8 janvier 1996

 

En hommage à l’ancien président, mort il y a trente ans, ce biopic romancé retrace sa trajectoire par le prisme de sa vie sentimentale du sournois de Jarnac...


Que rien ne soit oublié de la vie de Mitterrand entre 1934 et 1942 lors de la commémoration des 30 ans de sa disparition. 


Fondée sur le brûlot publié en 1994 par Pierre Péan, Une jeunesse française (Fayard), des documents d’archives et sa correspondance profuse, Mitterrand confidentiel  portraiture l’homme politique par le prisme des remous de l’histoire de la seconde moitié du XXe siècle et de son double mandat. Mais aussi, et peut-être plus encore, par celui des femmes qui ont traversé sa vie. Danielle Mitterrand, son épouse légitime, ici incarnée par Valérie Karsenti. Anne Pingeot, sa maîtresse (remarquable Judith Chemla) et la mère de Mazarine, dont l’existence sera révélée avec fracas fin 1994.


Sa famille, ses soutiens de la première heure, ses débuts de journaliste, la rencontre avec Anne Pingeot, les campagnes électorales, la Résistance, Vichy, l’attentat de l’Observatoire, une partie de Monopoly avec Mazarine, une dispute avec Danielle, le célèbre débat d’entre-deux-tours, en 1974, face à Valéry Giscard d’Estaing, la venue de Mikhaïl Gorbatchev à Latche (Landes), le cancer, les derniers mois de son second mandat et sa passion de l’écriture, qui permet de comprendre un peu mieux l’homme, sous le chapeau.

Sa correspondance avec Anne Pingeot, ce sont 1 200 pages de lettres et 700 autres d’un journal intime qui ont servi de socle à Stéphane Pannetier. « Il ne s’agissait ni de dérouler sa trajectoire dans le détail ni de décrypter le paysage et les enjeux politiques de son époque, mais de tricoter un récit qui renseigne sur la vie privée d’une personne dont on connaissait surtout les aspects de la vie publique », explique ce dernier. Il fallait aussi faire des choix. Celui de négliger sa relation avec ses fils, d’évoquer très brièvement telle ou telle crise pourtant majeure, d’omettre de montrer son côté calculateur, sa relation avec René Bousquet ou, a contrario, son amitié avec Robert Badinter. Certains raccourcis pourraient, à ce titre, être jugés gênants. N’oublions pas qu’il s’agit d’une fiction.


Diffusée quelques jours seulement avant le 8 janvier, date du trentième anniversaire de la mort de François Mitterrand, cette minisérie répond à une ambition de ses producteurs Harold Valentin et Aurélien Larger, qui reconnaissent qu’il s’agit d’« une série historique écrite comme une fiction ». Une précision essentielle, inscrite dans le prolongement d’une famille qui n’a pas souhaité visionner la création pour « garder ses distances », sans manifester la moindre velléité de contrôle. Sûrement la meilleure façon d’inviter à respecter la mémoire d’un président.




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En France, la série est diffusée le lundi à 21 h 10 sur France 2 par salve de deux épisodes les 5 et .


Mitterrand confidentiel est une série télévisée franco-belge réalisée par Antoine Garceau d'après un scénario de Stéphane Pannetier, et diffusée en France à partir du  sur France 2.


Résumé épisode 1

En septembre 1994, le président François Mitterrand, qui doit gérer une cohabitation avec le Premier ministre Edouard Balladur de plus en plus tendue, est attaqué de toutes part, y compris par son propre camp, à l'occasion de la sortie du livre de Pierre Péan "Une jeunesse française", lequel retrace sa trajectoire sous Vichy. Refusant d'abord de se justifier, François Mitterrand rassemble ses souvenirs, depuis son évasion du stalag jusqu'à la rencontre avec Danielle, sa future épouse, puis son entrée en Résistance, avant d'accepter d'apporter une réponse en direct aux Français, malgré son état de santé incertain...


Résumé épisode 2

Le 3 novembre 1994, François Mitterrand voit l'existence de sa seconde famille officialisée par "Paris Match" au moment même où il est empêtré dans le scandale des écoutes de l'Elysée. Le président voit, dans ces nouveaux coups, un nouvel épisode de la guerre qui l'oppose à la droite depuis la cuisante humiliation du vrai-faux attentat de l'Observatoire, en 1959. C'est à travers le souvenir de sa rencontre avec Anne Pingeot, qui l'a sauvé de la dépression à l'époque où il avait perdu son immunité parlementaire, que le président va chercher la force de trouver la riposte...



Résumé épisode 3

Blessée par l'officialisation de l'existence de Mazarine et de sa mère, Danielle Mitterrand fugue, lassée des non-dits et des secrets de son mari. Au plus haut niveau de l'Etat, c'est l'émoi. Renvoyé à son culte de la liberté, et aux ambiguïtés qu'il a pu faire vivre à ses deux grandes histoires d'amour, François Mitterrand revisite ses années 1970, lorsqu'on l'a enterré comme un homme du passé, et que chaque fois, il a su se réinventer...



Résumé épisode 4

La maladie affaiblit le président, au point d'inquiéter son entourage alors qu'il doit se rendre à Strasbourg pour le début de la présidence française de l'Union européenne. Déterminé à ne rien lâcher, il revient sur les moments-clés de son engagement politique en faveur de l'arrimage du destin de la France à celui de l'Europe, notamment au moment de la chute du mur de Berlin et de l'effondrement de l'URSS. Tandis que la maladie et la souffrance le harcèlent, il trouve la force d'aller au bout du chemin qu'il s'était fixé : transmettre ce qu'il a à dire aux générations futures et préparer la réconciliation de ses deux familles autour de son cercueil...





 

TypeDétails
GenreSérie - Série historique
Année de sortie2025
Denis Podalydès incarne l’ancien chef d’État dans Mitterrand confidentiel, avec Charlie Borghi (Mazarine) et Judith Chemla (Anne Pingeot)
Denis Podalydès incarne l’ancien chef d’État dans Mitterrand confidentiel, avec Charlie Borghi (Mazarine) et Judith Chemla (Anne Pingeot)


Cette fiction politique, présentée au Festival de la fiction de La Rochelle 2025, est une coproduction de Mother Production, France Télévisions, Be-FILMS, Umedia et la RTBF (télévision belge).

Denis Podalydès.

Synopsis

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En septembre 1994, le président François Mitterrand fait l'objet d'une polémique au sujet de son passé, après la sortie du livre de Pierre Péan Une jeunesse française, dont la couverture montre Mitterrand et le maréchal Pétain pendant l'Occupation.

Mitterrand réagit dans Le Figaro en affirmant n'avoir jamais flirté avec l'extrême droite et rappelle son passé de résistant. Par ailleurs, il perd de plus en plus de soutien dans les rangs socialistes à cause de son amitié jusqu'en 1986 avec René Bousquet, directeur de la police de Vichy et organisateur principal de la rafle du Vélodrome d'Hiver.

Par ailleurs, un juge entre en possession de disquettes compromettantes révélant que Mitterrand a ordonné, de 1983 à 1986, des écoutes téléphoniques illégales, officiellement destinées à contrer le terrorisme mais en fait destinées à protéger sa maîtresse Anne Pingeot et leur fille cachée Mazarine.

Le Président se penche alors sur son passé durant la Seconde Guerre mondiale, se souvenant de son évasion du Stalag IX A en compagnie de Roger-Patrice Pelat, de ses moments au Commissariat de reclassement des réfugiés de guerre de Vichy aux côtés de Jean Védrine, qui l'incite à la résistance, de ses actions sous le nom de Morland dans la Résistance où il rencontre Marguerite Duras mais également les sœurs Christine et Danielle Gouze, dont la plus jeune devient ensuite son épouse.

Il se remémore ensuite les années 1950, revivant en souvenir son coup de foudre en 1957 à Hossegor pour Anne Pingeot, qui deviendra la mère de sa fille naturelle, Mazarine, puis la mise en scène avec Robert Pesquet de l'attentat de l'Observatoire en 1959.



https://www.sudouest.fr/politique/fran%C3%A7ois-mitterand/trente-ans-apres-sa-mort-le-souvenir-tranquille-de-francois-mitterrand-a-jarnac-27241852.php



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