le Dendrobate Doctor



 Aujourd'hui, c'est dimanche. Vous êtes donc bien sur Radio Dordogne, je suis le Dendrobate Doctor et nous sommes ensemble pour faire l'état de la recherche sur l'épidémie de Covid-19 et le reste.

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FAKE DE LA SEMAINE

  


Cette semaine, c’est la justice qui s’est penchée sur un fake. Un fake en bande organisé et sur personnes vulnérables (ouais on démarre très fort cette semaine). Jean-Bernard Fourtillan (l’une des « cautions scientifiques » du film de désinformation Hold-Up), Henri Joyeux (le mec qui a lancé toute cette histoire de « les vaccins contre le HPV rendent stériles et puis c’est même eux qui causent le cancer du col d’abord ») et Marianne Fourtillan (la femme du premier) ont été condamnés pour des essais sauvages réalisés sur des patients atteints de démence.


Tout commence lorsque Jean-Bernard a la révélation par Dieu dans un rêve (véridique… nan mais ça commence toujours bien ce genre de protocole) de l’existence d’une hormone secrétée par la glande pinéale (il appelle ça la valentonine, et ça existe pas, la glande pinéale produit bien un truc, ça s’appelle la mélatonine, mais ça concerne surtout le sommeil) qui permettrait de guérir Alzheimer et Parkinson. Comment, par quels procédés ? Aucune foutue idée, mais la glande pinéale attire depuis des années tous les secoués du bocal qui voient en elle le troisième œil (ce qui est techniquement vrai… si vous êtes un iguane… c’est un bordel, l’anatomie comparée, vous avez pas idée, je vous laisse une très bonne vidéo d’Entracte Science à ce sujet si jamais vous êtes curieux https://youtu.be/_82GUPVdB1g?si=mSF_wWawub1RfdUh).

Pour prouver qu’il a raison, Jean-Bernard va aller chercher Henri Joyeux et monter un essai clinique avec lui. Jusque-là, en vrai, pourquoi pas. Sauf qu’ils ne vont pas le déclarer, ne vont demander aucune autorisation éthique, ne vont faire aucun essai sur l’animal pour, au hasard, être sûrs qu’ils empoisonnent pas des gens, et vont commencer à vendre les patchs avant même la fin de leur « étude ». Etude qu’ils vont organiser planqués dans un monastère catholique (signe à mon sens qu’ils savaient très bien qu’ils étaient en train de faire un truc complètement illégal), pour laquelle ils vont faire PAYER les familles (des dizaines de milliers d’euros parfois) et qu’ils vont effectuer sur plus de 400 patients atteints d’Alzheimer et de Parkinson, sans personnel habilité à répondre à leurs besoins particuliers pendant l’expérience, et sans même être sûrs que ces personnes pouvaient consentir à quoi que ce soit qu’on était en train de leur faire. C’est gravissime, j’ai pas les mots…


Jean-Bernard Fourtillan a toujours prétendu qu’il ne voyait pas le problème et que son traitement marchait très bien. Il a été reconnu coupable d’escroquerie, d’exercice illégal de la profession de pharmacie et d’essai sans consentement sur la personne humaine (entre autres, la liste des chefs d’accusation est longue et je suis pas Maître Eolas). Il a été condamné à 4 ans de prison ferme, à l’interdiction définitive d’exercer toute profession dans le domaine de la santé et de la pharmacie, et à dédommager les victimes au civil (plus de 60.000€ de ses biens ont déjà été saisis). Absent à l’audience, un mandat d’arrêt est émis contre lui.

Henri Joyeux, le gars qui donnait des leçons sur comment les labos devaient ou pas étudier l’efficacité de leurs vaccins, a avancé comme défense qu’il ne connaissait rien aux essais cliniques et ne savait pas qu’ils faisaient quelque chose d’illégal. Le juge a dû trouver qu’il le prenait pour une framboise et il écope d’un an de prison avec sursis et de 10.000€ d’amende.

Marianne Fourtillan, présentée comme la cheville ouvrière de l’escroquerie, est condamnée à deux ans de prison dont un ferme, et à l’interdiction définitive d’exercer sa profession de pharmacienne.

Un dernier complice, Jean-Patrick Pruvot, médecin qui délivrait à Fourtillan des ordonnances à trous pour contourner les contrôles de l’ARS, devra lui s’acquitter d’une simple amende de 2.000€.

Les 700.000€ versés par les victimes au « fonds Joséfa », censé financer l’expérience illégale, sont eux toujours introuvables. Alors du coup, si, j’ai les mots, mais je pense pas que je puisse les écrire, on est une page tout public…


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DECOUVERTE DE LA SEMAINE

  


Découverte ou pas découverte ? Une intelligence artificielle a-t-elle résolu un important problème de mathématiques ? La réponse à cette question ne sera pas dans cette rubrique parce que en matière de maths, je suis une quiche jambon-fromage, donc c’est clairement pas moi qui vais évaluer la solidité de la preuve que présente OpenAI pour démontrer que ChatGPT aurait résolu le problème de Navier-Stokes. Cette question fait partie des 8 problèmes du millénaire, énoncés par l’Institut Clay, et dont jusque-là un seul avait été résolu (par Perelman, un Russe à moitié fou et trois-quarts génial qui a refusé la récompense d’un million de dollars et la médaille Fields pour retourner vivre reclus chez sa mère à ramasser des champignons) et traite (en très très gros, amis matheux prenez un coup de ventoline, ça va passer) de la description du mouvement des fluides.

Le problème n’est pas que ce serait une IA qui aurait résolu le problème (c’est un problème qui peut avoir de nombreuses applications importantes, et on a trop besoin de solutions pour faire la fine bouche sous prétexte que c’est pas un Homo sapiens en chair en os et en café froid qui l’a résolu), ni que la preuve serait difficile à vérifier pour un humain (cette problématique existe déjà dans le monde des mathématiques, où plusieurs problèmes n’ont pu être résolus que par assistance de l’ordinateur, posant la question de la vérification humaine de son travail), ni même que OpenAi ferait ça pour l’argent (ils ont déjà annoncé que, si leur preuve était acceptée par la communauté scientifique, ils renonceraient au prix).

Le problème, c’est qu’en science, personne ne travaille seul à partir de rien et on le sait. On passe notre temps à construire des bouts de preuves sur les bouts de preuves des collègues précédents, mais on est clairs sur la limite entre notre travail (qu’on démontre) et le leur (qu’on cite). Et dans le cas de cette percée, ChatGPT est soupçonné d’avoir été nourri avec des données de travail produites par deux chercheurs, Tristan Buckmaster et Levent Alpöge, de manière à les prendre de vitesse sur le développement de la preuve bien qu’ils soient à l’origine de la méthode de raisonnement. Déterminer si cela est ou non le cas va être long, compliqué, et clairement accessible uniquement aux spécialistes, donc c’est pas moi qui vais avoir un avis dessus. En revanche, j’ai un avis sur le fait que ce genre de controverse dans le milieu scientifique ne fait que commencer, et qu’on a vraiment dû mal tourner quelque part en tant que civilisation pour que ce soit les machines qui fabriquent de la musique, des images et des avancées intellectuelles tandis que c’est toujours moi qui dois réparer l’évacuation des toilettes…


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PISTE DE LA SEMAINE

  

  

A-t-on mis la main sur l’explication concernant l’augmentation massive des AVC chez les jeunes adultes ? En effet, si les accidents vasculaires cérébraux diminuent de manière globale, leur incidence chez les jeunes adultes (20-54 ans) a doublé depuis une décennie environ. Dans une étude américaine (ici https://www.neurology.org/doi/10.1212/WNL.0000000000218622), les chercheurs se sont penchés sur les causes identifiées et suspectées de ces incidents. Et loin de découvrir quelque chose de scandaleux ou inattendu, leur travail a confirmé ce dont on se doutait déjà : les 4 principaux facteurs de risque (hypertension artérielle, diabète, fibrillation auriculaire et consommation de substances psychoactives) ont explosé dans cette tranche d’âge, et le nombre d’AVC a donc suivi. En revanche, la mortalité liée n’a pas suivi, et c’est plutôt une bonne nouvelle : la nouvelle génération de jeunes adultes est mieux prise en charge (les techniques ont évolué) et plus sensibilisée (elle déclenche l’action des secours plus rapidement que les anciennes générations). La prévention, qui jusque là se centrait beaucoup sur la reconnaissance de l’AVC, a bien fonctionné, mais elle va devoir changer son fusil d’épaule, et rejoindre la lutte contre le mal du siècle : les pathologies liées à l’alimentation.


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IMPASSE DE LA SEMAINE

  

  

Le virus du Nil Occidental progresse en France métropolitaine et rien ne semble freiner sa progression. Santé Publique France fait état de 23 cas d’infection humaine pour la seule Ile-de-France, dont 13 formes neuro-invasives, pour désormais 117 cas dans l’Hexagone et 3 décès depuis début mai. Transmise par les moustiques ayant piqué des oiseaux contaminés, la maladie est aujourd’hui orpheline de traitement : ni vaccin humain, ni vaccin aviaire, ni antiviral efficace. La seule solution, c’est d’empoisonner partout où on peut pour tuer les moustiques, et on sait tous que c’est absolument pas viable à long terme comme position…


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MAUVAISE NOUVELLE DE LA SEMAINE

  

  

On est le 4 octobre et il fait 27C° demain. C’est tout pour moi.


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BONNE NOUVELLE DE LA SEMAINE

  

  

L’OMS a annoncé cette semaine que l’espérance de vie mondiale était « presque » revenue à son niveau pré-Covid. Oui, l’humanité aura été plus de 4 ans en convalescence, ce n’est pas rien, mais on en sort.


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« QU’EST-CE QUE PUTAIN DE QUOI ? »

  


Les Néo-Zélandais ont élu leur oiseau de l’année, et cette année c’est le karure, ou rouge-gorge noir. Et il a une histoire incroyable.

En 1976, l’inventaire des naturalistes est alarmant : il ne reste que 7 individus au monde, dont un seul et unique couple reproducteur, Old Blue et Old Yellow. L’espèce est classifiée « en danger critique d’extinction ». Au comptage suivant en 1980, il ne reste que 5 survivants, dont le couple reproducteur. Clairement, à ce stade, ça sent la fin.

« Que nenni » lance alors l’écologue Don Merton (enfin il est Néo-Zélandais, donc ça devait plutôt ressembler à un truc du style « Oh whad’yo think yo’doin mate ?! » mais vous avez saisi l’idée). Et il a une idée folle, mais à ce stade il faut être comme Perelman, demi-fou et trois-quarts génial, pour trouver quelque chose qui marche, et Merton a déjà à son actif d’avoir sauvé le kākāpō de l’extinction, qu’on croyait disparu lorsqu’il commence ses recherches et qu’il va littéralement ramener d’entre les morts. Il l’a fait une fois, il peut le faire une deuxième. Puisque Old Blue et Old Yellow ne peuvent élever qu’un à trois poussins par saison MAIS peuvent pondre jusqu’à 6 œufs quand la première ponte n’a pas abouti, Don Merton a l’idée de kidnapper les œufs directement sous Old Blue qui les couve pour la pousser à pondre plus, et de confier les précieux petits à des mères d’une autre espèce qui leur apprendra tout ce qu’ils doivent savoir pour survivre et que des soigneurs humains ne pourraient leur apprendre. Dans les années 90’, il va ainsi partager son temps entre les efforts de son équipe pour recruter des nourrices chez les mésanges à tête noire et les battues des autorités et des autochtones pour éradiquer les rats de la seule île où le karure survivait encore.

Don est mort en 2011 sur son île chérie, dont il avait défendu la diversité toute sa vie, sans assister à l’incroyable saison 2026, qui aura vu 90 naissances chez les kākāpō et la population de karure atteindre 350 individus. Et alors que la crise de la biodiversité continue à faire rage, on ne peut que souhaiter à toutes les espèces menacées au monde de trouver elles aussi l’excentrique acharné à lunettes qui se consacrera tout entier à les sauver de l’extinction.


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POINT METHODE DE LA SEMAINE – Faites une découverte scientifique avec moi – Episode 1 : pour quoi faire 

  


Cette semaine, je vais vous prendre avec moi pendant que je fais une découverte scientifique importante. Comme Rome ou la biochimie ne se sont pas faites en un jour, ça va prendre du temps, et il y aura plusieurs épisodes, mais on va démarrer aujourd’hui.


Vous vous souvenez de Maggie ? Pour ceux qui sont tout nouveaux, je résume, Maggie est le dernier membre en date de la famille Dendrobate, et elle a la particularité d’être un félin tabouret. Mais si elle est un félin tabouret, c’est qu’elle était avant un félin à quatre pattes dont une très malade. Malade d’un truc qu’on a eu un mal fou à identifier, et pour cause : jamais la pathologie qu’elle a eue n’a été recensée chez un félin.

Quand on est dans ce genre de cas, on a deux hypothèses : soit on a un félin rarissime, le seul cas sur la Terre, et on peut essayer de jouer au loto, soit on a un félin rare mais pas tant, et on a en réalité le seul cas « connu », ce qui est très différent.

En médecine vétérinaire, personne ne peut obliger un propriétaire à faire des examens ou des soins, et Maggie, avec son très petit poids et sa note longue comme le bras chez le véto, est littéralement au prix du caviar. L’explication la plus probable, c’est que confrontés à la même situation que nous, beaucoup de propriétaires n’ont pas pu ou pas voulu financer les examens. Certains ont opté pour reprendre leur animal chez eux et faire du palliatif du mieux qu’ils le pouvaient, et l’animal sera décédé de cause inconnue. Et c’est OK. Certains ont accepté d’amputer, en désespoir de cause et, si cela a été fait assez tôt, ils auront eux aussi un tabouret qui se balade chez eux pendant des années, sans jamais savoir ce qui l’avait atteint. Et c’est OK. Certains ont préféré carrément se débarrasser de l’animal. Et je leur souhaite d’être coincés dans les embouteillages avec des crises d’éternuements et une diarrhée aigue…


Nous avons sauvé Maggie, et c’est une chose bien (surtout du point de vue de Maggie). Mais maintenant, ce que je veux faire, c’est permettre à des vétos de ville dépassés de taper quelques mots clés dans PubMed et de tomber sur quelque chose qui leur donne les moyens de sauver d’autres petits chats. Du coup, quelle est la recette pour ça ?


1-Des données, plein : je vais aller expliquer à des gens qu’on a trouvé quelque chose de jamais documenté avant. J’ai du coup plutôt intérêt à avoir des preuves très solides. Ca tombe bien, on a fait des examens dans tous les sens (sang, IRM, scanner, biopsie…), j’ai des pages et des pages d’imagerie et de résultats de biochimie. Le cas étant très bizarre, on communiquait beaucoup avec les vétérinaires, et le téléphone de Maman Dendrobate est rempli de photos de la patte à tous les stades possibles et imaginables. Notre véto de ville étant une personne formidable et dévouée, elle est allée frapper à toutes les portes de ses confrères qui avaient pu soigner Maggie dans ses premières années, et j’ai des pages entières de correspondances et de duplicata d’ordonnances. Faire une découverte, ça demande de la matière.

2-Une équipe de choc : personne ne fait de la science seul, et surtout pas moi. L’idée est que l’article soit utile pour la médecine de ville, il faut donc un véto de ville pour savoir de quoi eux ont besoin lorsqu’ils sont face à un patient de ce type (et du coup, j’ai embarqué la véto de Maggie). Il faut quelqu’un capable de lire les comptes-rendus opératoires et de traduire les termes techniques en anglais (et du coup, je suis en train d’embarquer la chirurgienne de Maggie qui, comme tous les Québécois du monde, parlent parfaitement anglais dès lors que personne ne les regarde). Il faut quelqu’un capable d’interpréter les images d’anatomopathologie, un mot que je galère déjà à écrire, donc clairement ça sera pas moi (et du coup je cherche aussi à embarquer l’oncologue qui a reçu Maggie en consultation spécialisée). Et enfin, comme tous ces gens sont des praticiens dont le boulot c’est s’occuper de leurs patients et qui n’ont donc pas tant de temps que ça pour écrire des papiers scientifiques, démarcher les éditeurs et se battre avec les reviewers, il faut un chercheur qui fasse tout ça à leur place (ça c’est moi).

3-La méthode, rien que la méthode : le postulat est velu. Je vais arriver avec notre article en disant « bonjour, on a découvert une nouvelle pathologie chez le chat que des milliards de consultations véto n’ont jamais trouvée avant nous », en vrai faut pas trembler des genoux. En face, ils vont déjà charger leurs lance-roquettes rien qu’en voyant ça arriver. Pour qu’ils le posent et commencent à se dire « eeeeh… mais en vrai vous tenez un truc, là… », il va falloir que la démonstration soit solide. Et dans ce type de situation, le papier qui produit la démonstration s’appelle une « étude de cas », c’est-à-dire qu’on va venir présenter aux collègues du monde entier un cas, un cas tout seul, donc évidemment il sera impossible de généraliser (est-ce que la maladie touche toujours une patte ? est-ce que ça peut atteindre un viscère ? est-ce que l’amputation est obligatoire, ou est-ce que des chirurgies plus conservatrices existent ? aucune de ces questions ne trouvera de réponse dans notre article), mais ça permet de dire « ceci existe, on l’a trouvé en faisant ceci et cela, les tests pour déterminer ceci c’est ci et ça, finalement on a opté pour traiter ainsi, et voilà le résultat ».


Et maintenant que vous êtes vous aussi embarqués dans cette histoire, la prochaine fois, on verra comment on commence un article pour une découverte importante impliquant plein d’humains perplexes et un chat tabouret.


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En espérant avoir pu apporter un peu de lumière dans le chaos ambiant, je rends l'antenne, et on y retourne la semaine prochaine, car l'épidémie ne se termine pas avec l’avis de recherche de l’automne, qui semble porté disparu. En attendant, prenez soin de vous et des chercheurs qui bossent dur, et, aimez la science, la vraie, et ceux qui la font. Bisous.

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