Dimanche 26 octobre 2025, à 2 h, Baptiste Hulin et Thomas Rouxel ont averti leur équipe technique de la casse de la grand-voile de Viabilis Océans. Au moment de l’incident, ils évoluaient dans le groupe de tête. En accord avec la direction de cours, les deux marins ont décidé de se dérouter vers le port de L’Aber-Wrac’h pour y effectuer une escale technique. Leur équipe les y attendra afin d’évaluer la situation.
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Conformément aux règles de classe et de course, l’escale imposera un arrêt minimum de quatre heures avant de pouvoir reprendre la route vers la Martinique.
Les premières heures de course sur la Transat Café L’Or en Ocean Fifty ont été intenses pour tous, et malheureuses pour certains. La flotte déplore 3 chavirages au cours de la nuit, mais tous les marins sont sains et saufs.
Les 7 concurrents encore en course ont débuté la descente du Golfe de Gascogne dans des conditions plus clémentes, après une nuit à faire le dos rond. Le match va débuter ⚔️
🚨 Chavirage de l’Ocean Fifty Inter Invest
Ce dimanche à 4:05 TU (5:05 local), l’Ocean Fifty Inter Invest mené par les skippers Matthieu Perraut et Jean Baptiste Gellée a chaviré alors qu’il se situait à 4475 milles de l’arrivée au large de la côte des Abers (La pointe Bretagne).
Matthieu Perraut et Jean-Baptiste Gellée sont sains et saufs et en bonne santé. Les deux skippers ont été hélitreuillés aux environs de 6:00
Le bateau est sécurisé, les opérations de remorquage sont en cours. Plus d’informations à venir.
© Jean-Marie Liot / Alea
Transat Café l'Or : "On a pensé à sauver notre peau", témoigne le skipper Erwan Le Draoulec, victime d'un chavirage
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Le départ de la Transat Café l'Or a été marqué par trois chavirages en quelques heures dans la catégorie des Ocean Fifty. L'un d'eux, le trimaran Lazare, a été remorqué à Cherbourg. L'un de ses skippers, Erwan Le Draoulec, revient sur "cette nuit sans fin" au large de La Hague.
ici Cotentin : Erwan, vous avez chaviré au large de La Hague ce samedi soir. Avec votre co-skipper Tanguy Le Turquais, vous avez dû être hélitreuillés. Votre navire a été remorqué jusqu'au port Chantereyne de Cherbourg. Comment vous sentez-vous ?Passer la publicité
Erwan Le Draoulec : A l'heure qu'il est, on est plutôt soulagés d'être entiers. Et puis de voir le bateau, on va pas dire en bon état, mais dans un état très convenable, ça nous soulage beaucoup. On aurait pas misé là dessus quand on l'a laissé dans les conditions de mer qu'il y avait quand on est parti en hélicoptère cette nuit. On est chanceux dans notre malchance. C'est sûr que c'est pas ce qu'on avait prévu. Après faut aller de l'avant. On est super contents d'avoir tout récupéré, y a rien qui traîne dans l'eau, tout est là. On a été entourés de gens ultra pros, que ce soit les gens qui nous ont hélitreuillés, le Cross Jobourg et la SNSM, qui a remorqué le bateau à une vitesse incroyable. Cette nuit a été sans fin parce qu'on a réussi à chavirer, se retrouver au Cross Jobourg, faire de la route et voir le bateau avant que le jour se lève Ici à l'entrée de Cherbourg. Donc voilà, une nuit assez mouvementée mais plein de professionnels qui ont été tous au top.
Savez-vous pourquoi vous avez chaviré ?
Ça reste un peu flou. On a vraiment jamais eu d'alerte. On était plutôt hyper prudents depuis le début de la course. Notre objectif, c'était vraiment de passer la nuit en faisant le dos rond. C'était pas du tout le concept d'être "bourrins" on va dire, ou offensifs. On a eu un petit mouvement un petit peu bizarre du bateau une demi heure avant le chavirage. On n'a pas trouvé de cause. Peut-être un petit choc. Peut-être qu'on a déchiré l'avant du flotteur qui n'est plus là. C'est possible qu'il se soit rempli d'eau. Après ce moment-là, on se sentait un petit peu moins bien dans le bateau. On n'a jamais eu peur. C'était quand même impressionnant mais pas si impressionnant parce que je pense que le flotteur était plein d'eau, voire déjà cassé quand on a tourné autour. Donc on est partis de moins haut quand on a fait notre soleil. On a aussi chaviré par l'avant alors qu'on était vent de travers, ce qui n'est pas normal sauf si l'avant est plein d'eau comme ça. Donc voilà, on a pas grand chose à se reprocher réellement. Si c'est un choc qui a rempli le flotteur, ben c'est la faute à pas de chance. Nous on a plutôt été très prudents. On voyait nos concurrents commencer à attaquer. On a pensé très vite à sauver notre peau. On est restés hyper calmes avec Tanguy. Je pense qu'on a été bien carrés aussi dans la façon dont on a géré la chose. Et franchement, on est hyper content d'avoir le bateau en entier. On sait qu'on a deux concurrents qui ont eu un peu les mêmes aventures que nous cette nuit.























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