| | LA PUISSANCE DU PORT DU HAVRE • Notez-le bien sur vos agendas : le 16 novembre, LCI organise avec les Restos du cœur un «grand débat» entre plusieurs prétendants à l'Élysée autour de cette question plutôt simple : «Quelle société pour demain ?» Gabriel Attal, Marine Le Pen, Jean-Luc Mélenchon, Bruno Retailleau et Raphaël Glucksmann sont annoncés. Mais pas Édouard Philippe ni Marine Tondelier, pourtant eux-aussi candidats déclarés. «La campagne présidentielle sur TF1 et LCI, ça se passe donc sans les écologistes… Pour parler de "demain" c’est un choix éditorial qui interroge énormément», s'est émue sur X la boss des écolos. De son côté, l'ancien Premier ministre d'Emmanuel Macron ne peut être présent pour cause de… conseil municipal du Havre, qu'il préside. Ce conseil revêt une certaine importance pour la ville puisque sera discuté le Budget de la ville, nous précise un des proches de l'édile. «Philippe a proposé d'être représenté au débat car, évidemment, il est comme nous tous attachés aux Restos du cœur, avance son porte-parole Jérémie Patrier-Leitus. Mais LCI ne souhaite pas qu'il y ait des représentants.» Du côté de la chaîne info, on assure ne pas être au courant d'une telle demande. Celle-ci serait tout de même incongrue puisqu'il s'agit d'un débat entre candidats à la présidentielle, pas entre représentants de partis. Et l'on souffle cette question : pourquoi Philippe ne se fait-il pas représenter au conseil municipal du Havre ? «Peut-être que si les chaînes demandaient d’abord aux candidats les dates possibles et celles qui ne le sont pas, ça aiderait, s'énerve un proche du maire normand. Il y a un sujet de méthode : si les chaînes imaginent que, pendant 6 mois, elles vont décider des dates et qu’elles auront tous les candidats, c’est assez peu probable en réalité.» En attendant, le débat se fera sans Philippe. Sy. C. | | Quand tu réalises que tu n'as pas le don d'ubiquité. Photo Dimitar Dilkoff. AFP (2026) | LE RETOUR DU RETOUR DE LA PRIMAIRE • Ils étaient déjà 3 à se tirer dans les pattes pour s'imposer comme LE candidat de la droite à la présidentielle. Avec David Lisnard qui vient mordre les mollets de Retailleau dans les sondages, ils sont désormais 4, avec Attal et Philippe. De quoi relancer l'idée d'une primaire pour éviter un massacre à la tronçonneuse dès le 1er tour du scrutin élyséen. Hier, Robert Ménard a bien tenté de jouer les médiateurs en réunissant autour d'un poisson le patron de LR et celui de Nouvelle Energie. Et s'il veut croire que les deux hommes «ne finiront pas à deux face aux Français», le maire de Béziers rapporte au Figaro que Retailleau est «de plus en plus ouvert» à l'hypothèse d'une primaire. «Il n'a jamais été fermé, mais il pense que ça n'a pas de sens sans Philippe», nous dit-on dans l'entourage de l'ancien ministre de l'Intérieur. Et l'idée d'une compète pour départager tout ce petit monde reprend de la vigueur à mesure que le prétendant d'Horizons stagne, voire recule, dans les sondages. «La baisse de leadership de Philippe la rend en effet plus envisageable», confirme-t-on chez Retailleau. Sauf que chez Philippe, on refuse toujours de céder à cette tentation d'une idylle qui passerait par un scrutin entre meilleurs ennemis. Selon Ménard, Retailleau et Lisnard ont évoqué le sujet et un seul point d'achoppement s'est fait jour. «Il reste désormais à définir le calendrier et les règles : sur la méthode, il y a des divergences, consent celui qui a été élu en 2020 avec le soutien du RN. Retailleau milite pour une charte des valeurs et un soutien au gagnant quand Lisnard évoque la possibilité pour les perdants de ne pas gêner le gagnant, à défaut de le soutenir…» S.T. | VOST • Ça bouchonne sur la file de droite mais ça coince aussi sur la file social-démocrate, entre Raphaël Glucksmann, Bernard Cazeneuve et François Hollande. Si ce dernier a esquivé l'idée d'un ralliement au vainqueur de la primaire socialiste, Cazeneuve répond un peu différemment. Interrogé par le Figaro, il plaide toujours pour sa «coalition des engagés» mais assure qu'il «souhaite naturellement aider» Glucksmann. Est-ce à dire qu'il le rejoint et renonce à son propre destin ? Pas si vite. Un fin connaisseur de la psyché cazeneuvienne nous fait le sous-titre. «Si Glucksmann doit dévisser, ce ne sera pas la faute de Cazeneuve, contrairement à Hollande», balance notre interlocuteur, qui poursuit : «Si Glucksmann doit dévisser, la volonté de coalition large rappelée par Cazeneuve reprendra des couleurs.» Et donc sa candidature élyséenne aussi. Et notre source d'ajouter : «L’aider, ce n’est pas le rallier, comme l’indique la fin de l’interview.» Dans la fin de sa réponse, l'ancien Premier ministre de Hollande précise qu'il fera «tout pour que la famille sociale-démocrate gagne la présidentielle», jugeant qu'on «ne peut pas souhaiter le rassemblement de tous les Français et de toutes les composantes du champ républicain en spéculant sur la faiblesse de sa propre famille politique.» Sympa pour son ancien patron. S.T. |
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