POUR MIEUX COMPRENDRE LA POLITIQUE DE TRUMP
En 1940, l'Islande danoise est occupée par les Britanniques et leur flotte de guerre surveille les côtes du Groenland. L'année suivante, les États-Unis aident les Britanniques et des liens se nouent avec le Canada et les États-Unis.
Ceux-ci, qui considèrent que l'île appartient géographiquement à l'espace « des Amériques » défini par la doctrine Monroe, ont déjà fait en 1867 une offre de rachat du Groenland et de l'Islande.
Deuxième tentative d'achat par les États-Unis
En 1946, le président Harry S. Truman renouvelle l'offre et propose 100 millions de dollars pour l'achat de l'île. Le Danemark qui, après la guerre, avait repris le contrôle du territoire, refuse cette offre.
Pendant la guerre froide, les États-Unis exploitent des bases aériennes au Groenland. La base de Thulé par exemple est utilisée comme site de déploiement de missiles balistiques intercontinentaux équipés de têtes nucléaires permettant de projeter la force nucléaire américaine vers l’URSS.
En 1953, le Groenland passe du statut de colonie à celui de comté d'outre-mer : des députés autochtones siègent au Parlement danois.
Au cours des années 1960-1970, le Danemark entreprend une politique de « danisation » de l'île, notamment par des opérations d'urbanisme visant à regrouper l'habitat, ce dont témoigne la mémoire des Groenlandais actuels et leurs albums photographiques.
En 1975, une commission paritaire dano-groenlandaise est créée et trois ans plus tard, le parlement danois accorde l'autonomie au territoire. Elle entre en vigueur l'année suivante, après que les Groenlandais ont approuvé ce statut par référendum le 17 janvier 1979 (73 % des votes en faveur de l'autonomie). En 1979, la loi sur l'autonomie du Groenland (hjemmestyre) transfère aux autorités autonomes du territoire presque toutes les responsabilités jusqu'alors exercées par les autorités danoises.
Retrait de la Communauté économique européenne
Trois ans plus tard, en 1982, un référendum consultatif sur le retrait de la Communauté économique européenne, à laquelle le Danemark avait adhéré en 1973, est organisé le 23 février 1982. Avec un taux de participation de 75 % et une majorité de 53 %, le camp du retrait l'emporte. En ratifiant le traité modificatif avec la Communauté européenne pour préciser la situation du Groenland le 1er février 1985, celui-ci se retire de la CEE avec l'accord des Groenlandais, du Danemark et de la CEE. Le territoire est retiré des accords sur le charbon et l'acier (CECA) et des accords sur l'énergie atomique (Euratom). Des dispositions particulières sont convenues pour protéger la pêche.
Le Groenland devient alors un pays constitutif du royaume de Danemark et un territoire d'outre-mer associé à l'Union européenne..
TRÈS RÉCEMMENT:
Le début du xxi ème siècle voit une montée de l'indépendantisme groenlandais. Par ailleurs, la Russie entreprend une remilitarisation en Arctique tandis que la Chine développe ses investissements au Groenland, commence à y exploiter des terres rares et propose d'y construire des aéroports. La richesse du sous-sol en matières premières, pétrole, gaz et minerais rares, peu exploités du fait des orientations écologiques du gouvernement danois, attire les investisseurs.
LA RUSSIE ET LA CHINE SONT DONC BIEN SUR LES RANGS POUR S'EMPARER DU GROENLAND. TRUMP A DE TRÈS BONNES RAISONS DE VOULOIR LES DEVANCER...
Alain Weber :
Les terres rares du Groenland et le crétinisme des Européens !
Jusqu’il y a très peu, tout le monde se foutait du Groenland et des inuits.
Leurs premiers défenseurs aujourd’hui, les danois, ont été leurs "génocidaires" des années 70 à 90 en implantant de force (sans informations ni consentement) des stérilets aux jeunes inuits à partir de 12 ans. Cela se faisait à la chaîne lors de visites médicales scolaires (mais pas que) dans des conditions d’hygiène souvent déplorables, provoquant chez une majorité d’entre elles, une stérilité définitive et/ou des douleurs gynécologiques à vie. Le rythme des naissances était trop élevé ?? Ce n’est pourtant pas la place qui manque ! Alors les bons sentiments des Danois…
L’Europe se moquait du Groenland, les Français se moquaient du Groenland, et à titre personnel ce pays n’avait retenu mon attention que pour les mots "kayak, igloo, anorak" et pour l’une ou l’autre tradition régionale. Puis lorsque j’ai appris que la coutume romantico-exotique, du visiteur à qui l’on offre son épouse comme l’on offre le thé était très largement surfaite, et qu’il s’agissait plus d’un échange entre amis… j’étais prêt à me faire ami avec des inuits, mais curieusement l’échange m’intéressait moins, je me suis totalement désintéressé de cette région du monde. Mais bon je m’égare et le sujet est sérieux !
Donc tout le monde se foutait du Groenland, sauf les chinois et Trump à partir de 2017. Trump en parlait en privé lors de son premier mandat et avait même évoqué la possibilité totalement loufoque de l’échanger contre Porto-Rico ! Il en a parlé officiellement dès 2019.
Le Groenland présente un intérêt majeur pour les États-Unis. Tout d’abord pour sa sécurité et l’interception de missiles venant de l’est, pour avoir le contrôle des nouvelles routes maritimes qui s’ouvrent avec la fonte des glaces, pour ses terres rares qui seraient les plus importantes réserves du monde et plus accessoirement pour y implanter des Data-Center gigantesques, indispensables pour notre futur et qui dévorent une énergie considérable pour leur refroidissement.
Les écologistes, par idéologie, par manque de recherches et par méconnaissance du sujet, ont imposé le véhicule électrique en Europe à partir de 2035. L’idée paraissait géniale, la promesse agréable et l’avenir souriant. Nous faisions confiance et presque tout le monde s’y est laissé prendre… sauf que depuis nous avons compris ou appris que les microparticules dues à la combustion (et même si ce sont les plus dangereuses) ne représentent que entre 15 et 20 % du total émis. Les plaquettes de frein 40 à 50 %, les pneumatiques, les usures diverses et le revêtement de la chaussée représentant le solde. Donc pour 80% les voitures électriques émettent autant de microparticules que les thermiques.
Les voitures électriques étant infiniment plus polluantes à produire, le bénéfice est donc nul, voire très probablement négatif !
Nous (les européens) avons donc tué notre industrie automobile en vain… tout ça pour ça !
Après donc avoir décrété l’interdiction des voitures thermiques à partir de 2035, nos technocrates européens, massacre de notre industrie faite se sont désintéressés du sujet !
Le reste était le problème des constructeurs, chacun son boulot après tout.
Mais voilà pour les véhicules électriques il faut des batteries, beaucoup de batteries, et pour les batteries il faut des terres rares, beaucoup de terres rares !
A suivre…
Macron fait des fautes de frappe…l’autre, lui, frappe par sa faute.


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