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CHEZ POL 23 OCTOBRE

#Carburant #PèreCastor #Canidés #Séant #Férias


Chez Pol n°1814 - Réservé aux abonnés Libé



Bonjour, nous sommes le 23 octobre
et c'est le bon jour pour pousser le bouchon.

Le côté obscur de la Force. Photo Nicolas Economou / NurPhoto (2026)

FAIT MAISON La stratégie attentiste de Glucksmann inquiète au PS

AU COMPTOIR Villepin dénonce la tactique du bouc émissaire de l'exécutif ; Tondelier perd encore un soutien dans son parti ; et Knafo n'a pas de souci avec le tweet homophobe de son conseiller

YOUPOL Darmanin encourage la délation

PASSION ARCHIVES En 2020, le Président se posait en «garant» de la liberté de manifester

ON POSE ÇA LÀ Ruffin ne veut pas donner un rond à Macron

TKI Théo Am’Saadi (Jeunes Républicains) : «Wauquiez est une déception»

BO BO BONUS Le monde parallèle de Blanquer

ÇA ARRIVE AUJOURD'HUI Macron monte en première ligne

L'ADDITION Jouons avec les points communs




LE TRAITÉ DE L'ATTENTISME • Alors que la plupart des représentants de la gauche sont attendus à Orléans (Loiret), demain matin, pour une contre-manifestation au congrès du RN, Raphaël Glucksmann n’avait pas indiqué hier soir s’il serait sur la photo de famille. Il aura aussi fallu attendre 48h après la mobilisation du 17 octobre pour que le candidat Place publique à la présidentielle s’exprime devant la presse sur le sujet, en marge du rassemblement organisé par le maire de Paris, Emmanuel Grégoire. Et il aura fallu attendre 12 jours depuis son investiture pour un premier déplacement, aujourd'hui, à Amiens (Somme). Le triomphe à la primaire socialiste ne lui a pas fait accélérer la cadence. Malgré ses 66% dès le 1er tour, Glucksmann demeure en retrait. Ce qui interroge jusque dans son propre camp. «Je ne crois pas à la possibilité de gagner une campagne électorale en ne donnant que des interviews aux médias nationaux et en faisant quelques matinales à la télé», glisse à Libé le député de l’aile gauche du PS, Pierrick Courbon. «Je ne comprends pas : il a du carburant politique, il n'en fait rien», s'étonne même un proche de Gabriel Attal à l'AFP, alors que Jean-Luc Mélenchon et Marine Le Pen, sont eux, très présents dans cette période. En attendant, l’inquiétude gagne les troupes. «On a beaucoup de camarades qui sont sceptiques et qui ont besoin d’être mobilisés, grince encore Courbon. On est dans une forme d’attentisme et dans les fédérations, on n’a eu aucun signe de vie de personne pour savoir comment on se met en ordre de marche.» À Paris, l’organigramme de campagne n’a toujours pas été annoncé et les discussions s’étirent avec le PS, dont la force militante et financière est indispensable à Glucksmann. «C’est un peu le bordel», concède-t-on dans son entourage. A.L.

À contretemps ? Photo Kenzo Tribouillard. AFP (2026)

RETRAITE ANTICIPÉE • Bruno Retailleau est bien venu hier à la réunion organisée par Lecornu avec les chefs de partis politiques et de groupes parlementaires. Puis il est parti. L'ancien ministre de l'Intérieur a-t-il fait un coup d'éclat et quitté les lieux en raison de la présence, sur place, des insoumis qu'il souhaite interdire ? C'est ce qu'a avancé la chaîne d'opinions CNEWS, reprise sur X par des comptes pro-Retailleau : l'ancien ministre de l'Intérieur a claqué la porte de la réunion des partis politiques en dénonçant la présence de LFI. Une bien belle histoire digne de père Castor. 

Selon Marine Tondelier, présente sur place, cette manière de rapporter les faits est assez éloignée de la vérité. «[Retailleau] a demandé à intervenir en premier après les exposés liminaires en faisant savoir qu’il devait partir à 16h30», fait savoir la cheffe écolo. Une version que nous a confirmée Manuel Bompard hier soir. «Il est parti discrètement sans prendre la parole, nous rapporte le coordinateur de LFI. Il avait pris la parole au début pour dire qu'il devait partir avant car il avait une réunion.» Ce que l'on nous indique également dans l'entourage du candidat LR à la présidentielle. Heureusement pour ses fans, le Vendéen n'a pas quitté la lumière très longtemps : il était dès 21h sur LCI pour une «grande confrontation» face à des Français triés sur le volet. Sy. C. 

LES PAROLES SANS LES ACTES • Il existe donc, à l'Assemblée, une majorité favorable à un départ à la retraite à 62 ans. Hier, les députés ont en effet adopté un amendement écolo au budget de la Sécu, porté par Sandrine Rousseau, visant à permettre aux salariés ayant cotisé pendant 42 ans de partir à taux plein dès 62 ans, sans attendre l'âge légal de départ à la retraite. Mais cette mesure est encore loin d'entrer en vigueur : l'adoption du budget de la Sécu paraissant hautement improbable. Et le détail du scrutin est par ailleurs révélateur : le RN a voté une nouvelle fois main dans la main avec LR et la macronie contre cet amendement, qui est passé par 45 voix pour et 36 contre. Un vote lepéniste également en contradiction totale avec ce que disait Marine Le Pen le 15 octobre en présentant son vaste plan d'économies. La candidate d'extrême droite à la présidentielle assurait souhaiter «maintenir un âge légal entre 60 et 62 ans» avec 40 ou 42 annuités de cotisations selon l'âge d'entrée sur le marché du travail. Mais peut-être que les députés RN n'étaient pas au courant de la ligne de leur championne.

Quand tu ne te souviens plus trop de ce que tu défends sur les retraites. Photo Lionel Bonaventure. AFP (2026)

PETIT ARTISAN • De plus en plus d'écolos sortent du bois avant le vote des militants pour savoir quelle stratégie présidentielle choisir entre un ralliement à Glucksmann, un maintien de la candidature Tondelier ou un soutien à Mélenchon. Il y avait déjà Yannick Jadot, qui a rejoint la campagne Glucksmann et a été suspendu du parti dirigé par Tondelier. Et désormais, il y a le député Benoît Biteau, qui a participé, hier à Rochefort, à un meeting de LFI avec ses collègues insoumis de l'Assemblée Antoine Léaument et Mathilde Panot. Dans sa prise de parole, le député vert a rappelé avoir été élu au Palais Bourbon «parce que toutes les forces de gauche étaient là pour porter un projet de gauche face au risque du RN». Et face à la menace «avérée» d'une victoire de l'extrême droite en 2027, Biteau a donc choisi Mélenchon. «Nous devons reproduire ce qu’on avait réussi aux dernières législatives : cette union de la gauche. [...] C’est la raison pour laquelle je suis là. [...] Je me reconnais dans le projet politique, pour ces présidentielles (sic), porté par les insoumis. C’est celui qui est le plus proche de l’écologie que je défends.» Et l'agriculteur, ancien eurodéputé élu sur la liste Jadot, de promettre : «Je serai là, avec toute l’énergie qui est la mienne, pour essayer d’être un des artisans de cette alternance.»

ORDRE ET PAS PROGRÈS • Une fois encore, Dominique de Villepin est l'un des rares, à droite, à tenir un discours de raison. Hier soir sur BFMTV, l'ancien Premier ministre a dit les termes et déploré la bien pratique «logique du bouc émissaire» qui prévaut au sommet de l'État. Pour le candidat putatif à l'Élysée, alors que l'exécutif pointe du doigt la responsabilité de LFI dans les pillages qui ont eu lieu le 17 octobre, «cette logique va enflammer le pays et mettre le feu à la République». «Il y a eu des manquements, il y a des fautes qui ont été commises, il y a des responsabilités qui doivent être fixées» quant aux événements du 17 octobre, a insisté l'ancien fidèle de Jacques Chirac, aux responsabilités lors des émeutes de 2005. Et d'estimer que «Macron tombe dans le piège, comme Lecornu» qui consiste, «en pointant du doigt vers Mélenchon», à nourrir «le parti de l'ordre de Le Pen». Et Villepin, qui dénonce également l'amalgame fallacieux entre l'ultragauche et le mouvement mélenchoniste, de conclure : «On voudrait que Le Pen arrive au 2d tour avec 60 % des voix, et même 70 %, et pourquoi pas 80 % comme Chirac, on ne ferait pas mieux.» Mais cela supposerait un sens politique, ce qui n'est pas acquis chez certains macronistes. 

Crise d'angoisse ? Respirez à fond. Photo Alain Jocard. AFP (2026)

ENRAGÉE • On a tendance à l'oublier mais l'extrême droite n'est pas seulement raciste et antisémite. Elle est aussi homophobe. Le magazine Complément d'enquête l'a rappelé hier à l'occasion d'un numéro consacré à Sarah Knafo. L'élue Reconquête était confrontée au message de son conseiller Samuel Lafont qui, en 2012, en plein débat sur le mariage pour tous, se demandait : «Est-ce que je peux me marier avec mon chien ?» Ou comment comparer les personnes homosexuelles à des canidés. Pas de quoi émouvoir Knafo, qui refuse de condamner ces propos et loue cette «excellente personne» qu'est Lafont. «Vous pouvez aller regarder ses combats, poursuit-elle. En ce moment, son combat c'est un livre qu'il rédige sur la proportionnelle, je ne l'entends pas tenir ce genre de propos à mes côtés.» Tout va bien alors.  

L'Empire contre-attaque

Vous avez toujours rêvé de visiter la Hongrie de Viktor Orban mais vous n'en avez ni le temps, ni l'argent ? Gérald Darmanin a la solution pour vous : et si les grands principes d'une démocratie illibérale venaient directement en France ? Hier, le ministre de la Justice a dévoilé certaines directives qu'on qualifiera sobrement d'hallucinantes mais qui ont au moins le mérite de remettre au goût du jour la tradition de la délation. Hier sur LCI, dans une interview organisée dans les couloirs d'une prison - rien que ça - le garde des Sceaux a fait part des contours de sa circulaire envoyée aux procureurs de la République. «Je leur ai demandé de prévenir tous les employeurs que leur salarié, leur agent, a été dans un pillage, a été dans une émeute», a-t-il raconté à Darius Rochebin. Une bien belle manière de s'essuyer le séant avec le principe de présomption d'innocence, auquel Darmanin semble pourtant terriblement attaché quand une accusation concerne les policiers, Nicolas Sarkozy ou lui-même. Car le ministre de la Justice l'ignore peut-être mais le procureur ne juge pas - ça, c'est le rôle du juge, on l'admet, c'est subtil. Informer un employeur sur la présence d'un employé, sans qu'aucune condamnation démontrant l'implication réelle de cette personne dans des violences ne soit tombée, semble donc étonnant. En résumé, le ministre de la Justice défend la présomption d’innocence jusqu’à l’épuisement des voies de recours d'un ancien Président condamné pour avoir conclu un pacte de corruption avec le régime dictatorial de Mouammar Kadhafi. Mais il anticipe une sanction sociale et / ou professionnelle d'émeutiers supposés. La demande de Darmanin aux procureurs vient qui plus est s'ajouter à tout un panel d'autres mesures. Le garde des Sceaux a en effet demandé un durcissement des réquisitions contre les auteurs de violences, incluant une interdiction de manifester, une fermeture des comptes sur les réseaux sociaux ou encore la privation temporaire des droits civiques, dont le droit de vote. Ce qui pourrait donc empêcher des pillards de voter à une élection où se présente une personne condamnée en première instance et en appel pour avoir détourné des millions d'euros.

Il y a 6 ans, Macron se posait en «garant» de la liberté de manifester

Mais supprimez internet qui n'oublie rien. Photo Benoit Tessier. AFP (2026)

Mercredi, Laurent Nuñez affirmait au Sénat, pour justifier le tout répressif face à la mobilisation sociale après les saccages du 17 octobre : «Tout ce que nous faisons vise à garantir la liberté de manifester.» Si ce n'est pas un échec, force est de constater que jusqu'ici, ça n'a pas marché. Car hier, Macron est allé très loin dans la restriction du droit de manifester. Ainsi, samedi, seules les manifestations organisées à la demande des syndicats seront possibles, sur des tracés qui protégeront «les commerces et les bâtiments publics», a spécifié le chef de l’État. «La recommandation générale, c’est qu’il n’y ait pas de manifestation. Les gens qui veulent continuer à manifester, quand ce sont des organisations syndicales, les préfets proposeront des tracés alternatifs pour protéger nos centres-villes et en particulier nos commerces et nos bâtiments publics», a encore affirmé Macron qui a averti : «Quand ce ne sont pas des organisations syndicales, partout où on le peut, on interdira.» Lorsque des demandes de manifestations seront «faites par des gens qui n’ont aucune légitimité pour cela, elles seront interdites par les préfets parce que ce n’est pas le moment, parce que nous voulons un retour au calme», a-t-il encore insisté.

«Macron ignore le droit et piétine la démocratie. C'est un nouveau basculement vers un pouvoir autoritaire, sans précédent dans notre pays et d'une gravité inouïe», a fustigé en réponse le député LFI Bastien Lachaud. Rappelons, avec le site officiel vie-publique.fr, que la liberté de manifester est «reconnue comme une liberté fondamentale dans la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen» et «inscrite dans le droit français depuis 1935». N'importe quel citoyen est habilité à déclarer une manifestation. «En théorie, une manifestation ne peut pas être interdite», poursuit vie-publique. Sauf s'il y a un risque de trouble à l'ordre public. Mais ce n'est pas au Président de décider quelle manif peut avoir lieu ou pas ni qui est légitime ou non à réclamer ce droit.

Sur ce sujet, comme sur tant d'autres ces dernières années, Macron se dédit et se contredit à mesure qu'il s'éloigne de sa promesse originelle soi-disant progressiste. Nous sommes le 27 novembre 2020, à la veille d'une grande journée de manifestations contre la loi «sécurité globale» jugée par beaucoup «liberticide». Et le Président, pas encore réélu une seconde fois grâce aux voix de la gauche, se fend d'un thread sur Twitter pour se poser en «garant» de «nos libertés». Dont celle de manifester. Et que dit donc Macron alors à ce sujet ? «Quelles que soient les circonstances, chaque citoyen doit pouvoir exprimer ses convictions et revendications à l’abri de toute violence et de toute pression», écrit-il. Des propos qui lui vaudraient aujourd'hui d'être qualifié de dangereux insoumis, voir de «proxy de l'ultragauche» (copyright Lecornu).

ÇA TOURNE PAS ROND • Après la révélation du provisionnement, dans le Budget 2027, de 2,3 millions € pour les futurs locaux des bureaux d'ex-Président de Macron, François Ruffin a lancé une pétition «Plus un rond pour Macron».

LE CONSTRUCTIF • Le député MoDem Christophe Blanchet a déposé une proposition de loi «visant à instaurer une motion de censure constructive», mécanisme inventé par la constitution allemande et qui permet au Parlement de renverser un gouvernement si et seulement si il propose un nouvel exécutif validé à la majo absolue.

RIP • Le socialiste Jean-Paul Huchon, président de la région Île-de-France de 1998 à 2015, s’est éteint cette nuit à l’âge de 80 ans.

Photo Ian Langsdon. AFP (2026)

Théo Am’Saadi (Jeunes Républicains) : «Wauquiez est une déception»

Propos recueillis par Vincent Martins

Ils font partie des visages montants de la politique française et demeurent pourtant méconnus du grand public. Chez Pol part à leur rencontre. Aujourd’hui, le président des Jeunes Républicains Théo Am’Saadi, soutien de Bruno Retailleau.

Bonjour. Qui êtes-vous ? Quels sont vos réseaux ?
J’ai 23 ans, je suis originaire des Hautes-Pyrénées, je suis étudiant en 5e année à Sciences-Po Toulouse, je suis Président de la fédération LR des Hautes-Pyrénées et également Président national du mouvement des Jeunes Républicains (JLR).

Vous êtes originaire de Tarbes dans les Hautes-Pyrénées, vous avez fait vos études à Sciences Po Toulouse. Qu’est-ce qui fait que l’Occitanie est la meilleure région de France (On n’ose pas dire «du monde») ?
C’est une région fière d’elle-même, enracinée et c’est l’un des rares territoires en France où on a toujours nos fêtes locales et nos traditions notamment avec les ferias. J’élargirais même ma région au-delà de l’Occitanie aux Pyrénées-Atlantiques et aux Landes. 

On imagine donc que les musiques du groupe de variété tarbais Boulevard des airs vous inspirent. Mais lors du campus des jeunes LR vous avez fait sortir de scène Retailleau sur la musique Pilé du rappeur Mauvais Djo. Quel est votre style musical ?
J’écoute de tout, mais surtout des chants traditionnels avec la musique du Sud-ouest et le groupe Nadau. Mais ma playlist va du rap à Michel Sardou en passant par la musique militaire.

Photo Pierre Verdy. AFP (2012)

Lors de votre nomination en tant que président des jeunes LR il y a un an, la Dépêche disait que vous avez «un visage éternellement souriant». Est-ce que ça sera toujours le cas si Marine Le Pen arrive au pouvoir ? Et Jean-Luc Mélenchon ?
Ça sera dur, ça voudra dire que l’on aura perdu. Même si je suis un éternel optimiste et que ce pays ne sera jamais perdu, on tirera peut-être la gueule, mais on sera prêt à repartir au combat. Encore plus si c’est Mélenchon.

Quand vous étiez petit, vous rêviez de devenir qui ?
J’ai la figure du général de Gaulle que j’ai aimé et que je respecte énormément, mais personne ne peut prétendre devenir le général de Gaulle. Je dirais donc le général Leclerc. Depuis petit, je savais que mon engagement se tournerait vers la politique ou l’armée.

Avec quel adversaire politique pourriez-vous partir en vacances ?
Je dirais Jean Lassalle, car il a une identité et une culture de chez moi, Béarnaise et Gasconne et je pense que l’on aime les mêmes choses. La France innocente qui aime profiter du bon temps.

Jean Lassalle en spectacle. Photo Gabriel Bouys. AFP (2026)






Laurent Wauquiez, ça rime avec…
Avec pas grand-chose ! C’est une déception. En tant que militant, on a beaucoup compté sur lui pendant des années et on espérait qu’aujourd’hui, il fasse corps derrière notre candidat. Maintenant il ne le fait pas, ça lui appartient, nous, on trace notre route.

Dans notre dernier T Ki ? nous avons reçu Rémi Boussemart, Président des Jeunes Socialistes. Et il avait une question pour vous : comment peut-on être jeune et militer pour Retailleau, qui a des solutions d’un autre siècle ?
C’est celui dont le nom du parti est Parti «socialiste» qui me dit que j’ai des solutions d’un autre siècle donc déjà, c’est assez marrant. Ce qui me plaît dans le programme de Retailleau, c’est qu’il ne pense pas la France pour 5 ans, tout l’inverse du PS.

Avez-vous une question pour notre prochain invité qui sera Rémy Goubert, président des Jeunes avec Hollande ?
Oui : au vu de l’état de la dette, pourquoi François Hollande, qui a participé à tout ça serait-il la solution, alors que la destruction du bipartisme et l’avènement du macronisme sont dus au fait qu’il a déçu tous les Français ?

Dans un monde parallèle

Terminons la semaine en riant, grâce à l'impayable Jean-Michel Blanquer et son art subtil de l'absurde. Merci Jean-Mimi, un peu de gaité en ces temps moroses, c'est appréciable. 

• Paris, toute la journée Macron monte en première ligne : après un conseil de défense - rien que ça -  il reçoit les organisations lycéennes pour la première fois depuis le début de la contestation et va à la rencontre des forces de l'ordre, à la veille d'une nouvelle journée de mobilisations très encadrées. Lecornu se rend, lui, à Limoges, touchée par les violences du 17 octobre avec son hôtel de ville incendié.

• Et aussi Glucksmann fait son premier déplacement de campagne à Amiens ; les députés continuent de s'écharper sur le budget de la Sécu ; et ce soir, l’agence Moody’s dira si elle dégrade ou non la note de la France.

• Et aussi ce week-end Samedi, jour d'une nouvelle mobilisation de gilets jaunes et lycéens contre la vie chère, se tient le congrès du RN à Orléans qui va reconduire l'auteur d'écrits antisémite, Jordan Bardella, à la tête du parti d'extrême droite. Avec en marge une grande manifestation contre «le racisme, le fascisme et l'impérialisme» en présence de nombreux politiques (Bagayoko, Faure…). Pendant ce temps, LFI organise un meeting à Strasbourg. Et dimanche, Le Pen prononce, après Ciotti et Bardella, le discours de clôture du congrès frontiste.

On termine avec notre jeu du jour. Quel est le point commun entre Raphaël Glucksmann et Jacques Chirac ?

• Ils ont fait l'ENA
• Ils sont corréziens
• Ils aiment le sumo
• Ils font la même taille
• Ils ont été journalistes

Pour jouer, cliquez sur ce qui vous semble être la bonne réponse ci-dessus.


Eh bien oui.



Tous les deux font partie des figures particulièrement grandes du paysage politique français :
  • Jacques Chirac mesurait 1,89 m.
  • Raphaël Glucksmann mesure quant à lui 1,94 m. [1, 2]

Ils partagent cette stature très élancée, largement supérieure à la moyenne nationale, qui dépasse de loin la plupart de leurs homologues en politique




Et enfin, les résultats de notre jeu d'hier. Eh oui, le nouveau livre de Jean-Christophe Cambadélis est titré Les jours sombres. Et non Les jours les plus longs.

Sur ce, bonne journée et excellent week-end👋. Et à lundi sur les routes de l'info.

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Chez Pol a été concoctée par 
Etienne Baldit, Sylvain Chazot et Sébastien Tronche
Avec la participation d'Arthur Louis et Vincent Martins


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