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CHEZ POL 7 OCTOBRE

 

#Bavette #Imprimante #Nullards #Sérum #Slip


Chez Pol n°1802 - Réservé aux abonnés Libé



Bonjour, nous sommes le 7 octobre
et c'est le bon jour pour noyer le poisson.

C'est à moi que vous parlez ? Photo Julien Muguet. Hans Lucas (2021)

FAIT MAISON Les députés macronistes veulent que les ministres macronistes rendent des comptes

AU COMPTOIR Ce député MoDem s'emballe sur les libertés individuelles ; au Sénat, la gauche insiste pour empêcher toute collaboration avec l'extrême droite ; et Philippe traîne un peu

L'ŒIL DE LIBÉ L'étrange cortège de Bagayoko

VOST Quand Macron expliquait ne pas aimer ni comprendre les adolescents

LE CHIFFRE 25

YOUPOL La coquille à 3 Mds € du RN

LE MOT «Pacifique»

BO BO BONUS Parole d'expert

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI Lecornu en mode fourre-tout

L'ADDITION Jouons avec les occupations de Macron

LES MACRONISTES VEULENT SAVOIR • Ils ne critiquent pas le gouvernement ouvertement, mais les députés macronistes veulent tout de même lui demander quelques comptes sur sa gestion du mouvement lycéen. «À ce stade, il n'y a pas vraiment de réponse» aux revendications des jeunes, acte un cadre du groupe de Gabriel Attal à l'Assemblée. Le même souligne : «C'est un fait : il y a eu un retard à l'allumage évident et ça ne participe pas à solutionner cette crise comme il se doit.» Hier, lors des questions au gouvernement (QAG), la députée EPR Céline Calvez a interpellé le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Geffray, sur le besoin d'«apaisement» et la nécessité d'«écouter les lycéens eux-mêmes». «Comment permettre aux lycéens et aux jeunes de s’exprimer dans un cadre apaisé et garantir qu’ils auront l’attention des adultes ?», l'a-t-elle interrogé, sur un ton très diplomatique mais sous-entendant tout de même que l'exécutif n'en fait pas assez dans ce registre. La direction du groupe macroniste nous indique qu'en réunion de groupe hier, lorsque Calvez s'est proposée pour poser cette QAG, «elle a indiqué la ligne qu’elle comptait porter» et «le groupe était d’accord». Mais on conteste toute «malice» ou «téléguidage» dans cette interpellation. Ce matin, Geffray est auditionné par la commission des Affaires culturelles et de l'éducation au palais Bourbon. Et Prisca Thevenot, ex-ministre et lieutenante de Gabriel Attal, souhaite des précisions du ministre à ces questions : «Quelle a été la préparation de cette rentrée dans les canaux de discussion avec les parents et les jeunes ? Et si ces échanges ont existé, comment les améliorer ?» Le ministre de l'Intérieur, Laurent Nuñez, sera de son côté auditionné par la commission des Lois cet après-midi. Et le député macroniste Christophe Marion veut le questionner sur le maintien de l'ordre. L'élu du Loir-et-Cher résume la position des siens sur ce sujet : «Soutien aux forces de l'ordre mais explications nécessaires sur les dérapages.» Ou les «accidents», comme Lecornu a qualifié hier les graves blessures infligées à plusieurs lycéens. Le Premier ministre doit justement faire une allocution ce soir depuis Matignon, pour aborder «la situation dans les lycées», mais aussi «[le] prix des carburants, [la] crise agricole ainsi que la situation financière du pays». Ou comment noyer le poisson. E.B.

Geffray et Nuñez. Photo Julien De Rosa. AFP (2026)

LE CROIZIER S'ABUSE • Après des semaines de mobilisation et de revendications lycéennes, l'exécutif répond surtout par la répression et par le sécuritaire - mis à part la mise en place d'une «demi-journée de cours banalisée» pour tailler la bavette. Avec notamment l'accélération de l'examen du projet loi casseurs-payeurs, qui permet de faire payer des dégâts à toute personne participant à un groupement ayant commis des dégradations, même si elle n'en est pas l'auteur. «On va passer du principe "tu casses, tu payes" à "tu casses, tu participes, tu payes"», s'est félicité hier sur LCP le député Modem Laurent Croizier, en mode SAV enthousiaste de ce texte à forte teneur polémique. Et le bayrouiste d'inventer un délit de présence sur les lieux : «C'est tout à fait normal. Être spectateur, je suis désolé, être spectateur, pousser les uns ou les autres à casser, c'est déjà être complice.» On a hâte que le Conseil constit' se penche sur le sujet. Mais comment déterminer qu'un simple «spectateur», possiblement là par hasard, pousse des casseurs à casser ? «C'est la justice qui se prononcera», évacue Croizier, pas franchement conscient des dérives que pourrait engendrer une telle loi.

Laurent Croizier. Photo Ian Langdson. AFP (2025)

LONG COURRIER • Problème d’imprimante ? Souci avec La Poste ? Il y a presque un mois, le 9 septembre, le secrétaire général d’Horizons, Christophe Béchu, annonçait l’envoi d’un courrier à tous les chefs de partis de la droite qu’Édouard Philippe souhaite convier «autour de la Toussaint». Le candidat à la présidentielle veut discuter d'un rassemblement autour de lui et d'alliances en 2027. Près d’un mois plus tard et après une rapide fin de non-recevoir exprimée tant par Bruno Retailleau que David Lisnard, aucun des destinataires potentiels n’a reçu la missive. «Elle est écrite et pas envoyée. L'envoi est imminent», a assuré mardi à l'AFP un membre de l’équipe de campagne du maire du Havre. Officiellement, Horizons dit avoir voulu laisser passer les sénatoriales avant d’envoyer son invitation, expliquait, toujours à l'AFP, une autre source la semaine dernière. Officieusement, les relations peu cordiales entre Philippe et Retailleau d'un côté, Philippe et Attal de l'autre, ont peut-être un peu freiné les ardeurs d'Horizons.

RÉSISTANCE • Comme à l'Assemblée, le RN a obtenu hier une vice-présidence (en alternance avec deux autres groupes) du Sénat, fort du premier groupe de son histoire au Palais du Luxembourg. Mais, contrairement à la chambre basse, il n'y a pas eu de vote du Bureau, les désignations se faisant proportionnellement aux poids des groupes. La gauche a réagi hier. La nouvelle boss des sénateurs écolos, Mélanie Vogel, a écrit à ses homologues pour appeler à l'instauration d'un «cordon sanitaire» vis-à-vis des lepénistes. Elle les invite notamment à «ne pas collaborer avec ce groupe, ne co-signer aucun texte ni aucun amendement avec ses membres, ne voter aucune de leurs initiatives», selon ce texte dont l'AFP a eu copie. La sénatrice déplore aussi le «règlement corseté» du Sénat, qui a empêché selon elle toute opposition à l'arrivée du RN au sein du Bureau. Patrick Kanner a aussi regretté l'application «automatique» de ces désignations, dans un courrier à Gérard Larcher dont l'AFP a obtenu copie. Le président du groupe socialiste, rétrogradé en 3e position, appelle lui aussi à «dresser une séparation étanche» avec le groupe RN-UDR : «Le Sénat ne saurait être le lieu où s'émoussent les convictions ou se fissurent les digues.»

Mélanie Vogel. CPhoto Xose Bouzas. Hans Lucas via AFP (2024)

ET SINON ••• Aucun mea culpa, aucune remise en question : Laurent Nuñez n'est pas venu sur RTL ce matin pour faire amende honorable au sujet des violences policières. Mais le ministre de l'Intérieur a toutefois annoncé suspendre l'utilisation par les forces de l'ordre des grenades assourdissantes. Mais uniquement «pour le mouvement des lycéens», le temps de déterminer si c'est bien une telle arme qui a arraché l'avant-bras d'un jeune de 15 ans à Lens.

Texte et photo par Stéphane Lagoutte. Myop pour Libération

Manifestation en soutien au mouvement lycéen hier, à Paris. La marche de République à Nation par le boulevard Voltaire démarre vite. Alors que la fin de cortège, accompagnée par quelques syndicats et fanfares, se fait dans la joie et les chants, on sent très rapidement à l’avant une énergie vive qui donne à penser que «ça va péter». Et cela arrive, effectivement, un peu avant l’arrivée à Nation. Un foyer s’embrase, la tension est vive entre les black blocs et les photographes et cameramen qui essayent de filmer. La police charge pour maîtriser la zone. C’est à cet instant que Bally Bagayoko fait son entrée en scène. Le moment est surréaliste. Le maire LFI de Saint-Denis est entouré de 5, 6 personnes qui le tirent à droite, à gauche, un essaim de cameramen, photographes, apprentis vidéastes avec leurs téléphones... Le tout au milieu des lacrymogènes, entre les policiers et la foule qui s’est éloignée. Un instant, il crie aux policiers de ne pas charger mais il est surtout ballotté dans le nuage blanchâtre. Certains tentent même de l’évacuer vers la cour d’un immeuble. Il s’y refuse catégoriquement et retourne vers le centre du boulevard après s’être fait asperger les yeux de sérum physiologique. Et c’est là que, par miracle, j’arrive un bref instant à faire un pas de recul pour enfin saisir les acteurs de cet étrange cortège.

Macron pique sa crise (d'ado)

Le Président des riches et des vieux. Photo Ludovic Marin. AFP (2026)

Il y avait longtemps qu'on n'avait pas eu vent d'une des légendaires «colères noires»™ ou «froides»™ d'Emmanuel Macron en privé contre l'action de son gouvernement et tous les nullards qui le composent. Eh bien, sachez que le Président est très mécontent de la gestion du mouvement lycéen, du moins dans sa dimension sécuritaire, par Sébastien Lecornu et son équipe. Il a d'ailleurs convoqué hier soir à l'Élysée plusieurs ministres concernés, ainsi que le Premier d'entre eux. Et «un ministre ayant ses entrées au palais» raconte ainsi au Parisien : «Il a beaucoup gueulé ces derniers jours parce qu’il considère que la réponse policière était trop dure, sans empathie.» Ah, si seulement le chef de l'État avait les moyens d'influer sur la politique de ce pays... Mais que voulez-vous, ce n'est pas lui le chef du gouvernement.

S'il était à Matignon, nul doute qu'il aurait effectivement fait preuve de cette «empathie» qui manque cruellement à Lecornu. Et qu'il aurait, LUI, donné des consignes de retenue aux forces de l'ordre, contrairement à ce va-t-en-guerre irresponsable de Nuñez. N'est-ce pas l'attitude qu'il a sagement adoptée au moment des gilets jaunes ou de la réforme des retraites, cette contestation qui correspond à sa vision d'un bon mouvement social ? Et n'est-il pas le Président de la jeunesse ? En juillet 2025, Macron parlait de son grand amour pour les jeunes à l'écrivain Emmanuel Carrère, qui l'avait suivi en voyage officiel pour le Guardian et avait pu longuement échanger avec lui. L'auteur citait ces propos présidentiels : «Je n'ai jamais été adolescent. Je n'aime pas les adolescents. Je ne les comprends pas. Ma femme les comprend.» Peut-être que si Brigitte Macron était ministre de l'Éducation nationale...

La confusion est totale

Le RN a présenté hier son contre-Budget et c'est peu dire que le parti d'extrême droite n'a pas franchement convaincu. Même la presse de droite, qui en connaît un rayon niveau argent, est dubitative devant les chiffres avancés par Marine Le Pen & Cie, à l'image du Figaro qui pointe «des économies surestimées» et «des dépenses sous-estimées». Pas crédible, le RN ? Les ouailles lepénistes jurent pourtant avoir beaucoup travaillé pour présenter leurs chiffres. Mais pas assez visiblement. Lors de la conférence de presse qui suit la présentation, un journaliste fait remarquer qu'il y a une légère erreur de rien du tout. Au pupitre, Jordan Bardella venait de promettre plein d'économie, dont celle-ci : «12 Mds sur les dépenses liées à l'immigration.» Un chiffre cohérent avec celui avancé l'an dernier par le même RN à l'occasion de son contre-Budget 2026 : le parti à la flamme tablait sur 11,9 Mds économisés par l'État. En 2024, il tablait sur seulement 4,1 Mds dans son contre-Budget 2025. Tout augmente mais alors à ce point, c'est grandiose ! Toutefois, ce chiffre avancé par Bardella est semble-t-il un peu faux. Dans le document présenté à la presse, le RN parle non pas de 12 mais de 15,1 Mds d'économie. Alors, quel chiffre est le bon ? «C’est de ma faute, a admis Jean-Philippe Tanguy, le M. Budget du RN. Nous avons travaillé tard et il y a quelques coquilles. C’est 15 Mds, le bon chiffre. Je vous présente toutes mes confuses.» Une coquille à 3 Mds parce que la copie a été raturée jusqu'au dernier moment, ça montre le sérieux des personnages. Tanguy est peut-être nul en maths mais au moins, il sait citer Le père Noël est une ordure dans le texte. 

Il n’a aucun mal à le dire : Fabien Roussel s’est remis au sport et a perdu du poids. S’il assure que cette forme vient de ses séances de jogging au parc des Buttes-Chaumont, le secrétaire national du PCF s’est visiblement mis aussi à la gym. En une pirouette, sa grande conférence de presse sur les carburants prévue hier s’est transformée - «au vu de la situation», justifie-t-on chez les rouges - en séance de questions-réponses sur la mobilisation lycéenne. L’occasion pour le maire de Saint-Amand-les-Eaux de dévoiler un «plan jeunesse 2027-2032». Suppression de Parcoursup, réorganisation des emplois du temps, création de 90 000 postes d’enseignants ou rénovation des collèges et lycées : les cocos ont ficelé fissa ce plan chiffré à 8,5 Mds € par an. Mais Roussel veut aussi se faire entendre sur la mobilisation actuelle, où les insoumis ont été les plus en vue jusqu'ici. Alors que les mélenchonistes ont sorti les écharpes tricolores pour s’interposer entre lycéens et policiers, il demande «aux élus et aux militants du PCF de se mettre à disposition des organisations lycéennes pour les aider, pour sécuriser les rassemblements et faire en sorte qu'ils se déroulent de manière pacifique». Autrefois bien plus sévère à l’égard des insoumis, Roussel n’hésite pas à dénoncer la sémantique «guerrière» du gouvernement qui, selon lui, «contribue à jeter de l'huile sur le feu, à envenimer la situation plutôt qu'à chercher des réponses» au sujet de la dénonciation par Matignon de la prétendue influence de «LFI et ses proxys de l'ultragauche». Le PCF et LFI de nouveau main dans la main ? N’abusons pas. «Il n'y a aucune violence légitime», nuance Roussel en réponse aux propos de Bagayoko qui avait justifié fin septembre les méthodes des lycéens les plus virulents.

C'est le nombre de ministres (sur 36 membres) dont des infos perso (numéro de portable, adresse, numéro de Sécu…) circulent dans le Far West du web, selon les décomptes du Canard enchaîné. Et ça concerne même le premier d'entre eux, victime d'une fuite… du site du Slip français, sur lequel Lecornu a visiblement commandé quelques sous-vêtements. Le palmipède nous apprend également que la ministre des Armées, Catherine Vautrin, a été victime du piratage de la base de données de son opticien à Reims. De quoi voir flou. La ministre du Numérique, Anne Le Henanff, n'est pas en reste puisque «son RIB à la Caisse d'Épargne de Bretagne se balade aux côtés de son numéro de Sécu». Tout comme le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou dont le 06 a été chopé via une fuite de ses données Facebook. C'est aussi un peu tendu place Beauvau où le ministre délégué de Nuñez, Jean-Didier Berger, s'est «retrouvé mis à nu sur le Net après l'exploitation d'une faille de Murphy, son réparateur d'électroménager». Une autre forme de loi de Murphy. Ça fait de nombreux mois que nos ministres ont de la fuite dans les données, y compris donc chez les plus régaliens d'entre eux. En mai, le Monde révélait que 28 fuites concernaient le ministre des Affaires étrangères, Jean-Noël Barrot, une cible visiblement bien facile : son imprudence avait causé le piratage de son téléphone personnel et provoqué une «panique des services de sécurité de l’État», avait révélé Mediapart fin 2024. Et tout cela sans oublier que de nombreuses cyberattaques ont aussi ciblé des services de l'État ces derniers mois, comme le Fisc. Lecornu a d'ailleurs demandé en août à l’Agence nationale de la sécurité des systèmes d’information (ANSSI) - elle-même piratée en août 🤷- de constituer une «nouvelle unité cyber» pour offrir une «réponse opérationnelle plus réactive» contre ces vols de données.

Parole d'expert

• Croatie, matinée Bien discret publiquement sur les blocus lycéens, Macron file à Split pour participer au 13ème Sommet des pays du Sud de l’Union européenne (MED9), qui réunit les États membres du MED9 ( la Croatie, Chypre, l’Espagne, la France, la Grèce, l’Italie, Malte, le Portugal et la Slovénie).

• Matignon, toute la journée Lecornu va d'abord se rendre à l’hommage aux victimes du 7 Octobre organisé par le CRIF. Il dirigera ensuite une réunion en visio avec ses ministres Geffray, Gatel, Nuñez, Moutchou et l'ensemble des présidents des conseils régionaux (15h30). Et le Premier ministre finira sa journée par une allocution fourre-tout depuis Matignon.

• Assemblée, toute la journée Parallèlement à l'examen de la loi intégrale dans l'hémicycle, les ministres Geffray (10h) et Nuñez (15h) sont auditionnés en commission. Le premier sera entendu «sur le blocage des lycées» et le second sur «sur la gestion de l'ordre public suite aux mobilisations lycéennes et la protection des personnes face aux violences». Et ce n'est pas tout : les députés de la commission des Finances s'emparent, eux, du Budget 2027 avec au moins 3 jours consacrés à la partie «recettes».

• Et aussi Ruffin, Le Pen, Zemmour, Bertrand et Dupont-Aignan passent une tête de candidat au sommet de l'élevage à Cournon-d'Auvergne ; et enfin, la fête des vendanges de Montmartre débute aujourd'hui et le PS local en fait un événement «pilote» dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles avec la formation des commerçants à l’accueil des témoins ou victimes, des safe places, etc. 

On termine avec notre jeu du jour. Que faisait Macron hier pendant les manifestations lycéennes ?

• Il inaugurait une école de police
• Il participait au jubilé de Robert Pirès
• Il déjeunait avec Jean-Michel Blanquer
• Il assistait à une projo privée du film Notre salut
• Il assistait à un essai de tir nucléaire depuis un sous-marin
• Il peaufinait son discours en vue de l'obtention du prix Nobel de la paix

Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus.


Eh oui


Et enfin, les résultats de notre jeu d'hier. Eh oui, c'est bien David Lisnard qui a déclaré : «Ne perdez plus de temps à essayer de me convaincre : je vais voter pour moi.» Et non pas Kylian Mbappé.

Sur ce, bonne journée 👋. Et à demain sur les routes de l'info.

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Chez Pol a été concoctée par 
Etienne Baldit, Sylvain Chazot et Sébastien Tronche
Avec la participation d'Arthur Louis et Stéphane Lagoutte


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