Groenland :
Trump a-t-il vraiment reculé ?
Après des semaines de déclarations agressives, Donald Trump est revenu hier soir sur sa menace de hausse des droits de douane et dit avoir posé le « cadre d’un futur accord » sur le Groenland avec l’Otan. « Il reste beaucoup de travail », a affirmé, de son côté, le patron de l’Alliance atlantique, précisant que la question de la souveraineté du territoire autonome danois « n’avait pas été abordée » avec le président américain.
Selon The New York Times, de hauts responsables de l’Otan explorent une piste : celle selon laquelle les États-Unis pourraient récupérer « la souveraineté sur des terres [groenlandaises] pour y installer des bases militaires ». Mais encore faut-il l’accord du Danemark et du Groenland, ce qui semble loin d’être acquis. « Nous pouvons négocier tous les aspects politiques : sécurité, investissements, économie. Mais nous ne pouvons pas négocier notre souveraineté. J’ai été informée que cela n’avait pas été le cas », a ainsi déclaré, dans un communiqué, la cheffe du gouvernement danois.
L’annonce de cet accord, aux contours particulièrement flous, ressemble à une reculade déguisée pour le président américain. Il y a encore quelques jours, il n’excluait pas une intervention militaire sur l’île et menaçait de sanctions commerciales les pays qui lui tenaient tête. Désormais, il n’est plus question ni de l’un ni de l’autre. Les droits de douane supplémentaires devaient entrer en vigueur le 1er février. Donald Trump a annoncé y renoncer peu de temps après que le Parlement européen a gelé la ratification de l’accord commercial conclu en juillet dernier entre l’UE et les États-Unis, et à quelques heures d’un sommet extraordinaire des Vingt-Sept.
Parallèlement, Donald Trump a lancé son « Conseil de la paix », ce jeudi à Davos, lors d’une cérémonie de signature. Malgré les déclarations grandiloquentes du président américain, aucune grande puissance et peu d’alliés historiques ont décidé de rejoindre, pour l’instant, cette nouvelle organisation internationale, sous la houlette des États-Unis. Le président américain a ensuite rencontré le président ukrainien, Volodymyr Zelensky. L’envoyé spécial américain, Steve Witkoff, est, lui, attendu dans la journée à Moscou pour des discussions avec Vladimir Poutine.
Dans son propos, Donald Trump a appuyé là où cela fait mal pour les Européens
Dans la soirée, Donald Trump annonça soudain avoir « le cadre d’un futur accord » avec le chef de l’Otan, lui donnant « tout ce qu’il voulait » concernant le Groenland
le Prix Nobel d’économie français Philippe Aghion observe que « la plupart des Européens ont fait la queue pour se faire gifler par Trump. Aujourd’hui, j’ai vu le déclin européen physiquement ».
Emmanuel Macron, de son côté, a fait savoir sur son compte X que la Marine française a arraisonné un pétrolier « en provenance de Russie » en Méditerranée, suspecté d’appartenir à la « flotte fantôme » finançant « la guerre d’agression contre l’Ukraine ». « Nous sommes déterminés à faire respecter le droit international et à garantir l’efficacité des sanctions », a ajouté le président de la République.
. Que s’est-il passé en Méditerranée ?
. Donald Trump a-t-il vraiment reculé sur le Groenland ?
. Qu’est-ce que le « Conseil de la paix » lancé par le président américain ?
. Quels pays ont accepté ou refusé d’y participer ?
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