En hommage à l’ancien président, mort il y a trente ans, ce biopic romancé retrace sa trajectoire par le prisme de sa vie sentimentale du sournois de Jarnac...
Que rien ne soit oublié de la vie de Mitterrand entre 1934 et 1942 lors de la commémoration des 30 ans de sa disparition.
Fondée sur le brûlot publié en 1994 par Pierre Péan, Une jeunesse française (Fayard), des documents d’archives et sa correspondance profuse, Mitterrand confidentiel portraiture l’homme politique par le prisme des remous de l’histoire de la seconde moitié du XXe siècle et de son double mandat. Mais aussi, et peut-être plus encore, par celui des femmes qui ont traversé sa vie. Danielle Mitterrand, son épouse légitime, ici incarnée par Valérie Karsenti. Anne Pingeot, sa maîtresse (remarquable Judith Chemla) et la mère de Mazarine, dont l’existence sera révélée avec fracas fin 1994.
Sa famille, ses soutiens de la première heure, ses débuts de journaliste, la rencontre avec Anne Pingeot, les campagnes électorales, la Résistance, Vichy, l’attentat de l’Observatoire, une partie de Monopoly avec Mazarine, une dispute avec Danielle, le célèbre débat d’entre-deux-tours, en 1974, face à Valéry Giscard d’Estaing, la venue de Mikhaïl Gorbatchev à Latche (Landes), le cancer, les derniers mois de son second mandat et sa passion de l’écriture, qui permet de comprendre un peu mieux l’homme, sous le chapeau.
Sa correspondance avec Anne Pingeot, ce sont 1 200 pages de lettres et 700 autres d’un journal intime qui ont servi de socle à Stéphane Pannetier. « Il ne s’agissait ni de dérouler sa trajectoire dans le détail ni de décrypter le paysage et les enjeux politiques de son époque, mais de tricoter un récit qui renseigne sur la vie privée d’une personne dont on connaissait surtout les aspects de la vie publique », explique ce dernier. Il fallait aussi faire des choix. Celui de négliger sa relation avec ses fils, d’évoquer très brièvement telle ou telle crise pourtant majeure, d’omettre de montrer son côté calculateur, sa relation avec René Bousquet ou, a contrario, son amitié avec Robert Badinter. Certains raccourcis pourraient, à ce titre, être jugés gênants. N’oublions pas qu’il s’agit d’une fiction.
Diffusée quelques jours seulement avant le 8 janvier, date du trentième anniversaire de la mort de François Mitterrand, cette minisérie répond à une ambition de ses producteurs Harold Valentin et Aurélien Larger, qui reconnaissent qu’il s’agit d’« une série historique écrite comme une fiction ». Une précision essentielle, inscrite dans le prolongement d’une famille qui n’a pas souhaité visionner la création pour « garder ses distances », sans manifester la moindre velléité de contrôle. Sûrement la meilleure façon d’inviter à respecter la mémoire d’un président.
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En France, la série est diffusée le lundi à 21 h 10 sur France 2 par salve de deux épisodes les 5 et .
Mitterrand confidentiel est une série télévisée franco-belge réalisée par Antoine Garceau d'après un scénario de Stéphane Pannetier, et diffusée en France à partir du sur France 2.
| Type | Détails |
|---|---|
| Genre | Série - Série historique |
| Année de sortie | 2025 |

Cette fiction politique, présentée au Festival de la fiction de La Rochelle 2025, est une coproduction de Mother Production, France Télévisions, Be-FILMS, Umedia et la RTBF (télévision belge).

Synopsis
En septembre 1994, le président François Mitterrand fait l'objet d'une polémique au sujet de son passé, après la sortie du livre de Pierre Péan Une jeunesse française, dont la couverture montre Mitterrand et le maréchal Pétain pendant l'Occupation.
Mitterrand réagit dans Le Figaro en affirmant n'avoir jamais flirté avec l'extrême droite et rappelle son passé de résistant. Par ailleurs, il perd de plus en plus de soutien dans les rangs socialistes à cause de son amitié jusqu'en 1986 avec René Bousquet, directeur de la police de Vichy et organisateur principal de la rafle du Vélodrome d'Hiver.
Par ailleurs, un juge entre en possession de disquettes compromettantes révélant que Mitterrand a ordonné, de 1983 à 1986, des écoutes téléphoniques illégales, officiellement destinées à contrer le terrorisme mais en fait destinées à protéger sa maîtresse Anne Pingeot et leur fille cachée Mazarine.
Le Président se penche alors sur son passé durant la Seconde Guerre mondiale, se souvenant de son évasion du Stalag IX A en compagnie de Roger-Patrice Pelat, de ses moments au Commissariat de reclassement des réfugiés de guerre de Vichy aux côtés de Jean Védrine, qui l'incite à la résistance, de ses actions sous le nom de Morland dans la Résistance où il rencontre Marguerite Duras mais également les sœurs Christine et Danielle Gouze, dont la plus jeune devient ensuite son épouse.
Il se remémore ensuite les années 1950, revivant en souvenir son coup de foudre en 1957 à Hossegor pour Anne Pingeot, qui deviendra la mère de sa fille naturelle, Mazarine, puis la mise en scène avec Robert Pesquet de l'attentat de l'Observatoire en 1959.
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