venus de l'étranger. «Soyons précis» s'attaque lui aux opposants de l'intérieur et a, pour l'instant, surtout visé à côté. 2 de ses 3 premiers tweets se sont pris une «note de contexte» sur X pour fact-checker les fact-checkeurs gouvernementaux. Première cible, et pas des moindres : Patrick Martin, le patron du Medef, pourtant plutôt chouchouté par la macronie. «Soyons précis justement», a cinglé en retour l'orga patronale pour contredire le compte de l'exécutif. Puis c'est leur réplique à l'insoumis Éric Coquerel qui a fait flop. «Et voici les fact-checking gouvernementaux où on affiche des hausses de budgets sans prendre en compte l’inflation. Bientôt un ministère de la vérité ?», a moqué Manuel Bompard pour défendre son camarade. On n'avait pas vu démarrage aussi poussif depuis le gouvernement Lecornu 1, dont la durée de vie (14 heures) fête déjà son premier anniversaire.

Capture d'écran X

ET SINON ••• Le gouvernement est dans le viseur de plusieurs députés au Journal officiel ce matin. L'élue socialiste Anna Pic a ainsi déposé une proposition de loi constitutionnelle «visant à étendre aux membres du Gouvernement l'interdiction du cumul avec une fonction exécutive locale», pour éviter le cumul ministère-mairie, comme a pu le faire Rachida Dati. Et le député Liot Jean-Luc Warsmann a déposé une proposition de loi pour «encadrer le nombre de membres du gouvernement».

C'est une séquence qui symbolise assez bien la qualité de la com' de l'exécutif depuis le début du mouvement lycéen. Le gouvernement, notamment le ministre de l'Intérieur, affiche surtout sa fermeté sécuritaire [voir Au comptoir ⬆️]. Sébastien Lecornu, lui, n'est (comme d'habitude) tout simplement pas apparu en personne, ne s'exprimant que par tweets et courriers. Quant à Geffray, ses tentatives de communiquer ne sont pas toujours couronnées de succès. Hier, le ministre de l'Éducation réunissait en visioconférence, depuis le lycée de Villaroy de Guyancourt, les proviseurs des établissements organisant les cours en distanciel pour contourner les blocages, comme il les y avait exhortés la semaine dernière. À 13h35 et après quelques minutes d'installation, Geffray prend la parole. «Excusez-nous, on avait, comme ça peut arriver parfois en visioconférence, quelques petits problèmes de micro», commence-t-il. Mais heureusement, c'est réglé et le ministre peut délivrer un long message de soutien aux personnels éducatifs victimes ou témoins de violences et/ou «traumatisés». Puis à 13h38, une personne s'approche de Geffray et lui glisse à l'oreille : «Édouard, juste, on t'entend pas à distance.» «Ah bon, on m'entend pas à distance ? Depuis tout à l'heure ?», bredouille le ministre légitimement déstabilisé. Précisons que la scène est, en revanche, parfaitement audible à l'antenne des chaînes d'info qui retransmettent en direct ces images quelque peu gênantes... Puis, s'adressant de nouveau aux proviseurs (qui ne l'entendent toujours pas), le ministre promet de «rétablir tout ça». Tout comme l'exécutif avec l'ordre dans les bahuts ?

Retailleau entretient la flamme

Bruno Retailleau. Photo Olivier Chassignolle. AFP (2026)

Pendant que le sage montre le mouvement lycéen, l'imbécile regarde le doigt. Focalisé sur les violences - des manifestants hein, pas des policiers, faut pas déconner - l'ancien ministre de l'Intérieur Bruno Retailleau s'en est pris hier à LFI, accusée d'aggraver la contestation. «On devrait débaptiser La France insoumise, a-t-il dit au micro de CNEWS devant le lycée Nelson Mandela de Nantes, incendié la semaine dernière. On devrait désormais les appeler "la France incendiaire", parce que non seulement ils ont attisé les flammes, mais ils ont fourni l'essence et les allumettes par leurs mots d'ordre. Par leurs mots d'ordre !» Des mots vraiment dangereux qui font autant de dégâts, ou presque, qu'une arme de guerre comme les grenades de désencerclement, par exemple.  

Cette expression, «la France incendiaire», ne vient pas de nulle part. L'ancien ministre de l'Intérieur qui prétend œuvrer contre Marine Le Pen a en effet repris les mots de la nouvelle star française de l'antisémitisme : Jordan Bardella. En juillet 2023, quelques jours après la mort de Nahel Merzouk abattu par un policier, le président du RN s'emportait sur RTL : «La France insoumise pourrait s'appeler "la France incendiaire".»

Si l'expression faisait alors florès sur les réseaux, Bardella était le premier politique à s'en emparer, avant d'être imité par les Avengers de la récup' anti-LFI, à savoir les macronistes. Le ministre de la Justice d'alors, Éric Dupond-Moretti - oui, le même qui fait maintenant des livres contre le RN - reprenait les mêmes mots que Bardella pour qualifier des opposants politiques. Et n'oublions pas Aurore Bergé, alors députée. «Dans le groupe Renaissance que je préside, on a rebaptisé LFI "la France incendiaire"», s'enthousiasmait-elle, pour protester contre la présence d'élus LFI à la marche pour Adama Traoré, interdite par la préfecture de police.

Le pro de la défense

Le RN souffle un peu. La mobilisation lycéenne détourne légèrement l'attention des écrits antisémites de son président même si, sur les plateaux de Bolloré, on continue d'affluer pour défendre Bardella. Mais la fatigue s'accumule, après plus d'une semaine de dénégations face aux preuves, de moins en moins réfutables, avancées par Mediapart. Et qui dit fatigue dit sortie de route, à l'image d'un Pascal Praud qui, hier, a jeté Bardella sous le bus - c'est une métaphore. Face au député RN Philippe Ballard, l'employé de CNEWS a eu une riche idée pour mettre fin à la polémique : que Bardella demande lui-même à Meta d'extraire le contenu de ses conversations afin de montrer qu'il n'a jamais tenu les propos qu'on lui reproche. «Si moi on m'accusait de quelque chose de faux, j'aimerais me défendre», insiste Praud. Mais oui enfin, pourquoi Bardella n'apporte pas la preuve que les documents produits par Mediapart sont des faux ? Gros bug dans la matrice RN avec Ballard qui tente de s'en sortir en expliquant que si le compte Facebook de Bardella est fermé, extraire ses conversations est impossible. Une défense que le meilleur ami d'Éric Zemmour, Éric Naulleau, s'empresse d'approuver. Sauf que : techniquement, Bardella peut tout à fait demander sa propre archive Meta. Politiquement, c'est moins sûr.

«Viser la lune, ça ne me fait pas peur», chantait Amel Bent. Les socialistes, eux, étaient un peu plus peureux et moins ambitieux à propos de leur primaire. Au contraire, en visant initialement entre 50 000 et max 100 000 votants, ils avaient volontairement placé la barre assez bas. Et l'avantage, quand on se donne un objectif modeste, c'est qu'il est aisé de le dépasser et de crier à l'exploit. Grand manitou de la primaire, Patrick Mennucci a communiqué, hier à l'heure de la clôture des inscriptions : «Nous avons enregistré à 23h59 ce lundi 5 octobre 140 282 inscrits sur la liste électorale de la primaire.» On est bien loin des chiffres des primaires organisées par les roses en 2011 (entre 2,6 et 2,8 millions d’électeurs) et 2017 (entre 1,6 et 2 millions). Mais on est au-dessus de la primaire écolo de 2021 qui avait couronné Yannick Jadot contre Sandrine Rousseau (122 675 inscrits). «C’est très au-delà de nos prévisions», s'est néanmoins réjoui Mennucci, avant de détailler la composition de cet électorat. La plateforme autonome, Choisir2027, a vu 42 695 personnes s'inscrire au scrutin. Avec un droit d'entrée entre 10€ (tarif social) et 15€ (plein pot), la primaire devrait ainsi engranger entre 426 950€ et 640 425€. De quoi couvrir les frais d'orga du scrutin et mettre un peu de beurre dans les épinards de la campagne. Ensuite, «il est à noter que le PS et Place Publique réalisent une progression considérable», poursuit Mennucci, qui note avec satisfaction que «c’est pour ces deux formations un doublement de leurs adhérents de 2025». Ainsi Place publique compte officiellement 28 456 adhérents pouvant voter (et quasi tous acquis à la cause de Glucksmann) tandis que le PS a 31 030 «militants à jour de cotisation» et 37 017 «sympathisants socialistes inscrits pour voter». Enfin, le petit parti de Maurel, la Gauche républicaine et socialiste, pèse quant à lui 1084 membres. Pas de quoi, a priori, bousculer les équilibres ni les favoris. «Ces chiffres [...] sont la garantie de l’unité autour du vainqueur de cette désignation», a conclu Mennucci, plein d'espoir.

• Paris Ebranlé par les écrits antisémites de Bardella, le RN présente son contre-Budget. Alors que Lecornu promet une cure de près de 50 milliards € d'économies dans le Budget 2027, Le Pen et Bardella promettent un plan d'économies massif de 125 milliards € sur 5 ans.

• Et aussi Les partis de gauche seront bien présents dans les manifs lycéennes et étudiantes pour apporter leur soutien à la jeunesse ; pendant ce temps Retailleau est en Israël pour 2 jours pour les commémorations des attentats du 7 octobre ; le Conseil de Paris s'ouvre jusqu'à la fin de la semaine ; à l'Assemblée se poursuit, après les premières questions au gouvernement de la session, l'examen dans l'hémicycle de la loi «intégrale» contre les violences sexistes et sexuelles ; et attention, ça va renouveler au Sénat avec la désignation des vice-présidents, questeurs et secrétaires de la chambre haute.

On termine avec notre jeu du jour. On dit souvent qu'il faut s'aimer d'abord pour que les autres nous aiment ensuite. À ce petit jeu, qui a dit : «Ne perdez plus de temps à essayer de me convaincre : je vais voter pour moi» ?

• Jean Sarkozy
• David Lisnard
• Kylian Mbappé
• Ségolène Royal
• Jean-Luc Mélenchon
• Dominique de Villepin

Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus.


Absolument.



Et enfin, les résultats de notre jeu d'hier. Eh oui, l'ancien député PCF André Chassaigne a bien dit : «Si j'avais encore été député, j'aurais assisté à la messe du pape.» Et non «si j'avais encore été député, j'aurais fait un burn-out».

Sur ce, bonne journée 👋. Et à demain sur les routes de l'info.

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Chez Pol a été concoctée par 
Etienne Baldit, Sylvain Chazot et Sébastien Tronche


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